Archives par mot-clé : drogue

Un beau gosse écrivain «De la race des seigneurs»

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

«N’oublie jamais que tu es un Delval, mon fils. Tu es de la race des seigneurs.» 

Alex Delval, fils d’Alexandre Delval, cherche sa place. Et ce n’est pas chose facile. Le jeune garçon voudrait se lancer dans le cinéma pour la bienveillance et l’amour qu’offrent un plateau de tournage sous les projecteurs et le regard de la caméra. Mais la place semble déjà prise, pour l’éternité. Un seigneur du cinéma y siège: Alexandre Delval. Alors le fils est perdu. Ce qui le pousse à commettre quelques – grosses – conneries. Drogue, violence et l’art de toujours tout gâcher, en tout. Un soir, Alex rencontre un psy. La discussion entre les deux s’entame, pour aller puiser dans le fond des souffrances de l’un comme de l’autre. 

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«Sang Froid» ni loi

Les mercredis du cinéma – Melisa Oriol

Un père aimant, un meurtre, un cartel de drogue, de la neige, des armes, du sang, des morts, encore de la neige, des indiens, encore plus de morts… tout porterait à croire que Sang Froidd’Hans Petter Moland, est un film de vengeance et de gangsters réchauffé sans nulle originalité. Et pourtant ! Devant la beauté des images et face à un humour noir tout à fait assumé, impossible de rester de glace.

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«My Beautiful Boy», a beautiful movie

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

My beautiful boy est un film touchant, subtil et bien réalisé qu’il serait très dommage de manquer. Nos impressions.

Ecran noir. Bruit de vagues. Une voix. Celle d’un père confus cherchant des réponses à ses questions. My beautiful boy s’ouvre en plan rapproché sur le visage à la fois inquiet et résigné de David Sheff, interprété par un Steve Carell qui, aussi touchant dans la comédie que dans le drame, déploie ici un jeu tout en sobriété. Il regarde la caméra et, à travers elle, semble s’adresser à la fois au spectateur et à quelqu’un que nous identifions au travers d’une voix-off comme étant un spécialiste des drogues dures. D’un ton ferme, il nous place ainsi d’emblée dans l’action en lançant deux questions: «qu’est-ce que cette merde fait à mon fils et comment je peux l’aider?» Cette ouverture in medias res donne le ton du film et nous invite à entrer dans la confidence et l’intimité d’une relation père-fils aussi inébranlable que fragile.

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Avec «La Mule», Clint Eastwood n’a plus rien à prouver

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Dix ans après Gran Torino, Clint Eastwood (88 ans) revient à l’écran avec La Mule, dont il assure également la réalisation. Coup de projecteur sur un coup de maître, à voir de toute urgence.

Earl Stone est un octogénaire ayant passé sa vie dans l’horticulture. Les orchidées constituent sa passion au point qu’il leur a consacré tout son temps, au détriment de sa famille. Sa fille ne lui parle plus depuis des années, son ex-épouse est totalement dévastée elle aussi. Ruiné et solitaire, le vieil homme accepte alors un petit boulot qui ne lui demande en apparence que de faire le chauffeur. Sauf que son coffre contient de la cocaïne, et qu’il devient, d’abord sans le savoir, la mule d’un des plus grands cartels de drogue du Mexique. S’ensuivent pour Earl une dizaine de courses plus dangereuses les unes que les autres, un séjour chez le grand boss du cartel, prostituées et viagra inclus, une partie de cache-cache avec le FBI et, surtout, une tentative de rattraper le passé avec ses proches.

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«Los Fantasmas Del Caribe» ou l’identité fragmentée

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Le passé fait que le présent est différent. Quelque part entre deux temps verbaux, deux époques, deux réalités, l’identité trouve malgré tout un fil fragile sur lequel progresser en équilibriste.

