Archives par mot-clé : totalitarisme

«Tout est accompli»: à quand l’apocalypse?

Technologie, totalitarisme et liberté

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«99 francs»: un roman plus kundérien qu’il n’y paraît

La pub et les putes selon Beigbeder

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Frédéric Beigbeder: «Regarder la réalité avec étonnement n’empêche pas d’être corrosif»

«L'humour militant est un contresens»

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«La Plateforme»: non-explication du film

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

«Est-ce que vous savez à quoi il sert ce trou?» 

Préparation du buffet. Plats exquis. Le chef contrôle chaque plat dans le détail. C’est prêt: on envoie. La nourriture est disposée en grandes pompes, mais sur une plateforme en béton. Celle-ci descend le long d’une tour souterraine organisée en niveaux qui tient davantage du trou. A chaque niveau vivent deux résidents, qui disposent de quelques instants, sans possibilité de garder des aliments de côté sous peine du châtiment, pour se nourrir à la table de la plateforme qui s’arrête à chaque étage. Pour continuer sa descente. Les résidents des niveaux supérieurs ont l’embarras du choix pour manger, mais plus la plateforme descend et moins il reste à manger. Et ce qui finit par rester est peu appétissant, voire dégoûtant. Les résidents des étages supérieurs n’hésitent pas à vomir ou à déféquer sur le buffet une fois qu’ils ont rempli leur ventre ou léché des miettes de restes çà et là.

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«Matrix» et le nouveau totalitarisme

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: La coronarétrospective du cinéma d’anticipation – Loris S. Musumeci

Toc toc, lecteur… Réveille-toi, lecteur… Tu es dans la matrice… Ce serait moins rassurant si le message s’affichait directement sur l’écran de votre ordinateur, comme un bug. Mais un bug bien personnalisé et contrôlé. Comme si la machine s’adressait directement à vous. C’est ce qui arrive au jeune informaticien Thomas (Keanu Reeves). Comme tout informaticien qui se respecte, il est train de s’adonner à je-ne-sais-quel piratage, quand un message, écrit en direct, apparaît en caractères verts sur fond noir. «Toc, toc, Neo… Réveille-toi, Neo… Tu es dans la matrice… Suis le lapin blanc…»

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«Jojo Rabbit»: petit nazi fanatique et drôle

Les mercredis du cinéma – Antoine Bernhard

Le jeune Johannes Betzler, grand admirateur du Führer dont il s’est fait un ami imaginaire, appartient à la Hitlerjugend. Sa mère, du nom de Rosie, l’élève seule tout en menant des actions de résistance. Un jour, Jojo entend du bruit à l’étage. Il découvre avec stupéfaction que sa mère cache une jeune Juive du nom d’Elsa Korr. Quelque temps plus tard, Rosie, arrêtée par la Gestapo, est pendue en place publique. De cette situation découle le reste du film dans une oscillation entre guerre et liberté, humour et drame, innocence et endoctrinement.

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Les Schtroumpfs, une utopie totalitaire?

Le Regard Libre N° 42 – Nicolas Jutzet

Les petits hommes bleus sont aujourd’hui connus de tous, ou presque. Depuis soixante ans, soit gentiment trois générations, leurs aventures accompagnent la jeunesse. Or, derrière le cadre idéal, celui d’une gentille troupe de lutins cachés dans leur village de champignons, au milieu de nulle part, dans une foret inatteignable, cacheraient-ils autre chose? C’est à cette question qu’Antoine Buéno, écrivain, chargé de mission au Sénat et maître de conférences à Sciences-Po tente de répondre dans son ouvrage Le Petit livre bleu, visant une analyse critique et politique de la société des Schtroumpfs. Mais avant de revenir sur ce décryptage, un court retour en arrière s’impose.

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«Ploukitudes»: rencontre avec Jean Romain et Stéphane Berney

Le Regard Libre N° 33 – Loris S. Musumeci et Jonas Follonier

Ploukitudes donne matière à penser. L’ouvrage est bouleversant tant il touche un point intime de l’homme, à savoir son côté plouc. Il a fallu qu’un philosophe (Jean Romain) et un journaliste (Stéphane Berney) travaillent ensemble pour peindre la société dans ses revers les plus absurdes et tragiques, à travers leur analyse sociologique. Rencontre dans un café plouc de la gare de Genève.

Le Regard Libre: Qu’est-ce qui vous a poussés à écrire ensemble le livre Ploukitudes?

Jean Romai : Je publiais des billets sur Facebook, pour constituer une sorte de manuel pratique de ploukitudes par petits épisodes. Stéphane Berney m’a alors contacté pour m’exposer son idée de transformer cette succession de billets assez disparates en un ouvrage plus structuré.

Stéphane Berney: Il y avait quelque chose de très puissant dans ses billets. Je trouvais que c’était dommage de ne les laisser qu’à Facebook, car ce sont des idées qui résument beaucoup de choses sur la société actuelle, et on voit d’ailleurs que le livre est en train de prendre son envol.

L’idée de base, c’est le plouc. Qui est-il?

J. R.: Le plouc n’est ni le beauf, ni le con. C’est une personne qui essaie de se mettre à la mode parce qu’elle se sent larguée. A la base, «plouc» était le nom donné aux Bretons qui montaient à Paris. En somme, c’est le Valaisan qui va à Paris. Il porte une petite différence malgré tout, qui se voit terriblement. Le plouc se fond dans la masse de ce qui se fait, de ce qui se dit, de ce que Stéphane appelle la bien-pensance. Le plouc en a un peu conscience, ce qui n’est pas le cas du con. Le con n’a aucun recul sur lui-même.

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«La Planète des singes: Suprématie»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 2 octobre 2017, 20h30 – 21h00

«Je t’ai offert la paix, et tu as tué ma famille.»

Après les deux premiers épisodes des Origines et de l’Affrontement, César vit au cœur d’une forêt reculée avec sa tribu de singes. Malgré l’isolement de ces derniers, le colonel McCullough et sa milice indépendante voient toujours en eux une menace pour l’humanité. Une nuit, ils leur lancent une attaque secrète pour imposer l’autorité des hommes. La lutte, bien que brève, provoque la mort tragique de nombreux singes, dont celle l’épouse et de l’aîné de César.

Le chef du clan avait offert la paix au colonel, mais suite aux événements, l’heure des représailles arrive. Submergé par la haine, César s’aventure à sa recherche. Il est accompagné dans la quête assoiffée de vengeance par trois sages et vaillants compagnons de diverses races simiennes: Maurice, Rocket et Luca. La route est longue, dure, douteuse. Elle ne manque pas de surprises, qui finissent par mener le singe face à l’ennemi; dans des conditions terribles, vers des révélations inattendues.

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