Archives par mot-clé : polar

«Intimidation»: «The Stranger» d’Harlan Coben arrive sur Netflix

Le Netflix & chill du samedi – Lauriane Pipoz

Harlan Coben, le maître américain du polar, débute sa collaboration avec Netflix par Intimidation. Basé sur son l’un de ses bestsellers, cette mini-série disponible depuis un mois est déjà dans le top 5 des plus regardées sur la plateforme. Les raisons? Des intrigues parfaitement ficelées. Une maîtrise absolue du suspense. Une indépendance vis-à-vis du roman qui convaincra les fervents lecteurs comme les non-initiés. Un humour plus british que son auteur. Mais il manque à ce cocktail le petit plus qui ferait tourner la tête.

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Qui a dit qu’un film d’action ne pouvait pas être profond?

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Qui a dit qu’un film d’action ne pouvait pas être profond? Personne. Et heureusement. La preuve en est avec Manhattan Lockdown, un film américain aussi mainstream qu’excellent et aussi divertissant que philosophique. Ce polar sensationnel aux maintes scènes d’action arrive à faire réfléchir le spectateur sur le mal et à placer au centre de l’histoire la recherche de la vérité. Sans que cela soit cliché, ni trop subtil. Une réussite.

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«A Couteaux tirés», comme un Cluedo

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Les preuves racontent parfois des histoires que la raison contredit.»

Au lendemain de son quatre-vingt-cinquième anniversaire, Harlan Thrombey (Christopher Plummer) est retrouvé mort dans sa chambre. Situation cocasse qui voit un auteur à succès de romans policiers devenir le protagoniste réel d’un meurtre mystérieux. Meurtre ou suicide? Telle est la question. Tel est le soupçon que la police et le détective Blanc (Daniel Craig) – qui a plus que jamais la classe! – doivent lever pour élucider cette enquête.

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Plongée dans l’univers trouble de «Bleu calypso»

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Bleu Calypso, un polar écrit et se déroulant dans une cabane au sud de Montpellier, est un singulier mélange de délicieuses descriptions et de rebondissements. Mêlant vie sauvage et enquête dynamique, il se propose de suivre la plongée de Niels, un pêcheur, au fin fond d’une enquête sur une série de meurtres. Un peu malgré lui, et un peu malgré le manque de subtilité de son personnage.

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Rubem Fonseca, «Bufo et Spallanzani»

Les bouquins du mardi – Alexandre Wälti

La demande était pourtant simple: un roman dont on ne décroche pas et qui n’est pas un polar. Rien d’exceptionnel, c’est vrai. Il fallait juste éviter le schéma classique du meurtre, de l’enquête et de l’assassin. Ce n’est pas entré dans l’oreille d’un sourd puisque le libraire, à peine ces mots sont sortis de ma bouche, a immédiatement choisi le roman Bufo et Spallanzani. Sans dire trop de mots, juste ce qu’il faut, le contexte et deux-trois précisions au sujet de l’écriture piquante de Rubem Fonseca. J’étais convaincu.

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« Nora », un roman policier en plein cœur de Lucerne

Les lettres romandes du mardi – Jonas Follonier

Porté par une écriture féminine très centrée sur les sentiments des personnages, Nora est un roman policier venant de sortir aux Editions Slatkine. Son auteur, Louise Anne Bouchard, nous plonge au cœur d’une intrigue basée sur la mort d’un certain Paul Mutter, à Lucerne. Une journaliste et un ancien policier mènent l’enquête, et c’est bientôt une mort plus ancienne qui se trouvera au centre de l’histoire : celle d’une certaine Nora. Continuer la lecture de « Nora », un roman policier en plein cœur de Lucerne

«Ploukitudes»: rencontre avec Jean Romain et Stéphane Berney

Le Regard Libre N° 33 – Loris S. Musumeci et Jonas Follonier

Ploukitudes donne matière à penser. L’ouvrage est bouleversant tant il touche un point intime de l’homme, à savoir son côté plouc. Il a fallu qu’un philosophe (Jean Romain) et un journaliste (Stéphane Berney) travaillent ensemble pour peindre la société dans ses revers les plus absurdes et tragiques, à travers leur analyse sociologique. Rencontre dans un café plouc de la gare de Genève.

Le Regard Libre: Qu’est-ce qui vous a poussés à écrire ensemble le livre Ploukitudes?

Jean Romai : Je publiais des billets sur Facebook, pour constituer une sorte de manuel pratique de ploukitudes par petits épisodes. Stéphane Berney m’a alors contacté pour m’exposer son idée de transformer cette succession de billets assez disparates en un ouvrage plus structuré.

Stéphane Berney: Il y avait quelque chose de très puissant dans ses billets. Je trouvais que c’était dommage de ne les laisser qu’à Facebook, car ce sont des idées qui résument beaucoup de choses sur la société actuelle, et on voit d’ailleurs que le livre est en train de prendre son envol.

L’idée de base, c’est le plouc. Qui est-il?

J. R.: Le plouc n’est ni le beauf, ni le con. C’est une personne qui essaie de se mettre à la mode parce qu’elle se sent larguée. A la base, «plouc» était le nom donné aux Bretons qui montaient à Paris. En somme, c’est le Valaisan qui va à Paris. Il porte une petite différence malgré tout, qui se voit terriblement. Le plouc se fond dans la masse de ce qui se fait, de ce qui se dit, de ce que Stéphane appelle la bien-pensance. Le plouc en a un peu conscience, ce qui n’est pas le cas du con. Le con n’a aucun recul sur lui-même.

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