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La dimension chrétienne de l’œuvre d’Aznavour

Le Regard Libre N° 44 – Loris S. Musumeci

Dossier spécial Charles Aznavour (1/4)

Le temps d’une carrière artistique qui a duré près d’un siècle, tous les thèmes ont trouvé leur place. Aznavour a évidemment et surtout chanté l’amour, et au travers de cela tant d’autres dimensions de la vie; la foi y compris. Désormais laissés de côté de par la plupart des artistes français, les textes à caractère religieux sont bien présents dans l’œuvre de celui qui a chanté un Ave Maria ayant fait pleurer le monde. Que ce soit dans l’évocation de la figure de Dieu le Père, de Marie ou du Christ, dans celle de la prière, ou dans des textes qui parlent directement de foi, il est certain que Charles Aznavour était issu et vivait dans une culture profondément chrétienne; ses textes le prouvent.

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«Dogman»: une vie de chien dans toute sa splendeur cinématographique

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Casse-toi, espèce de lâche!»

A coups de «Bravo, amore», Marcello, dit Marcè, lave, masse, soigne, nourrit et promène les chiens qui lui sont confiés. Son modeste cabinet, le Dogman, marche plutôt bien, même si la banlieue du Latium où il se situe laisse plutôt penser qu’on devrait davantage songer à s’occuper des êtres humains que des chiens. Marcello a aussi une fille, qu’il adore. En somme, les deux amours de sa vie sont les chiens et sa fille. Et puis, il a encore quelques bons amis dans le quartier, avec lesquels il discute de tout et de rien, et partage de généreuses spaghettate sur la terrasse du seul restaurant du coin.

Dans ses fréquentations, rôde aussi un certain Simone. Une brute pur-sang. Un colosse de violence au nez bossu par l’habitude des coups. Il tape sur tout ce qui bouge quand ses nerfs sont à bout; et ses nerfs sont toujours à bout. Pourtant, il semble y avoir une certaine affection entre lui et Marcello. Ce qui les lie: la cocaïne. Les deux s’en procurent et se la partagent. De temps en temps, il sortent voir des filles. Et si le cœur leur en dit – surtout à Simone – ils s’organisent un petit cambriolage vite fait bien fait. Mais ce cercle vicieux ne peut plus durer, surtout quand Simone commence à devenir violent également avec celui qu’il appelle son ami, et qu’il le pousse à commettre l’irréparable.

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« Tigers are not afraid » : flingues et tigre en peluche

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Thierry Fivaz

Pour son troisième long-métrage, la réalisatrice mexicaine Issa Lopez nous conte l’épopée d’un groupe d’enfants perdus qui, de toit en toit, tente de s’extraire d’un monde qui n’est pas fait pour eux.

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« Climax », le climat du maximum

Neuchâtel International Fantastic Film Festival – Jonas Follonier

Nous sommes en 1996. L’élite des jeunes danseurs urbains s’apprête à faire une petite fête avant de partir en tournée. Un petit banquet a été préparé. Dans ce banquet, de la sangria. Dans cette sangria, un quelque chose qui va leur faire tourner la tête. Tous, danseuses et danseurs, homosexuels et hétérosexuels, toxicomanes et cleans, vont plonger dans un état inquiétant. Une soirée d’horreur va s’ensuivre, un cauchemar donnant le tournis et le vomi. Le réalisateur ? Gaspar Noé, évidemment.

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« Mandy », psychotique et psychédélique

Neuchâtel International Fantastic Film Festival – Jonas Follonier

Présenté en première suisse à la dix-huitième édition du NIFFF (Neuchâtel International Fantastic Film Festival), Mandy est le deuxième long-métrage du réalisateur George P. Cosmatos. Il met en scène un couple heureux, mais déjà bizarre, reclus dans une maison en bois au milieu d’une forêt : Red, un gaillard attendrissant (incarné par l’excellent Nicolas Cage) et Mandy, une femme qui rêvasse (interprétée par Andrea Riseborough). Vous la trouvez un peu « hippie », un peu « spirituelle » ? Vous n’avez encore rien vu. Car les fous de Jésus qui vont soudain se pointer dans cet endroit reclus et brûler vive cette dernière sous les yeux de son conjoint sont d’un tout autre type.

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