Archives par mot-clé : amitié

«Jean-Christophe et Winnie»: enfance et quête de soi

Les mercredis du cinéma – Virginia Eufemi

«Jean-Christophe, quel jour on est?
Aujourd’hui, Winnie.
Oh! mon jour préféré!»

Un samedi après-midi pluvieux, la salle de cinéma est remplie d’enfants qui courent et jouent à cache-cache entre les rangées de sièges. Parents et grands-parents, armés de véritables seaux de pop-corn et autres friandises, ont amené leurs fratries, accompagnées de petits copains d’école, voir les (nouvelles) aventures des célèbres peluches Disney. Quelles peluches? Mais les amis de Winnie voyons! Le petit ours jaune au T-shirt rouge trop court et au cerveau trop petit. Mais ces enfants savent-ils encore de qui il s’agit? Connaissent-ils tous les habitants de la Forêt des Rêves bleus? On en douterait à voir leurs réactions…

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«Dogman»: une vie de chien dans toute sa splendeur cinématographique

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Casse-toi, espèce de lâche!»

A coups de «Bravo, amore», Marcello, dit Marcè, lave, masse, soigne, nourrit et promène les chiens qui lui sont confiés. Son modeste cabinet, le Dogman, marche plutôt bien, même si la banlieue du Latium où il se situe laisse plutôt penser qu’on devrait davantage songer à s’occuper des êtres humains que des chiens. Marcello a aussi une fille, qu’il adore. En somme, les deux amours de sa vie sont les chiens et sa fille. Et puis, il a encore quelques bons amis dans le quartier, avec lesquels il discute de tout et de rien, et partage de généreuses spaghettate sur la terrasse du seul restaurant du coin.

Dans ses fréquentations, rôde aussi un certain Simone. Une brute pur-sang. Un colosse de violence au nez bossu par l’habitude des coups. Il tape sur tout ce qui bouge quand ses nerfs sont à bout; et ses nerfs sont toujours à bout. Pourtant, il semble y avoir une certaine affection entre lui et Marcello. Ce qui les lie: la cocaïne. Les deux s’en procurent et se la partagent. De temps en temps, il sortent voir des filles. Et si le cœur leur en dit – surtout à Simone – ils s’organisent un petit cambriolage vite fait bien fait. Mais ce cercle vicieux ne peut plus durer, surtout quand Simone commence à devenir violent également avec celui qu’il appelle son ami, et qu’il le pousse à commettre l’irréparable.

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«L’Ombre d’Emily» à la lumière de ses caricatures

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Mon Dieu, ce que t’es nunuche!»

Stéphanie est une mère au foyer innocente et naïve, très investie dans les activités scolaires de son fils. Elle tient aussi un blog de conseils pour mamans. En somme, c’est une vraie «nunuche». Décrire Emily reviendrait à affirmer qu’elle est l’opposé total de Stéphanie. Femme d’affaire transgressive et absente, elle porte toujours une tenue extrêmement chic. Le contraste entre les deux femmes est absolu.

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« Papillon », le corps est narrateur

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« J’arrive pas à croire que t’aies pris perpet’. »

Paris, 1931. L’ambiance est swing, l’ambiance est folle, l’ambiance est chaude. Henri Charrière, surnommé Papillon, travaille comme cambrioleur pour une organisation criminelle. Son chef, un vieux diable aux dents pourries, semble admirer le jeune employer tout en sachant qu’il garde discrètement des parts de la rapine. Travail terminé, Papillon rentre avec sa petite amie, une danseuse travaillant pour le même patron que lui ; ils passent une nuit d’amour.

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« Love, Simon » : mais comment faire son coming out ?

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Donc, comme je le disais, je suis comme toi. J’ai une vie totalement, parfaitement normale. »

Il est plutôt cool comme mec et il est beau garçon. Au lycée, tout roule. En famille, rien de quoi se plaindre. Et son groupe de potes est soudé et génial. Simon mène donc une vie « totalement, parfaitement normale ». Mais il y a un secret dont le jeune a omis de faire part à son entourage : il est homosexuel. Bien sûr, il est sorti avec des filles pour faire genre, comme on dit dans le jargon de la jeunesse, mais ce sont les garçons qui lui donnent les papillons aux ventres.

