Caspar David Friedrich, dont la mémoire est célébrée cette année, hisse la nature, ce grand Tout dont l’humain n’est qu’un maillon, au rang de contrepoids au rationalisme triomphant. Il se révèle un penseur de cet antagonisme fondateur de notre modernité.
Pouvait-on imaginer un «Regard Libre» centré sur le monde rural sans y faire figurer l’icône helvétique ultime? Mais la Suisse n’a pas l’exclusivité du bovidé. Sans même aller jusqu’en Inde, pensez aux Etats-Unis! Et même… à la Corse, où pourtant elles sont rares.
Au-delà des célèbres sites de Monument Valley ou d’Antelope Canyon, voyage au cœur du «Navajoland», à travers les collines et les roches rouges en passant par le site sacré de la capitale navajo, Window Rock, à la frontière de l’Arizona et du Nouveau-Mexique.
Au-delà de la flèche actuellement en reconstruction, le chantier de Notre-Dame de Paris permet des angles étranges, des perspectives paradoxales où la pierre gothique et le métal des machines se mêlent presque artistiquement.
Le Kunstmuseum Basel et la Fondation Pierre Gianadda se parent pour l’hiver des mêmes couleurs criardes, celles du groupe de peintres qui ont reçu le qualificatif de «fauves» à Paris en 1905. Les deux expositions durent jusqu’au 21 janvier 2024.
En 1992, Zurich fermait le parc Platzspitz, devenu, à l’ombre du Musée national suisse, le haut-lieu crasseux de la déchéance, de la violence et de l’overdose.
A certaines époques de l’année, l’homo touristicus a tendance, malgré ses bonnes résolutions écologiques, à s’envoler pour aller chercher le soleil ailleurs. Cet étonnant bipède recherche parfois la solitude, mais le plus souvent se retrouve en troupeau serré à patauger dans l’eau de son bassin favori. Tout comme le phoenicopterus roseus, migrateur partiel plus connu sous le nom de flamant rose. Images prises au Parc ornithologique du Pont de Gau, en Camargue.
Le Kunsthaus mérite la palme d’or du titre d’exposition grâce à «Re-Orientations», à voir jusqu’au 16 juillet. Un regard contemporain et éclairant, quoique déroutant, sur l’influence des arts européens sur les arts islamiques et réciproquement, depuis 1851.
Si les «filles de Camaret» ont été immortalisées par une chanson plus paillarde que franchement poétique, c’est bien une forme de poésie, mais rouillée, délavée, salée, abandonnée, qui hante le cimetière des bateaux à Camaret-Sur-Mer, au bout de la presqu’île de Crozon, dans le Finistère, en Bretagne.