Archives par mot-clé : molière

Défis pour une nouvelle rentrée théâtrale

ARTICLE LONG FORMAT, IVAN GARCIA | Nous y voilà donc. Après plusieurs mois d’arrêt, l’heure du retour (masqué) au théâtre a sonné. Se pose donc la myriade de questions suivantes: qu’aller voir? Sur quelles pièces écrire? Qui interviewer? Pourquoi? Comment? etc… La liste de critères que l’on pourrait dresser s’avère infinie, les goûts et les couleurs varient et les différents théâtres ont décidément tous leurs préférences. Alors bon, dans un premier temps, on consulte ses mails – les newsletters aident bien les critiques dramatiques – et on regarde les programmes des théâtres. L’occasion de réaliser quelques focus et de faire un petit tour d’horizon des événements et spectacles marquants pour cette première partie de saison.

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Dom Juan: et si le héros avait été une femme?

Les bouquins du mardi – La rétrospective – Amélie Wauthier

Avez-vous déjà entendu parler du temps qui s’accélère? Cette étrange impression qu’une journée de 24h durait plus longtemps avant… C’est, en somme, un peu le sentiment que j’ai aujourd’hui. Je me revois encore, envoyant ma dernière critique toute chaude et pimpante que bam! un mois s’est écoulé, et je me retrouve à devoir pondre un nouveau papier. En d’autres termes, faire face à cette terrible difficulté: trouver l’inspiration parmi la folle quantité d’œuvres que j’ai accumulées, tout en tenant compte du fait que personne n’a envie de lire un ixième article consacré à Harry Potter.

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«L’Ecole des femmes», le buzz moderne d’un homme «éclairé»

Les bouquins du mardi – La rétrospective – Anais Sierro

A quoi bon commenter la forme de ses vers,
Aux classiques et impeccables applications?
Concentrons-nous donc ici, rien que sur son fond,
Parcourons-en les sens et ses secrets revers.

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«La Soupe aux choux»: une histoire de colocation et de tragique

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Le coronarire avec Louis de FunèsDanilo Heyer

S’il est un instrument par lequel le cinéma français a su s’élever jusqu’à des horizons majestueux, c’est bien la comédie. Que cela tienne à ce caractère national empreint de légèreté; celui-là même qui nous a légué, du Tartuffe de Molière au Candide de Voltaire, jusqu’au Fataliste de Diderot, cet étrange mélange de pensées raffinées et d’humour; ou bien que cela vienne d’autre chose, qu’importe; n’hésitons pas, pour une fois, à remercier ce peuple qui seul pouvait donner naissance à La septième compagnie, aux Bronzés font du ski, au Dîner de cons, et à La Soupe aux choux.

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«Campeones»: les champions de l’amour du sport

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

N’allez jamais regarder un film espagnol doublé si vous parlez la langue d’Almodovar, évidemment. Vous perdrez la saveur de l’articulation rapide des mots, ce ressort indispensable du comique ou parfois du drame. Ou plutôt, regardez peut-être plus attentivement les détails de la séance avant d’entrer dans le cinéma. Car le résultat peut être catastrophique.

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«Amour et Psyché» d’Omar Porras, un voyage dans l’empyrée

Le Regard Libre N° 38 – Thierry Fivaz Les 27 et 28 mars derniers était présenté au Théâtre du Passage, à Neuchâtel, Amour et Psyché. Première création d’Omar Porras pour le TKM (2017): retour sur un moment d’émerveillement. Il y avait une fois une jeune femme qui s’appelait Psyché. Fille de roi, Psyché était si belle … Continuer la lecture de «Amour et Psyché» d’Omar Porras, un voyage dans l’empyrée

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Le théâtre au cinéma

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Lorsqu’une venue du théâtre au cinéma est annoncée, l’heure est à la perplexité : on reste sceptique face à ce nouvel avatar du mélange des genres, dont notre époque est si friande, et dont les exemples ont été parfois catastrophiques… Ne pensons qu’au mélange littérature-musique avec Camus, l’art ou la révolte, un spectacle actuel du rappeur Abd Al Malik faisant côtoyer son slam avec le génie littéraire d’Albert Camus.

Et pourtant, comme une fois sur deux, le préjugé s’avère totalement faux lorsqu’on se rend sur place. Le jeudi 9 février dernier, au Cinéma Rex à Neuchâtel, un public relativement âgé mais pas seulement put découvrir sur l’écran Le Misanthrope de Molière, joué par la Comédie Française, retransmis en direct de la célèbre Salle Richelieu, à Paris. Soyons objectif : ce fut un véritable événement. Continuer la lecture de Le théâtre au cinéma

« Le Misanthrope », une amère comédie

Promenades théâtrales (6/6)

Le Regard Libre N° 19 – Loris S. Musumeci

« ALCESTE. Je veux que l’on soit homme, et qu’en toute rencontre
Le fond de notre cœur dans nos discours se montre
Que ce soit lui qui parle, et que nos sentiments
Ne se masquent jamais sous de vains compliments. »

C’eût été bien dommage de ne pas trouver de place à l’inimitable Molière dans au moins un des épisodes consacrés à l’art théâtral. Me voici alors avec Le Misanthrope, un chef-d’œuvre présenté à la cour du bon Roy Louis en 1666. Mais quelle pièce étrange ! On ne sait s’il faut rire ou s’inquiéter. Les éléments du ridicule y sont en effet soigneusement estompés, pour laisser place à de plus sérieuses questions, telles que la mesure de l’honnêteté, la valeur de l’amitié ou encore le comportement adéquat en société.

Il semble superflu de raconter la trame du grand classique de Molière encore et encore, toujours et sans cesse. Pour ceux qui de leurs souvenirs scolaires subissent aujourd’hui quelques oublis, Le Misanthrope raconte l’histoire d’un misanthrope authentique, en pensées et actes : Alceste. Ce dernier vit dans une société plus mondaine que les mondanités, où le compliment mignon et respectueux a toujours sa place, où la trahison est une coutume, la médisance un jeu et le sourire un masque. Continuer la lecture de « Le Misanthrope », une amère comédie