NOUVEAUTÉ | Chaque mois, le jeune auteur suisse Elliot Mazzella publie en exclusivité son roman «Le retour» dans les colonnes du Regard Libre, sous forme de quinze épisodes. Retour à la fiction en ces pages, retour à la vieille tradition du roman-feuilleton.
ENTRETIEN LONG FORMAT, Jonas Follonier | Il est libre, Moix. Et surtout habité par la «vérité romanesque», celle qu’il expédie à la façon d’un génie avec des phrases aussi sensibles que dures et aussi tragiques que drôles. Qui d’autre qu’un maître de l’improvisation préméditée en est capable? Ancien chroniqueur de l’émission «On n’est pas couché» animée par Laurent Ruquier sur France 2 et ex-animateur de son émission «Chez Moix» sur Paris Première, Yann Moix est aussi un enfant de la télé, qui aime mettre sa verve orale au service de l’exploration intime et exigeante des humains, des livres, du monde. On m’avait averti: «Il est un peu exotique». Expérience confirmée avec cet entretien qui a bien failli ne pas se produire. L’écrivain, réalisateur et chroniqueur de télévision se livre pour Le Regard Libre sur ses «années horribles» autour de la vingtaine, la ville de Reims dans les années 80 ou encore l’antisémitisme dans lequel il s’est empêtré à cette époque. Et l’un des meilleurs auteurs français contemporains de nous détailler justement ce qu’il entend par «vérité romanesque», deux ans après avoir fait l’objet de polémiques liées à sa famille, famille qu’il ne qualifie désormais plus comme telle.
Roman crépusculaire sous fond de Sardou
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Ce livre n’est pas l’histoire d’un agent secret du début du XXe siècle
«Belladone» fait partie des livres qui claquent.
Plongée dans le quotidien loufoque d'un hooligan
ARTICLE LONG FORMAT, Eugène Praz | La littérature contemporaine a ceci de tonique qu’elle fait se rencontrer dans ses romans des lieux, des époques, des générations, des peuples et des classes sociales, quand ce terme est encore valide, dans une plaisante variété de formes et d’intrigues. Celles-ci, parfois très fantaisistes, sont souvent délicieusement comiques; on pense par exemple aux romans, destinés avant tout à un public féminin, de la méritoirement populaire Isabel Wolff. On pourrait voir cette variété comme propre à conforter chacun dans sa place ou dans son «cheminement». Chacun? Peut-être pas. Il semblerait au contraire que si le champ des interactions humaines inattendues s’est très certainement étendu en littérature, son rayonnement interne, par l’épaisseur de ses personnages et la qualité de ses descriptions, a diminué. En conséquence, son charme sur le public a quelque peu perdu en force. Bref état des lieux de quelques lacunes graves, sans attaque personnelle – on n’en est plus là.