Archives par mot-clé : érotisme

Sexualité et genre chez Sappho: un nouveau poème érotique

Avant les notions d'homo- et d'hétérosexualité

Seins nus: le clip de «Rock’n’roll attitude» censuré

Article inédit – Jonas Follonier

Le clip de la chanson Rock’n’roll attitude, de Johnny Hallyday, est maintenant signalé sur YouTube comme «pouvant choquer certains publics». En cause, les trois ou quatre nichons qu’on y aperçoit. Cela en dit long sur le puritanisme qui sévit actuellement en même temps qu’une pornographie toute-puissante. Il s’agit en réalité des deux faces d’une même pièce hypocrite. Et d’un moyen pour les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) de contrôler nos vies, quitte à faire passer nos plaisirs et nos libertés à la trappe – et à anesthésier nos désirs. Analyse.

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«After», un avant et un après la passion

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Toi et moi on pourra jamais être juste des amis.»

Tessa est mignonne et gentille. Elle a toujours écouté sa maman et son petit copain Noah. Parce que lui aussi il est tout mignon et tout gentil. En plus, il lui donne plein de bons conseils; il ne veut que son bien. Et des conseils, elle en a besoin pour son nouveau départ. Tessa quitte sa petite ville pour aller à la fac’, à Atlanta. Or le changement n’est pas que géographique, il est radical. Nouvelle école, nouvelle vie. Et nouvelles rencontres. Dont celle de Hardin; un bad boy tout de noir vêtu qui, après résistance, va lui faire tourner la tête, lui faire perdre son sang-froid. Son manège à elle c’est lui! Mais tout n’est pas si simple: la passion a ses raisons que la raison ignore.

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«Portnoy et son complexe»

Le Regard Libre N° 43 – Jonas Follonier

Dossier spécial Philip Roth (4/4)

Un petit livre incontournable que Portnoy et son complexe, roman de 1969 ayant valu à l’Américain Philip Roth sa sulfureuse notoriété. L’auteur avait déjà publié un recueil de nouvelles dix ans plus tôt, Goodbye, Columbus, qui n’avait pas obtenu le succès. Néanmoins, les thèmes obsessionnels de Roth étaient déjà présents, à commencer bien sûr par la judéité. Obsessionnel, cet écrivain l’est assurément, comme tous les génies. Imaginez un Tarantino qui ne fût pas obsessionnel, de même qu’un Proust, un Polnareff, un Flaubert ou un Kubrick. Et il est une obsession qui parcourt tout Portnoy et son complexe: celle du sexe.

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«Call me by your name» ou l’histoire d’un premier amour

Les mercredis du cinéma – Marina De Toro

Eté 1983, au nord de l’Italie, le jeune Elio Perlman (Timothée Chalamet), dix-sept ans, passe les vacances avec sa famille dans leur maison isolée. Son père est professeur et spécialiste de l’histoire gréco-romaine, dont la majeure partie de ses objets d’étude se trouvent sur la péninsule italienne. C’est pourquoi il convie son doctorant américain, Oliver (Armie Hammer), à passer six semaines dans sa villa italienne afin d’étudier les quelques statues retrouvées en région lombarde.

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Cinquante nuances plus ridicules encore

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Le couple Grey est de retour sur les écrans. Ce troisième et ultime film d’une saga qui – nous l’espérons – finira aux oubliettes, s’ouvre sur le mariage en grande pompe de Christian et Anastasia. S’ensuit un voyage de noces à Paris puis au bord de la plage – devant tant de clichés, on pense immédiatement à Flaubert et son Dictionnaire des idées reçues ou Catalogue des opinions chic : « PARIS : La grande prostituée. Paradis des femmes, enfer des chevaux. […] ITALIE : Doit se voir immédiatement après le mariage. Donne bien des déceptions, n’est pas si belle qu’on dit. »

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Marc Chagall, «L’Anniversaire»

Le Regard Libre N° 28 – Loris S. Musumeci Regard vers le peintre-poète: Chagall (1/3) Marc Chagall (1887-1985) est considéré comme l’un des plus grands peintres du XXe siècle. Trois épisodes lui sont consacrés pour caresser son œuvre qui n’est pas que peinture. Elle est aussi poésie. Vers d’un amour ailé et coloré qui se … Continuer la lecture de Marc Chagall, «L’Anniversaire»

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Cinquante nuances de ridicule

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Pas de règles, pas de châtiments, plus de secrets. »

La vie d’Anastasia Steele (Dakota Johnson) a repris son cours. Elle sort avec ses amis, travaille dans une importante maison d’édition et loge dans un charmant petit appartement du centre-ville. Un soir, tout bascule. Lors d’une exposition photographique, le bellâtre Christian Grey (Jamie Dornan) vient retrouver son amour perdu : sa « soumise », la victime de ses pratiques sadomasochistes les plus torrides.

La jeune éditrice paraît vouloir se refuser à son irrésistible amant d’antan. Une parole de la voix grave du mâle, et elle cède. Plus tard, dans la même soirée, l’heure sera au retour de l’union des corps. Mais attention, les deux tourtereaux ont pris la ferme décision d’une relation saine, sans violence sexuelle. Y parviendront-ils, sachant que Christian garde des idées toujours aussi chaudes et qu’Anastasia n’a jamais oublié les douces fessées d’autrefois ?

Il est difficile d’en raconter davantage. L’histoire, si elle peut être nommée ainsi, est vide, totalement. Entre stéréotypes ridicules et schéma on ne peut plus répétitif, tout est révélé d’avance. Dès les premières minutes du film, le spectateur peut aisément quitter la salle de cinéma sans manquer un seul élément digne d’intérêt. Continuer la lecture de Cinquante nuances de ridicule