Archives par mot-clé : amitié

«Nous finirons ensemble»: la bande d’amis du Cap Ferret

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Putain, j’étouffe!»

Ils sont venus, ils sont tous là: toute l’équipe des Petits mouchoirs est de retour. Et autant le dire tout suite: les neuf ans qui se sont écoulés depuis le premier film n’ont pas fait du bien à tout le monde. Chacun a vieilli, bien sûr, mais chacun a accumulé déceptions et bouleversements.

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«François, portrait d’un absent»: un prix Décembre d’amitié

Tour d’horizon de quelques grands prix littéraires – épisode #2

Le Regard Libre N° 48 – Loris S. Musumeci

«Ça arrive comme une vague.
Cette nuit-là, j’ai compris ce qu’était une voix blanche. La voix de Jérôme était blanche.
Maintenant, les souvenirs affluent. Ça arrive comme une vague.»

François est mort, emporté par une vague, avec sa fille Bahia. François faisait du cinéma et de la radio. François était un fou de l’existence. Il fumait, buvait; aimait la vie, le travail, la précision. Il était «beau et contradictoire». Dans un livre à la frontière entre l’essai, le témoignage, la poésie et le roman, Michaël Ferrier peint le récit d’une amitié. D’aventures en anecdotes, sourire aux lèvres et larme à l’œil, le portrait d’un absent fait irruption sur la page blanche pour offrir à celui qui n’est plus une présence dans la littérature.

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Captain Marvel: La femme rompue

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

Pour leur vingt-et-unième film, les studios Marvel retracent l’histoire de Carol Danvers, ancienne pilote de l’US Air Force et qui deviendra l’un des personnages les plus puissants que l’univers Marvel n’ait jamais compté.

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«Ralph 2.0»: c’est parti les enfants, on va dans l’Internet!

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Les jeux d’arcade ont fait leur temps. L’Internet est arrivé, tel un univers dont «on ne sait jamais où il commence ni quand il finit.» Ralph est néanmoins satisfait dans sa vie de personnage de jeu. La journée, il fait son travail en se mettant à disposition des joueurs, et le soir il se repose, sirotant une bonne bière. Jamais seul! Sa meilleure amie, Vanellope, passe tout son temps à rire et à s’amuser avec son gros copain quand elle ne travaille pas. Elle vient d’un autre jeu: la course de voitures. 

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La découverte d’un nouvel intime

Le Regard Libre N° 44 – Hélène Lavoyer

L’amour! L’Amour «vrai»! Incessant partage dont jugements et craintes sont absents, complicité éternelle, permettant de braver à deux tous les périls d’une vie. Ce rêve, cette considération normative de la relation de couple et de l’amour, François Jullien (philosophe, helléniste et sinologue) l’attaque à travers une analyse fine de la sémantique et de la conscience que l’on a de l’«intime». Son essai De l’Intime affirme un genre unique de relation, un nouveau «vivre ensemble».

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«Jean-Christophe et Winnie»: enfance et quête de soi

Les mercredis du cinéma – Virginia Eufemi

«Jean-Christophe, quel jour on est?
Aujourd’hui, Winnie.
Oh! mon jour préféré!»

Un samedi après-midi pluvieux, la salle de cinéma est remplie d’enfants qui courent et jouent à cache-cache entre les rangées de sièges. Parents et grands-parents, armés de véritables seaux de pop-corn et autres friandises, ont amené leurs fratries, accompagnées de petits copains d’école, voir les (nouvelles) aventures des célèbres peluches Disney. Quelles peluches? Mais les amis de Winnie voyons! Le petit ours jaune au T-shirt rouge trop court et au cerveau trop petit. Mais ces enfants savent-ils encore de qui il s’agit? Connaissent-ils tous les habitants de la Forêt des Rêves bleus? On en douterait à voir leurs réactions…

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«Dogman»: une vie de chien dans toute sa splendeur cinématographique

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Casse-toi, espèce de lâche!»

A coups de «Bravo, amore», Marcello, dit Marcè, lave, masse, soigne, nourrit et promène les chiens qui lui sont confiés. Son modeste cabinet, le Dogman, marche plutôt bien, même si la banlieue du Latium où il se situe laisse plutôt penser qu’on devrait davantage songer à s’occuper des êtres humains que des chiens. Marcello a aussi une fille, qu’il adore. En somme, les deux amours de sa vie sont les chiens et sa fille. Et puis, il a encore quelques bons amis dans le quartier, avec lesquels il discute de tout et de rien, et partage de généreuses spaghettate sur la terrasse du seul restaurant du coin.

Dans ses fréquentations, rôde aussi un certain Simone. Une brute pur-sang. Un colosse de violence au nez bossu par l’habitude des coups. Il tape sur tout ce qui bouge quand ses nerfs sont à bout; et ses nerfs sont toujours à bout. Pourtant, il semble y avoir une certaine affection entre lui et Marcello. Ce qui les lie: la cocaïne. Les deux s’en procurent et se la partagent. De temps en temps, il sortent voir des filles. Et si le cœur leur en dit – surtout à Simone – ils s’organisent un petit cambriolage vite fait bien fait. Mais ce cercle vicieux ne peut plus durer, surtout quand Simone commence à devenir violent également avec celui qu’il appelle son ami, et qu’il le pousse à commettre l’irréparable.

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«L’Ombre d’Emily» à la lumière de ses caricatures

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Mon Dieu, ce que t’es nunuche!»

Stéphanie est une mère au foyer innocente et naïve, très investie dans les activités scolaires de son fils. Elle tient aussi un blog de conseils pour mamans. En somme, c’est une vraie «nunuche». Décrire Emily reviendrait à affirmer qu’elle est l’opposé total de Stéphanie. Femme d’affaire transgressive et absente, elle porte toujours une tenue extrêmement chic. Le contraste entre les deux femmes est absolu.

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« Papillon », le corps est narrateur

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« J’arrive pas à croire que t’aies pris perpet’. »

Paris, 1931. L’ambiance est swing, l’ambiance est folle, l’ambiance est chaude. Henri Charrière, surnommé Papillon, travaille comme cambrioleur pour une organisation criminelle. Son chef, un vieux diable aux dents pourries, semble admirer le jeune employer tout en sachant qu’il garde discrètement des parts de la rapine. Travail terminé, Papillon rentre avec sa petite amie, une danseuse travaillant pour le même patron que lui ; ils passent une nuit d’amour.

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« Love, Simon » : mais comment faire son coming out ?

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Donc, comme je le disais, je suis comme toi. J’ai une vie totalement, parfaitement normale. »

Il est plutôt cool comme mec et il est beau garçon. Au lycée, tout roule. En famille, rien de quoi se plaindre. Et son groupe de potes est soudé et génial. Simon mène donc une vie « totalement, parfaitement normale ». Mais il y a un secret dont le jeune a omis de faire part à son entourage : il est homosexuel. Bien sûr, il est sorti avec des filles pour faire genre, comme on dit dans le jargon de la jeunesse, mais ce sont les garçons qui lui donnent les papillons aux ventres.

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