Archives par mot-clé : londres

«Une machine comme moi», entre humour et intelligence artificielle

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

Londres, 1982. Charlie est un type normal, ou presque. Trente-deux ans, et il est déjà fatigué de tout. Fini de travailler pour un employeur, fini d’avoir des projets et des rêves de jeunesse. Charlie, c’est un homme un peu perdu, cynique, drôle, très british et complètement décalé. Décalé dans une société qui l’est tout autant. Parce que la vie à Londres en 1982 dans ce roman n’est pas celle qu’elle fut il y a quarante ans dans la réalité. Les Beatles sont toujours au complet; Alan Turing, toujours vivant. Ce génie des sciences a pu ainsi mettre au point ce qui commence aujourd’hui, en 2020, à voir le jour: l’intelligence artificielle. Des robots androïdes – des Adam pour la version masculine, et des Eve pour la version féminine – sont commercialisés. Décalé pour décalé, Charlie dilapide tout l’héritage qu’il vient de recevoir de sa mère pour se procurer un Adam.

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Gauguin, de la provocation à la beauté

Retour sur The Credit Suisse exhibition

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Tout savoir sur Hitchcock aujourd’hui avec «Le Regard Libre»

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les coronarétrospectives du cinéma – Loris S. Musumeci

«En style cinématographique, le suspense consiste à susciter une curiosité haletante et à établir une complicité entre le metteur en scène et le spectateur qui, lui, sait ce qui va arriver.» Alfred Hitchcock

Qui de mieux que l’homme connu sous le nom de maître du suspense pour nous parler du suspense? Qui de mieux qu’un maître à filmer pour nous parler du cinéma? Qui de mieux qu’un maître pour nous parler? Hitchcock parle par ses films, à travers des thématiques récurrentes et des techniques tout aussi récurrentes. Pour offrir au Septième Art le travail d’une vie, toujours au service des spectateurs dont l’amour qu’il leur portait était réciproque. Pour offrir au Septième Art tout un univers à travers sa caméra, qui n’est autre que le miroir de l’âme.

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«Judy»: un Oscar de la meilleure actrice pour un film faiblard

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«C’est ça que tu veux devenir Judy, une pauvre femme au foyer, une simple mère?» 

La cadre est idyllique; la scène d’une âpre sévérité. Dans un déséquilibre total même. Cigare aux doigts, gras et géant, Monsieur Mayer s’adresse à une jeune fille d’à peine dix-sept ans, petite et fragile. La jeune Judy Garland, qui à tout prix veut briller. Et ça commence bien. Parce que le cadre en question, fleuri et mignon, est celui du plateau de tournage du Magicien d’Oz (1939), l’un des films les plus populaires du cinéma jusqu’aujourd’hui encore.

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«Baghdad in My Shadow», dans l’ombre de la profondeur et de la caricature

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

De Baghdad à Londres. De Londres à Baghdad. Deux villes liées par l’exil d’un groupe d’Irakiens. Exilés par leurs tares. Exilés pour ceux qu’ils sont: des communistes, une architecte divorcée, un jeune informaticien homosexuel. Ça ne passe pas chez eux, et encore moins sous la dictature de Saddam Hussein. Réunis dans l’exil, tous réunis dans le café Abu Nawal. Lieu où se retrouvent des Irakiens, des Anglais, tout type de personne. Lieu de tolérance et de diversité. Dans une ambiance de dolce vita à l’orientale, entre la nostalgie, les plats typiques et la musique de là-bas. Mais le fanatisme vient tout casser. Au sens propre comme figuré.

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Les pubs de Londres et le bal des nazes

Les vendredis de la microbrasserie – Jonas Follonier

Les pubs londoniens, ces lieux mythiques, ont une grande constante: celle de continuer à proposer des bières typiquement anglaises. Une grande qualité, aussi: celle d’être devenus des références en matière de gastronomie. Un défaut impardonnable enfin: on n’y entend guère plus qu’un brouhaha de musique d’ascenseur.

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«Jean-Christophe et Winnie»: enfance et quête de soi

Les mercredis du cinéma – Virginia Eufemi

«Jean-Christophe, quel jour on est?
Aujourd’hui, Winnie.
Oh! mon jour préféré!»

Un samedi après-midi pluvieux, la salle de cinéma est remplie d’enfants qui courent et jouent à cache-cache entre les rangées de sièges. Parents et grands-parents, armés de véritables seaux de pop-corn et autres friandises, ont amené leurs fratries, accompagnées de petits copains d’école, voir les (nouvelles) aventures des célèbres peluches Disney. Quelles peluches? Mais les amis de Winnie voyons! Le petit ours jaune au T-shirt rouge trop court et au cerveau trop petit. Mais ces enfants savent-ils encore de qui il s’agit? Connaissent-ils tous les habitants de la Forêt des Rêves bleus? On en douterait à voir leurs réactions…

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« My Lady », quand un jeune témoin de Jéhovah refuse la transfusion sanguine

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Cette cour juge en se basant sur la loi, pas sur la moralité. »

Fiona Maye (Emma Thompson), femme intègre, divisée entre deux vies. L’une est celle de My Lady, juge à la Haute Cour de Londres ; l’autre est celle de Fi, comme l’appelle affectueusement son mari, Jack (Stanley Tucci), professeur de lettres antiques à l’université. Le première cause à juger pour Fiona Maye n’est pas vraiment du ressort de la loi car elle doit départager au mieux son temps consacré à sa vie professionnelle et celui qu’elle accorde à sa vie privée, et donc particulièrement à son mari.

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Philosophie punk et renouveau d’un style

Le Regard Libre N° 37 – Hélène Lavoyer

A l’érosion du mouvement hippie qui avait déjà rejeté la société consumériste, les valeurs traditionnelles ainsi que les nombreux tabous et clôtures entre groupes sociaux, se dessine l’avènement d’un nouveau genre: le punk. Le mouvement qui naît à New York vers le milieu des années 1970 au travers de la scène musicale (The Ramones, Television, Suicide) se déploie ensuite au Royaume-Uni. Petite description de ce mouvement hors du temps et du monde.

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Retour manqué pour « La Momie »

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

Une rubrique partenaire de « Cinérevue », l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 2 octobre 2017, 20h30 – 21h00

Universal Pictures, le plus vieux des studios de production et de distribution américain, nous emmène à la découverte d’un « dark universe » accessible dans une série de films. Cet « univers sombre » est un concept créatif permettant de découvrir un univers cinématographique « de dieux et de monstres ». Il s’agit donc d’animer Dracula, la créature de Frankenstein, et d’autres personnages dans des scénarios revisités. La première fenêtre sur cet univers s’ouvre avec La Momie, rencontrée maintes fois sur les écrans et connue surtout grâce à la trilogie d’Universal Pictures, dans laquelle Brendan Fraser tenait le rôle principal.

Voilà maintenant qu’arrive au cinéma une nouvelle Momie. Ahmanet (Sofia Boutella) est une princesse de l’Égypte ancienne. Fille unique du pharaon, elle sent son destin de reine lui échapper lors de la naissance inattendue d’un frère. Folle de rage, elle scelle avec le terrible dieu Seth un pacte qui lui permettra d’accéder au trône. Mais avant d’avoir pu tuer l’homme dont le corps devait servir d’enveloppe à Seth, Ahmanet est faite prisonnière, embaumée et enterrée vivante loin de son pays natal. Continuer la lecture de Retour manqué pour « La Momie »