Archives du mot-clé cinéma américain

« L’Ile aux chiens », une œuvre d’art complète

Les mercredis du cinéma – Virginia Eufemi

Japon, dans un futur proche. Tous les chiens de la ville de Megasaki souffrent de la grippe canine et de la fièvre de la truffe, des maladies apparemment contagieuses pour l’homme. Le maire Kobayashi décide alors d’isoler – littéralement – ces chiens sur une île abandonnée où sont déversés tous les déchets de la ville. En guise de gage, le maire y envoie son propre chien, Spots. En six mois, l’île se peuple de tous les chiens de la ville, tous mystérieusement atteints de cette fièvre dangereuse. Ici, leurs journées se déroulent entre une bagarre pour un sac poubelle et la remémoration de leur passé domestiqué, jusqu’au jour où atterrit sur l’île un petit pilote à la recherche de son meilleur ami à quatre pattes.

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« Hostiles », le plus grand western de notre siècle

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Joseph Blocker, capitaine de cavalerie, reçoit la mission d’escorter un chef de guerre Cheyenne, un assassin ayant toutefois purgé sa peine, dans son Montana natal, quelque part dans la Vallée des Ours. Difficile pour ces antiques ennemis de faire route commune et d’affronter les obstacles qui vont s’imposer à eux. Western classique de part en part et cependant chargé d’une forte identité singulière, Hostiles est un véritable événement du septième art.

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« Tout l’argent du monde » : l’art d’empiler les clichés

Les mercredis du cinéma – Nicolas Jutzet

En soi, l’histoire, basée sur des faits réels, a tout pour plaire et pour passionner le spectateur. Décrire la vie d’un homme à succès, grisé et rongé par le profit, qui doit faire un choix entre son patrimoine et son héritage humain. Un choix de conscience ; pour lui qui semble l’avoir trop peu écoutée. Le dilemme est ambitieux, savoureux et intéressant sur le plan philosophique. On se plonge dans l’univers et parfois le cœur d’un homme puissant, cupide et terriblement rationnel, au point de paraître insupportablement cynique. Tout en n’arrivant jamais à se montrer crédible dans sa posture. Lire la suite « Tout l’argent du monde » : l’art d’empiler les clichés

« Wonder Wheel » : Hollywood Ending ?

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

Alors que son quarante-septième long-métrage arrive dans les salles de France et de Suisse romande, Woody Allen (82 ans) est dans la tourmente. Les faits étaient pourtant bien connus et ne datent pas d’hier. Depuis vingt-cinq ans, à chaque présentation d’un nouveau film, les casseroles du réalisateur d’Annie Hall s’animent, retentissent, puis se taisent. Si jusqu’à présent M. Allen et son proche entourage avaient réussi à contenir l’incendie, le traumatisme encore douloureux de « l’affaire Weinstein » (une affaire mise au jour par Ronan Farrow qui n’est autre que le fils du réalisateur new-yorkais) risque fort bien, en guise de réaction, de précipiter la fin de la carrière du plus prolifique réalisateur de tous les temps. Lire la suite « Wonder Wheel » : Hollywood Ending ?

« The Greatest Showman »

Les mercredis du cinéma – Marina De Toro

Réaliser son rêve. Tel est l’objectif de Phinéas Taylor Barnum, jeune citoyen des Etats-Unis d’Amérique du XIXe siècle. La vie de Phinéas ne semble cependant pas prévoir l’horizon d’un avenir radieux du fait de sa prédisposition social : il est issu d’un milieu très modeste, voire pauvre. Le but du jeune homme est de pouvoir briller dans le milieu du cirque, mais la haute société américaine de son temps a une vision très précise du spectacle, ne correspondant pas aux idées folles du jeune Phinéas. Ce n’est pas seulement un combat pour devenir ce grand showman tant rêvé ; c’est aussi la volonté d’accéder à un rang social élevé afin de prendre une revanche sur la vie – une preuve qu’il n’était pas prédestiné à la misère. Lire la suite « The Greatest Showman »

« The Passenger » : un air de déjà vu

Les mercredis du cinéma – Nicolas Jutzet

Le début du film nous laisse apercevoir la vie d’une famille américaine moyenne, avec son train-train quotidien. Les problèmes avec les enfants, le métro-boulot-dodo. Le pendulaire type, avec ses habitudes, ses connaissances dans le train. L’acteur principal incarne à lui-seul le rêve américain. Lire la suite « The Passenger » : un air de déjà vu

« Downsizing », où l’homme raccourci laisse place au film allongé

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Un scientifique norvégien réussit une expérience qui va changer la donne au niveau mondial : il est désormais possible de réduire un être humain à une taille d’environ douze centimètres. L’opération de raccourcissement (downsizing) n’a presque aucun risque, mais surtout, c’est une occasion en or pour sauver la planète ! Si l’humanité fait le choix du rétrécissement, elle fait le choix d’une baisse drastique du nombre de déchets et résout le problème de la surpopulation.

Inutile de dire que ce n’est pas l’argument écologique qui va convaincre un nombre important de citoyens de se lancer dans cette métamorphose irréversible. Au sein de cette nouvelle société des petits hommes, un dollar en équivaut à mille dans le monde normal. C’est l’univers de tous les possibles, et d’une espérance de vie attrayante. Par cette idée remarquable, le nouveau film d’Alexander Payne se comprend comme une critique du mode de vie américain et de la consommation, qui se reproduisent dans le monde miniature. Lire la suite « Downsizing », où l’homme raccourci laisse place au film allongé