Archives par mot-clé : western

«Sweet Country», un western atypique

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Le film s’ouvre sur de l’eau qui bout. De l’eau qui paraît noire, en raison de la couleur de la casserole. Couleur centrale dans Sweet Country, puisqu’il n’y aura pas d’Indiens ni de grand ouest américain : le western se déroule dans l’Australie des années 1920 et met en scène les tensions raciales de cette époque, entre aborigènes et blancs. Le vocabulaire est rude : « bétail noir », « sale négro », le film ne tarde pas à faire entendre les qualificatifs, rappelant en quelques aspects le dernier Tarantino. Le noir, c’est aussi l’obscurité d’une chambre où se passe un viol.

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Du grand art avec « Cornélius, le meunier hurlant »

Neuchâtel International Fantastic Film Festival – Jonas Follonier

Le mythe du loup-garou revisité en un conte hilarant, puisant dans diverses traditions : projeté dans la catégorie des « Films of the Third Kind » du NIFFF, Cornélius, le meunier hurlant est le premier long-métrage de Yann Le Quellec. Une œuvre complète et virtuose.

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« Solo : A Star Wars Story »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Qi’Ra, je reviendrai, je reviendrai ! »

La planète Corellia est sale, industrielle, sombre et grave. Elle n’inspire aucune confiance ni bien-être. La vie y est triste et difficile. Han est encore bien jeune. Il vit sur cette planète, au service d’une mafia sordide qui s’exécute bêtement aux ordres du monstre Lady Proxima. Qi’Ra, sa compagne, partage cette condition misérable. Mais les deux jeunes ne sont pas au bout de leurs espoirs. Han parvient à tuer par une ruse spectaculaire Lady Proxima et fuit ses sbires avec Qi’Ra. Une fois arrivés au port d’embarquement, les deux réussissent à obtenir un billet pour quitter la planète grâce à une fiole de la très précieuse substance de coaxium.

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« Hostiles », le plus grand western de notre siècle

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Joseph Blocker, capitaine de cavalerie, reçoit la mission d’escorter un chef de guerre Cheyenne, un assassin ayant toutefois purgé sa peine, dans son Montana natal, quelque part dans la Vallée des Ours. Difficile pour ces antiques ennemis de faire route commune et d’affronter les obstacles qui vont s’imposer à eux. Western classique de part en part et cependant chargé d’une forte identité singulière, Hostiles est un véritable événement du septième art.

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« Five Fingers for Marseilles »

Festival International de Films de Fribourg – Loris S. Musumeci

« Il faut s’armer ; il faut qu’ils nous craignent. »

Marseilles, un village d’Afrique du Sud, où « cinq enfants luttaient pour la liberté ». Des policiers blancs semaient la terreur. L’un des cinq, Tau, apprit à tuer ; par besoin de vengeance, par soif de justice. Il finit en prison. Vingt plus tard, il en sort et revient au village. La situation ne s’y est guère améliorée. Les citoyens vivent dans la souffrance permanente de savoir leur petite Marseilles étouffée de corruption.

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« Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Vous devez être la mère d’Angela Hayes. »

Il y a neuf mois, tout près de la ville d’Ebbing, dans le Missouri, Angela Hayes a été violée puis assassinée. L’enquête n’a rien révélé. Le criminel rôde toujours sans encombre ; la mémoire de la jeune victime reste sans justice. Sa mère, Mildred Hayes (Frances McDormand), ne l’accepte pas. D’autant que les policiers semblent davantage préoccupés à discriminer les Noirs ou à se balader la mine fière. Mildred rassemble alors ses quelques économies pour louer trois énormes panneaux sur la route du sinistre.

« Violée pendant qu’elle agonisait », affiche le premier, en lettres capitales sur fond orange agressif. Les deux autres interpellent le manque de sérieux de la police en visant directement le shérif Willoughby (Woody Harrelson). Ce dernier, très respecté de tous ses concitoyens, accueille mal l’attaque à son égard. Il est d’ailleurs en phase terminale de son cancer. La situation aussi délicate que passionnelle attire à Mildred l’inimitié des différentes autorités de la ville. Tout spécialement celle de l’officier Dixon (Sam Rockwell), qui prend l’attaque à cœur et veut faire de la vie de la mère vengeresse un cauchemar. Mais il s’affronte à une dure à cuire, prête à la riposte.

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Western et mélancolie : « Lucky »

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Jamais aucun film n’avait réussi à capter cette atmosphère-là. En un tour de force admirable, John Carroll Lynch signe un long-métrage qui restera comme la première trace d’un nouveau genre, mais aussi la dernière. Lucky est une œuvre complète et réunit tous les ingrédients pour allier western et mélancolie. Notre article grand format.

Lucky est la première réalisation de John Carroll Lynch, un acteur déjà confirmé dans le cinéma américain, qui a tourné auprès des plus grands, à l’instar de Clint Eastwood. Avec ce premier long-métrage s’inscrivant dans le cinéma indépendant, Lynch s’empare d’un genre qu’il est tant difficile de renouveler, défi qu’il relève néanmoins avec succès : le western.

Il y a un fait qu’on ne peut pas négliger. L’acteur nonagénaire se trouvant au centre de Lucky, portant d’ailleurs le même nom, qui est son sujet comme son objet, est décédé le 15 septembre, entre la fin du tournage et la sortie du film. Moi-même, je ne le savais pas au moment de la projection. Mais à l’écriture de cette critique, cette dimension funèbre prend tout son sens et son importance, car nous avons bien affaire à un film hommage. Continuer la lecture de Western et mélancolie : « Lucky »