Archives par mot-clé : drogue

«La French», un film en bang bang

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les gangsters au cinéma – Loris S. Musumeci

«En prononçant ces mots, j’ai une pensée bien sûr pour mon ami Pierre Michel. Ce juge intrépide qui a donné sa vie pour mettre un terme à l’existence de la French Connection. Sa mort est une grande perte pour la France. Il faut que justice soit faite.»

Le juge Pierre Michel a été assassiné le 21 octobre 1981, boulevard Michelet, dans le huitième arrondissement de Marseille. Trois balles de 9 mm. Mort instantanée. Il rentrait chez lui à bord de sa moto pour déjeuner avec sa famille. Deux motards l’ont suivi, et ont cueilli, à l’instant précis, l’occasion de lui tirer dessus. Il ne pouvait en être autrement. Le meurtre a été commandité par les hautes instances de la French Connection, au moment où elle est en plus grande difficulté, au moment où elle s’apprête à disparaître sous les arrestations. C’est Pierre Michel qui l’a attaquée durant près de sept ans. Elle le lieu lui a bien rendu. Mais le combat du juge a porté ses fruits. Et si le juge n’a pas gagné la guerre, il a remporté une bataille, au prix de sa vie. La French (2014) de Cédric Jimenez s’inspire librement de ces faits réels.

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Goût et dégoût avec «Le Loup de Wall Street»

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Leonardo DiCaprio – Loris S. Musumeci

«J’ai vingt-deux ans. Je suis jeune marié, et déjà un petit connard cupide.»

Lundi Noir. Lundi 19 octobre 1987. C’est le krach qui mènera au crack pour Jordan Belfort. Il a obtenu sa licence de courtier à Wall Street… en plein ce jour-là. Premier jour en tant que courtier pour la L.F. Rothschild, et dernier jour. Jordan ne tarde pas à retrouver du travail; chez L.F. Rothschild, en «sous-merde de stagiaire de merde», il a appris à être un sauvage de la finance. Nouveau job, nouveau cadre. Du luxe écœurant de Wall Street, il passe à l’agence la plus miteuse du coin. Ils vendent des actions à trois sous, mais à la classe moyenne; ce qui fait considérablement plus de clients que les millionnaires. Jordan sait s’y faire. Tous ses collègues, des amateurs, sont épatés.

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«Sur ma peau»: l’histoire d’un martyr de la justice

Le Netflix & chill du samedi – Alissa Musumeci

Stefano Cucchi, trente-et-un ans, est arrêté le 15 octobre 2009. Consommation et trafic de drogue, à Rome, sa ville, la sua Roma.

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Comprendre la misère avec «Les Misérables»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

L’ambiance est chaude au cœur de Paris. C’est l’été, et le coup de sifflet final annonce la victoire de la France à la coupe du monde de football de 2018. Banlieusards et urbains fêtent ensemble sous le drapeau bleu, blanc, rouge. La joie du moment laisse tout de même pressentir une angoisse. Celle de tout le reste du film, qui se déroule à Montfermeil dans le 93. On sait déjà les pressions, on connaît déjà le climat qui va régner: celui de l’affrontement. Les cris, les chants et les danses apparaissent dans toute leur futilité, parce que championne du monde ou non, la France est en guerre.

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«Le Traître»: la tragi-comédie de la mafia et de l’Italie

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Dans tragi-comédie, il y a tragédie et comédie. En réalité, si la mafia est génératrice de tragédies, elle ne semble rien comporter de bien comique. En cinéma, et dans le domaine de l’art en général, on sait pourtant arranger la réalité à la guise d’un scénario. On sait transformer une vie banale en un spectacle. Pour le cas du Traître, le réalisateur Marco Bellocchio n’arrange pas la réalité et ne s’attaque pas à une figure banale.

