L’histoire des partis politiques suisses est riche et complexe. Pourtant, elle dévoile une certaine continuité à travers laquelle ils apprennent à se renouveler au fil des thématiques que la démocratie directe, et l’évolution de la société dont elle est souvent le reflet, imposent à leur agenda.
Un «racisme systémique» sévirait en Suisse. C’est du moins l’avis de la Confédération, qui a publié un rapport sur le sujet. Selon Olivier Delacrétaz, rédacteur à «La Nation», les effets de ce postulat, qui ne repose sur aucune preuve, pourraient être contre-productifs.
Héritée de l’époque des luttes entre grandes puissances au XIXe siècle, la neutralité a pu servir la Suisse à traverser les guerres du siècle suivant. Mais le pays n’a pas su donner une nouvelle base doctrinaire à sa politique extérieure depuis.
En Suisse, on a de plus en plus tendance à relativiser la neutralité par des adjectifs flous et par un rapprochement de cette notion avec des alliances de défense. Cela témoigne d’une inconstance et d’un manque de conscience historique.
Le 28 février 2022, la Suisse créait la surprise en décidant d’appliquer à son tour les sanctions européennes contre la Russie. Ce renoncement de fait à une certaine neutralité a engendré une crise du discours politique, notamment au plus haut niveau. Analyse.
La neutralité n’a jamais été soumise à une définition corsetée. Toute son histoire le démontre. Elle dépend du bon vouloir des autres puissances et ne prend son sens que si l’on accepte de la saisir dans le contexte du moment.
Professeure d’histoire à l’université de Genève, Irène Hermann est spécialiste de la neutralité suisse. Si cette dernière est particulièrement scrutée aujourd’hui, elle n’a jamais été univoque pour l’historienne, qui la démythifie au regard du passé. Entretien.
Après deux jours de session extraordinaire, le Parlement a adressé un refus symbolique au plan de sauvetage de Crédit Suisse par le Conseil fédéral. Cette décision n’a pas d’impact direct, mais révèle certains enjeux, comme l’a pointée la presse jeudi.
Six activistes écologistes ont bloqué l’autoroute dans le canton d’Uri ce Vendredi saint. Altercations, embouteillages et intervention policière, voici la mobilisation «non-violente», alors que tant d’outils légaux et efficaces existent, particulièrement en Suisse.