Le FestYmalt a soufflé sa quatrième bougie

Les vendredis de la microbrasserie – Max Moeschler

Depuis ses débuts en 2016, l’association FestYmalt, basée à Yverdon, n’a eu de cesse de promouvoir la scène brassicole suisse, avec l’ambition de combler aussi bien les amateurs confirmés que les néophytes curieux «qui, après cette journée, ne boiront plus jamais une bière de la même façon», annoncent les organisateurs. Retour sur une édition 2019 des plus savoureuses.

En ce bel après-midi du samedi 21 septembre, tous les éléments semblent converger vers la réussite de cette très attendue cuvée 2019: la météo est clémente, et la bonne humeur au rendez-vous pendant que connaisseurs et flâneurs convergent vers le kiosque à musique, où les attend le tant convoité breuvage. Les tests sonores d’un groupe rock émanant de la scène préalablement montée accompagnent ce joyeux cortège, et présagent déjà le meilleur pour la suite.

Ce quatrième anniversaire est aussi l’occasion de voir plus grand: le festival a en effet changé de lieu en prenant ses quartiers au jardin du théâtre Benno Besson, afin d’offrir une meilleure accessibilité et de favoriser la venue d’un public plus large. Et force est de constater que le pari est réussi: les lieux sont agréables et l’ambiance y est chaleureuse et conviviale. Rien n’est laissé au hasard: une scène accueille des animations musicales dès l’après-midi, des robinets permettant de rincer son verre sont installés, et un fumet appétissant annonce la présence des incontournables food-trucks.

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Quant aux brasseries invitées, elles sont au nombre de treize, viennent de (presque) toute la Suisse et ont de quoi faire tourner la tête à tout bièrophile qui se respecte: la variété des bières proposées à la dégustation est impressionnante, et leur nombre beaucoup trop élevé pour un foie normalement constitué. Les bières spéciales, cuvées limitées et autres fantaisies houblonnées sont ici particulièrement mises à l’honneur, bien qu’il y en ait évidemment pour tous les goûts. Des versions revisitées des traditionnelles blondes, blanches, brunes et autres ambrées aux pales ales les plus expérimentales en passant par les puissantes stouts et les étonnantes bières acides, il est plus aisé de s’y perdre que de ne pas y trouver son bonheur.

De cette journée remplie de surprises, de bonne humeur et relevée par un soupçon d’excès, on retiendra tout particulièrement la New England IPA de la brasserie Dystopian Brewing, véritable bombe de fruit et de houblon, la très surprenante Sour de la brasserie Sirius Beer et l’impressionnante Albinos, une white stout unique concoctée par la Brasserie du Dzô. De quoi bien digérer et se réjouir des surprises réservées par la prochaine édition.

Ecrire à l’auteur: max.moeschler@leregardlibre.com

Crédit photo: ©️ FestYmalt

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