Archives par mot-clé : science-fiction

«Une machine comme moi», entre humour et intelligence artificielle

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

Londres, 1982. Charlie est un type normal, ou presque. Trente-deux ans, et il est déjà fatigué de tout. Fini de travailler pour un employeur, fini d’avoir des projets et des rêves de jeunesse. Charlie, c’est un homme un peu perdu, cynique, drôle, très british et complètement décalé. Décalé dans une société qui l’est tout autant. Parce que la vie à Londres en 1982 dans ce roman n’est pas celle qu’elle fut il y a quarante ans dans la réalité. Les Beatles sont toujours au complet; Alan Turing, toujours vivant. Ce génie des sciences a pu ainsi mettre au point ce qui commence aujourd’hui, en 2020, à voir le jour: l’intelligence artificielle. Des robots androïdes – des Adam pour la version masculine, et des Eve pour la version féminine – sont commercialisés. Décalé pour décalé, Charlie dilapide tout l’héritage qu’il vient de recevoir de sa mère pour se procurer un Adam.

Lire la critique

«La Route»: le chemin sans fin

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: La coronarétrospective du cinéma d’anticipation – Fanny Agostino

Adaptation du roman écrit par Cormac McCarthy, La Route suit le tragique destin d’un père et de son fils. Destin guidé par une fuite quotidienne alors que le monde n’est plus qu’un vaste terrain vague, dévasté par une catastrophe naturelle. Dans la crasse et la poussière, sous la menace permanente des autres survivants. Vivre avant tout, pour rejoindre le sud et un avenir.

Lire la rétrospective

«Apocalypse 2024», un film d’initiation à hurler de rire

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: La coronarétrospective du cinéma d’anticipation – Jonas Follonier

Il y a en a des choses à dire, sur un film pareil. Une vraie découverte, pour moi qui connaissais si mal les univers de science-fiction et les films d’anticipation. Apocalypse 2024 (A boy and his dog) est à la fois un puissant divertissement et un conte initiatique, que je vous recommande chaudement en cette période où nous avons le temps de redécouvrir l’histoire du cinéma. Récit.

Lire la rétrospective

«Perfect Sense»: coup de foudre à Manhattan au temps de la pandémie

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: La coronarétrospective du cinéma d’anticipation – Fanny Agostino

Dans la catégorie des associations déconcertantes, le film de David Mackenzie rassemble la comédie romantique et le film d’anticipation. En faisant fi du rocambolesque et de la traditionnelle quête du héros, Perfect Sense convoque brillamment la pulsion de vie et la persévérance des gens ordinaires.  

Lire la rétrospective

«La Planète des singes», une histoire racontée par sa musique et ses bruits angoissants

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: La coronarétrospective du cinéma d’anticipation – Loris S. Musumeci

La Planète des singes est devenu une véritable planète. Autour de laquelle gravitent différentes productions cinématographiques en plusieurs séries, des bandes dessinées, des études, des commentaires, en somme toute une littérature, une culture. Mais tout est parti du roman à succès de Pierre Boulle, sorti en 1963. Dès lors, Hollywood s’est emparé de l’histoire en l’adaptant tout d’abord librement, mais sobrement. Pour l’exploiter ensuite toujours plus, en lui donnant des suites et des origines. Et ce, grâce au triomphe dans les salles du premier film de la saga. La Planète des singes (1968) réalisé par Franklin Schaffner.

Lire la rétrospective

La coronarétrospective du cinéma d’anticipation

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les coronarétrospectives du cinéma – Loris S. Musumeci

C’est aujourd’hui un genre du cinéma que nous allons parcourir, un sous-genre plus précisément, un monde, que dis-je… des mondes. Mais aussi le passé de l’humanité, ce que nous vivons à présent et, à partir de cela, les projections pour un futur, plutôt angoissant, qui nous dépassera, qui restera néanmoins la conséquence directe du fil de l’Histoire. De nos choix, de nos crimes, de notre aveuglement.

Lire la suite de la présentation

De «Shining» à «Doctor Sleep»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«– T’es magicien, comme moi?
– Non, je ne suis pas vraiment magicien. J’ai toujours appelé ça le shining.»

Le shining revient. Danny Torrance croyait en être désormais à l’abri. Après les traumatismes de l’enfance, il a enfermé ses peurs pour mener une vie plus ou moins normale. Et normale, sa vie l’est. Même un peu trop. Celui qui, dès son enfance, a le don du shining, lui imposant des visions d’un passé qui le hante, d’un futur qui inquiète, se retrouve encore un peu bourré au petit matin avec une nana qu’il a chevauchée toute la nuit, cocaïne aidant. Alcool aidant. Ce même alcool qui a détruit son père. S’adonnant au même vice, il devient victime de la même possession. Il est dérangé. Par des visions terrifiantes.

Lire la suite de la critique

«Westworld» et l’immortalité

Le Regard Libre N° 42 – Jonas Follonier

La deuxième saison de la série américaine Westworld a été diffusée du 22 avril au 24 juin dernier en langue originale; à un mois d’intervalle environ, RTS Un en a proposé la version sous-titrée en français. Comme la première saison, dont nous avions parlé dans un éditorial daté de janvier 2017, cette nouvelle série d’épisodes a non seulement l’avantage de relever d’une qualité formelle et scénaristique plus que réussie, mais aussi de questionner le téléspectateur sur des problématiques philosophiques brûlantes d’actualité – et passionnantes.

Continuer la lecture de «Westworld» et l’immortalité

The Darkest Minds – Heureusement, nos enfants ne sont pas comme ça

Les mercredis du cinéma – Nicolas Jutzet

Le film de Jennifer Yuh Nelson – connue pour être la réalisatrice de Kung Fu Panda 2 et 3 – est une science fiction. Dans un monde futur, les enfants et les adolescents se mettent à subir des transformations étranges qui obligent l’Etat, incarné par un Président qui souhaite réagir à la situation « en dehors de toute logique politique, il s’agit de nos enfants, de notre futur », à réagir. La situation est grave, même son propre fils est touché. 

Continuer la lecture de The Darkest Minds – Heureusement, nos enfants ne sont pas comme ça