Archives par mot-clé : cinéma américain

Il était une fois… Quentin Tarantino

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Le neuvième film du réalisateur américain Quentin Tarantino – qui ferait presque penser à son dixième pas encore sorti et qui serait son dernier – s’impose en véritable chef-d’œuvre. Truffé d’allusions au cinéma, le très attendu Il était une fois… à Hollywood est une fable tarantinesque à souhait.

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«Gloria Bell», chronique d’une femme malheureuse, mais amoureuse

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Gloria Bell, la cinquantaine belle et énergique, est divorcée. Elle aime sa famille, son travail, la musique et sortir danser le soir. C’est dans ces clubs qu’elle fait des rencontres éphémères. Jusqu’à ce que son regard attire celui d’Arnold, homme touchant et fraîchement divorcé «de son ex-femme, mais pas de ses enfants». Gloria décide de tenter l’aventure.

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«Cœurs ennemis»: la justesse des sentiments

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz & Virginia Eufemi

Hambourg, 1945. La guerre est finie, les Alliés tentent d’instaurer l’ordre dans une Allemagne qui n’est plus que cendres et débris. Les gens ont faim et les révoltes se succèdent, tandis que les corps sont encore chauds sous les décombres. 

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Une couronne pour deux reines, un trône à se partager et une critique mitigée

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Trop long, trop court à la fois. Contraste entre scènes violentes et légères. Discours féministe flirtant dangereusement avec le cliché. Mise en scène à mi-chemin entre le théâtre et le cinéma. Deux actrices talentueuses qui mettent de côté la performance pour dévoiler un jeu tout en retenue. Résultat? Une réussite en demi-teinte pour Marie Stuart, reine d’Ecosse. On vous explique pourquoi…

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«The Wife»: amour courtois

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

Alors qu’il se voit décerner le prix Nobel de littérature, Joseph Castleman et son épouse Joan exultent. Mais sous les apparences convenues du couple règnent des non-dits, des mensonges et des secrets. De la rancœur aussi. Un ensemble de choses – leur histoire finalement – qui va venir colorer et alourdir ce qui devait pourtant être vécu comme un triomphe. 

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Les vices de Dick Cheney en gros plan

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Dick Cheney est un homme de l’ombre: par une suite de stratagèmes, cet homme du fin fond du Wyoming parvient à se hisser silencieusement à la place de vice-président en 2001. Tirant les ficelles derrière un George W. Bush complètement à côté de la plaque, il veut à tout prix envahir l’Irak. Les attentats du 11 septembre lui en offriront l’opportunité.  

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«My Beautiful Boy», a beautiful movie

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

My beautiful boy est un film touchant, subtil et bien réalisé qu’il serait très dommage de manquer. Nos impressions.

Ecran noir. Bruit de vagues. Une voix. Celle d’un père confus cherchant des réponses à ses questions. My beautiful boy s’ouvre en plan rapproché sur le visage à la fois inquiet et résigné de David Sheff, interprété par un Steve Carell qui, aussi touchant dans la comédie que dans le drame, déploie ici un jeu tout en sobriété. Il regarde la caméra et, à travers elle, semble s’adresser à la fois au spectateur et à quelqu’un que nous identifions au travers d’une voix-off comme étant un spécialiste des drogues dures. D’un ton ferme, il nous place ainsi d’emblée dans l’action en lançant deux questions: «qu’est-ce que cette merde fait à mon fils et comment je peux l’aider?» Cette ouverture in medias res donne le ton du film et nous invite à entrer dans la confidence et l’intimité d’une relation père-fils aussi inébranlable que fragile.

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Avec «La Mule», Clint Eastwood n’a plus rien à prouver

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Dix ans après Gran Torino, Clint Eastwood (88 ans) revient à l’écran avec La Mule, dont il assure également la réalisation. Coup de projecteur sur un coup de maître, à voir de toute urgence.

Earl Stone est un octogénaire ayant passé sa vie dans l’horticulture. Les orchidées constituent sa passion au point qu’il leur a consacré tout son temps, au détriment de sa famille. Sa fille ne lui parle plus depuis des années, son ex-épouse est totalement dévastée elle aussi. Ruiné et solitaire, le vieil homme accepte alors un petit boulot qui ne lui demande en apparence que de faire le chauffeur. Sauf que son coffre contient de la cocaïne, et qu’il devient, d’abord sans le savoir, la mule d’un des plus grands cartels de drogue du Mexique. S’ensuivent pour Earl une dizaine de courses plus dangereuses les unes que les autres, un séjour chez le grand boss du cartel, prostituées et viagra inclus, une partie de cache-cache avec le FBI et, surtout, une tentative de rattraper le passé avec ses proches.

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«Glass»: un drôle de cocktail

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

C’est un exercice surprenant auquel s’est prêté le réalisateur M. Night Shyamalan: offrir en un seul long-métrage la suite de deux films, Incassable (2000) et Split (2017). Aucun mot supplémentaire n’est nécessaire pour que d’emblée, cette étrange genèse fasse de Glass un objet cinématographique particulier. Aussi rare qu’intrigant. Le cinéaste s’en expliquait dans les colonnes du journal Le Monde: Glass, «c’est la suite de deux films, tournés dans deux studios différents à presque vingt ans de distance, avec deux générations de personnages et d’acteurs». Si M. Night Shyamalan n’avait jamais caché son désir de donner une suite à Incassable, il dut attendre presque vingt années pour s’offrir cette suite tant rêvée.

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«Mary Poppins», un retour en enfance des plus agréables

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Dans notre édition papier en commande ici, l’article de notre rédactrice sur l’auteur du roman dont est tiré le film, Pamela Lyndon Travers, une femme fort originale pour son époque!

Ancré dans l’Angleterre des années trente, en pleine «Grande Dépression», ce film nous montre un Michael et une Jane adultes. Mary revient pour s’occuper des trois enfants de Michael Banks après la mort de sa femme survenue une année auparavant. Avec un traitement très équilibré d’émotion, d’humour et de scènes décalées pleines d’imagination, ce film nous entraîne rapidement dans son monde magique. Il s’ouvre ainsi sur un allumeur de réverbères en bicyclette chantant «c’est votre jour de chance». On fait également la connaissance d’un capitaine loufoque tirant des boulets de canon à chaque heure et d’Hélène, la vieille gouvernante qui perd un peu la tête.

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