Archives par mot-clé : humour

«Le grand bain» des belles blessures

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Sept types paumés et une femme brisée se reconstruisent grâce au rêve commun de participer aux mondiaux de natation synchronisée. Y parviendront-ils malgré leur mal de vivre? Ce condensé du synopsis annonce l’originalité du film de Gilles Lellouche. Le Grand Bain est une comédie dans laquelle la relation au corps joue un rôle important tout comme les blessures psychologiques. Elles donnent plus de force à l’humour. Nous aurions envie de parler d’ode à la difformité physique, d’éloge de la différence, d’apologie du singulier. Sans avoir peur de ces grands mots puisqu’ils soulignent précisément les particularités du film.

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«Ammore e Malavita»: James Bond a casa, Napoli avanti 

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Hélène Lavoyer

Présenté en compétition du festival cinématographique Mostra de Venise 2017, Ammore e Malavita (« Amour et pègre ») rafle depuis les récompenses les plus variées lors de la 63e cérémonie des David Di Donatello : meilleur film, meilleur réalisateur ou encore meilleure musicien. Depuis, ses réalisateurs Marco et Antonio Manetti continuent à faire chanter et rire le public international avec leur comédie musicale. Comme hier, à la scène Open Air du NIFFF.
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« Love, Simon » : mais comment faire son coming out ?

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Donc, comme je le disais, je suis comme toi. J’ai une vie totalement, parfaitement normale. »

Il est plutôt cool comme mec et il est beau garçon. Au lycée, tout roule. En famille, rien de quoi se plaindre. Et son groupe de potes est soudé et génial. Simon mène donc une vie « totalement, parfaitement normale ». Mais il y a un secret dont le jeune a omis de faire part à son entourage : il est homosexuel. Bien sûr, il est sorti avec des filles pour faire genre, comme on dit dans le jargon de la jeunesse, mais ce sont les garçons qui lui donnent les papillons aux ventres.

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« Les Indestructibles 2 » ou le retour des super-héros

Les mercredis du cinéma – Marina De Toro

Après plusieurs années d’attente, les jeunes des années 2000 et 2010 vont enfin pouvoir découvrir la suite du dessin animé les Indestructibles sorti en 2004. Ce nouvel opus est la continuation du premier film qui s’achevait sur l’attaque du Démolisseur voulant dérober l’argent des banques. Tous les membres de la famille Parr enfilent les costumes rouges mythiques des Indestructibles pour arrêter ce puissant cambrioleur. Néanmoins, les super-héros restent toujours hors-la-loi dans cet univers et les Indestructibles ne sont pas applaudis par les autorités lorsqu’ils interviennent pour sauver le monde.

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« Los Buscadores » : aventure homérique au Paraguay

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Hélène Lavoyer

Dans les rues d’Asunción, au Paraguay, Manu (Tomás Arredondo) livre des journaux pour quelques sous. Quelques jours avant sa mort, son grand-père lui cède un livre dans la couverture duquel il découvre une carte. Après quelques investigations, plus de doutes : cette carte mène à un trésor, en partie du moins. Manu et son ami Fito (Christian Ferreira) entraînent Don Elio (Mario Toñanez), un passionné d’histoire jadis chasseur de trésor, et Ilu (Cecilia Torres) dans une aventure qui les mènera d’espoirs en découvertes et les poussera à user de ruse et d’intelligence pour parvenir à leurs fins.

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« Ocean’s 8 », drôle et efficace

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

Après cinq années d’incarcération pour un vol qu’elle n’avait pas même commis, Debbie Ocean (interprétée par Sandra Bullock) se voit enfin octroyer la liberté conditionnelle. Mais la sœur de Daniel Ocean, décédée, a l’arnaque dans les gènes. Quelques heures à peine après sa sortie, ce besoin vital, viral la pousse à mettre en œuvre un plan auquel elle a pensé jusque dans les moindres détails lors de son séjour en prison.

Petit à petit et à l’aide de son amie Lou Miller (Cate Blanchett), cinq autres femmes, toutes d’anciennes voleuses, maîtresses de leurs techniques particulières, sont recrutées : Amita (Mindy Kaling), tailleuse de diamants, Constance (Awkwafina), capable de furtifs vols à la tire, Tammy (Sarah Paulson), qui opère secrètement en tant que receleuse, Nine-Ball (Rihanna) excellant dans la piraterie informatique et Rose Weil (Helena Bonham Carter), devenue couturière.

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« La couleuvre qui se mordait la queue », une poésie qui joue et qui surprend

Les lettres romandes du mardi – Loris S. Musumeci

Un peu de poésie pour aujourd’hui. Point de classique chantant les sanglots longs des violons dans un monde où tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Mais de la poésie légère et locale d’un homme simple qui travaille dans le social : Pierre-André Milhit. Sans prétention, l’auteur valaisan livre à ses quelques lecteurs un court ouvrage qui sonne les cloches de l’humour, dans un contexte paysan, où le vin et la bête constituent le quotidien.

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« L’homme qui tua Don Quichotte », la fantaisie adéquate

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Tout y est : l’énergie, la folie, l’inventivité, l’aventure et même l’hommage. C’est Don Quichotte version Terry Gilliam, fermenté en barrique Monty Python, cuvée 2018, enfin ! C’est peu dire tant l’adaptation du classique de Cervantes a longtemps été une épreuve pour le réalisateur qui avait le projet en tête dès 1990 et a commencé sa production dès 2000. Ce n’est pas le seul réalisateur qui a tenté une adaptation cinématographique : le grand Orson Welles s’y était déjà cassé les dents durant vingt ans dès 1957. Pourquoi autant d’années pour réaliser L’Homme qui tua Don Quichotte ?

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« Venir grand sans virgules », la fraîcheur de la simplicité

Les lettres romandes du mardi – Jonas Follonier

Parfois il suffit d’être l’un à côté de l’autre en silence ça me fait le même effet que de m’asseoir au pied du noyer en rentrant de l’école on accepte de ne pas ouvrir la bouche et le vide n’existe plus.
On est là.

C’est simple. C’est d’une beauté primordiale. C’est d’une fraîcheur apaisante et rassurante. C’est le premier roman de Myriam Wahli, publié aux Editions de l’Aire. Née en 1989 dans le Jura Bernois, cette jeune auteur romande a réuni vingt-et-un chapitres de quelques pages chacun pour en faire un ouvrage à l’écriture singulière. Sans virgules, comme l’indique son titre, Venir grand sans virgules raconte l’enfance. L’enfance de l’auteur ? Peu importe. L’enfance tout court, qui se reflète dans l’écriture et les associations d’idées. Continuer la lecture de « Venir grand sans virgules », la fraîcheur de la simplicité

« Avengers : Infinity War », un blockbuster qui mise sur l’humour

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« La balance de l’univers penche vers l’équilibre. »

Thanos est le méchant. Il veut la puissance suprême ; il a un but. Ce monstre traverse l’univers pour rassembler sur le mythique Gant de l’Infini les six Pierres d’Infinité : celles du Pouvoir, de l’Espace, de la Réalité, de l’Ame, du Temps et de l’Esprit. Par tous ces attributs, Thanos deviendra assurément un dieu, et même le plus fort. Fins égoïstes ? Non. Le dit méchant est mû d’une grande compassion vis-à-vis de la pauvreté dans le monde.

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