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Michael Mooleedhar, un cinéaste qui apporte à Fribourg la danse et l’insouciance trinidadiennes

Le Regard Libre N° 38 – Loris S. Musumeci

Dreadlocks, chapeau et écharpe arborant les couleurs de la République de Trinité-et-Tobago. C’était la tenue de Michael Mooleedhar au Festival International de Films de Fribourg. Le cinéaste y a présenté son premier long-métrage : Green Days by the River, adaptation du roman éponyme de Michael Anthony. Rencontre au rythme de la danse et de l’insouciance.

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« Mektoub, My Love : Canto Uno »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Tu poses en faisant la meuf mal à l’aise. »

Amin (Shaïn Boumedine) revient à Sète pour les vacances. Il y retrouve sa famille, ses amis et l’ambiance méridionale de la ville au bord de mer. Le jeune garçon a abandonné ses études de médecine à Paris. Il veut se consacrer à la photographie et au cinéma, pour lequel il prépare un scénario. Passionné dans sa nature et son regard tendre, il a soif de découvrir le monde, la vie, les sens. Toujours observateur, toujours innocent, il tombe dès son arrivée sur une union torride entre son cousin Toni (Salim Kechiouche) et Ophélie (Ophélie Bau), une amie d’enfance, somptueuse fille de berger. Amin ne peut s’empêcher de guetter par la fenêtre : le plaisir est trop grand, mais sa timidité et sa confusion aussi.

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Trump à Davos, un cadeau pour la Suisse

Les lundis de l’actualité – Loris S. Musumeci 

Le président Donald Trump était annoncé en trouble-fête pour le forum économique de Davos. Sa venue pure et simple criait au scandale. Des journaux du monde entier imaginaient les pires scénarios pour son discours officiel, prononcé vendredi dernier. Des activistes suisses, eux, brandissaient fièrement leur « TRUMP NOT WELCOME » dans les grandes villes helvétiques, n’ayant pas été autorisés à manifester dans la commune grisonne.

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Solitude, nous es-tu bénéfique ?

Le Regard Libre N° 35 – Hélène Lavoyer

Les fêtes de fin d’année sont l’occasion, pour beaucoup, de se retrouver en famille ou entre amis ; de mettre sous le tapis rancœurs et regrets ; de partager, d’offrir, de célébrer nos communautés. Pour certains, cependant, point de cadeaux sous le sapin ou de messages sur le répondeur, nulle chaleur familiale ou amicale ne se dressant à la porte les soirs de Noël ou de Nouvel An.

Loin de nier la souffrance pouvant être liée à la solitude et qui peut-être atteint son paroxysme en hiver, nous sommes tout de même devant un constat : contre la solitude, notre société ultra-connectée a élaboré toutes sortes de stratagèmes. Continuer la lecture de Solitude, nous es-tu bénéfique ?

« Derniers jours à La Havane » de Fernando Pérez

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Ce qu’il y a de bien avec les cycles de Passion Cinéma, c’est que le spectateur ressort rarement déçu d’une projection. Heureusement qu’ils existent, particulièrement en fin d’année. Ils contrent l’invasion des blockbusters avec leur lot de sensationnel et d’explosions, si loin de la finesse de Derniers jours à La Havane du réalisateur cubain Fernando Pérez.

Dès la scène d’ouverture, la succession des gros plans impose un certain cinéma : intimiste et profond. La caméra suit les expressions faciales de Miguel (Patricio Wood, torturé) alors qu’il fait la plonge dans un restaurant sans histoire. Il sort, traverse les rues de La Havane. Fernando Pérez le filme comme dans un documentaire, le faisant avancer dans le chaos urbain de la ville dans l’indifférence la plus totale.

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