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Bienvenue dans «L’Oracle des loups»

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

La dernière création d’Olivier Beetschen est un polar qui se situe à Fribourg. Après deux recueils de poèmes et deux polars, le lausannois s’attèle à un récit qui mêle meurtre, drogue, amour et – sa spécialité – légende. Même s’il peut être facile de se perdre à travers les divers axes de lecture des aventures de René Sulic, enquêteur-star de la Sûreté de Fribourg, ce roman fribourgeois vaut certainement le détour – en particulier si vous affectionnez la Basse-Ville, les légendes, les belles plumes, ou les trois.

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Un beau gosse écrivain «De la race des seigneurs»

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

«N’oublie jamais que tu es un Delval, mon fils. Tu es de la race des seigneurs.» 

Alex Delval, fils d’Alexandre Delval, cherche sa place. Et ce n’est pas chose facile. Le jeune garçon voudrait se lancer dans le cinéma pour la bienveillance et l’amour qu’offrent un plateau de tournage sous les projecteurs et le regard de la caméra. Mais la place semble déjà prise, pour l’éternité. Un seigneur du cinéma y siège: Alexandre Delval. Alors le fils est perdu. Ce qui le pousse à commettre quelques – grosses – conneries. Drogue, violence et l’art de toujours tout gâcher, en tout. Un soir, Alex rencontre un psy. La discussion entre les deux s’entame, pour aller puiser dans le fond des souffrances de l’un comme de l’autre. 

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«Sang Froid» ni loi

Les mercredis du cinéma – Melisa Oriol

Un père aimant, un meurtre, un cartel de drogue, de la neige, des armes, du sang, des morts, encore de la neige, des indiens, encore plus de morts… tout porterait à croire que Sang Froid d’Hans Petter Moland, est un film de vengeance et de gangsters réchauffé sans nulle originalité. Et pourtant! Devant la beauté des images et face à un humour noir tout à fait assumé, impossible de rester de glace.

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«My Beautiful Boy», a beautiful movie

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

My beautiful boy est un film touchant, subtil et bien réalisé qu’il serait très dommage de manquer. Nos impressions.

Ecran noir. Bruit de vagues. Une voix. Celle d’un père confus cherchant des réponses à ses questions. My beautiful boy s’ouvre en plan rapproché sur le visage à la fois inquiet et résigné de David Sheff, interprété par un Steve Carell qui, aussi touchant dans la comédie que dans le drame, déploie ici un jeu tout en sobriété. Il regarde la caméra et, à travers elle, semble s’adresser à la fois au spectateur et à quelqu’un que nous identifions au travers d’une voix-off comme étant un spécialiste des drogues dures. D’un ton ferme, il nous place ainsi d’emblée dans l’action en lançant deux questions: «qu’est-ce que cette merde fait à mon fils et comment je peux l’aider?» Cette ouverture in medias res donne le ton du film et nous invite à entrer dans la confidence et l’intimité d’une relation père-fils aussi inébranlable que fragile.

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Avec «La Mule», Clint Eastwood n’a plus rien à prouver

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Dix ans après Gran Torino, Clint Eastwood (88 ans) revient à l’écran avec La Mule, dont il assure également la réalisation. Coup de projecteur sur un coup de maître, à voir de toute urgence.

Earl Stone est un octogénaire ayant passé sa vie dans l’horticulture. Les orchidées constituent sa passion au point qu’il leur a consacré tout son temps, au détriment de sa famille. Sa fille ne lui parle plus depuis des années, son ex-épouse est totalement dévastée elle aussi. Ruiné et solitaire, le vieil homme accepte alors un petit boulot qui ne lui demande en apparence que de faire le chauffeur. Sauf que son coffre contient de la cocaïne, et qu’il devient, d’abord sans le savoir, la mule d’un des plus grands cartels de drogue du Mexique. S’ensuivent pour Earl une dizaine de courses plus dangereuses les unes que les autres, un séjour chez le grand boss du cartel, prostituées et viagra inclus, une partie de cache-cache avec le FBI et, surtout, une tentative de rattraper le passé avec ses proches.

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