Archives par mot-clé : western

«La ballade de Buster Scruggs», une chouette ballade des frères Cohen

Le Netflix & chill du samedi – Ivan Garcia

Lorsque les réalisateurs de No Country for Old Men s’attaquent au genre du western, ça fait des étincelles. En revisitant les mythes que l’on a sur le Far West à travers la forme du conte, La ballade de Buster Scruggs s’avère une pépite d’or(iginalité) : ce film a le mérite d’amuser et de nous confronter à la mort. A nous de trouver les ressources pour y faire face. En route vers l’Ouest, compagnons!

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«La tentation» deviendra un western tragique et social

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

Les romans auxquels le prix Médicis est attribué ne sont pas réputés pour leur facilité d’accès. Mais pour leur qualité, leur originalité, leur travail sur la langue, leur recherche littéraire. Ce fut le cas il y a deux ans pour Tiens ferme ta couronne de Yannick Haenel, un chef-d’œuvre à mon regard. Ce fut également le cas il y a un an pour le récit autobiographique du grand Pierre Guyotat Idiotie, qui m’a laissé perplexe sans me laisser remettre en question sa richesse. Ce fut le cas en novembre dernier pour La tentation de Luc Lang. Un roman de lutte. Un écrit sanguin. Une fin sanguinolente.

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Rastignac au pays des cow-boys

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Un jeune loup de la finance se lance dans l’acquisition d’un ancien site sidérurgique à l’abandon pour le compte d’un prince arabe. Mais, dans une Amérique profonde, les étrangers font peur. A force de toucher au patrimoine, l’homme d’affaires se trouve aux prises avec les cow-boys de la contrée. Un western moderne doublé d’une enquête policière qui entraîne le lectorat au sein de cette Rust Belt [ceinture de la rouille] qui a tant fait parlé d’elle à travers Donald Trump.  

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Avec «La Mule», Clint Eastwood n’a plus rien à prouver

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Dix ans après Gran Torino, Clint Eastwood (88 ans) revient à l’écran avec La Mule, dont il assure également la réalisation. Coup de projecteur sur un coup de maître, à voir de toute urgence.

Earl Stone est un octogénaire ayant passé sa vie dans l’horticulture. Les orchidées constituent sa passion au point qu’il leur a consacré tout son temps, au détriment de sa famille. Sa fille ne lui parle plus depuis des années, son ex-épouse est totalement dévastée elle aussi. Ruiné et solitaire, le vieil homme accepte alors un petit boulot qui ne lui demande en apparence que de faire le chauffeur. Sauf que son coffre contient de la cocaïne, et qu’il devient, d’abord sans le savoir, la mule d’un des plus grands cartels de drogue du Mexique. S’ensuivent pour Earl une dizaine de courses plus dangereuses les unes que les autres, un séjour chez le grand boss du cartel, prostituées et viagra inclus, une partie de cache-cache avec le FBI et, surtout, une tentative de rattraper le passé avec ses proches.

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«Les Frères Sisters»: le bon, la brute et la Nature

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Deux frères, le Far West et la lumière. Le Français Jacques Audiard présente Les Frères Sisters. Il se rapproche du blockbuster, sans que son film ne le devienne. Il a un pied dans les codes du western et l’autre dans ceux de l’esthétique visuelle. Une aventure dans laquelle de la brutalité naît une forme de fraternité.

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«Sweet Country», un western atypique

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Le film s’ouvre sur de l’eau qui bout. De l’eau qui paraît noire, en raison de la couleur de la casserole. Couleur centrale dans Sweet Country, puisqu’il n’y aura pas d’Indiens ni de grand ouest américain : le western se déroule dans l’Australie des années 1920 et met en scène les tensions raciales de cette époque, entre aborigènes et blancs. Le vocabulaire est rude : « bétail noir », « sale négro », le film ne tarde pas à faire entendre les qualificatifs, rappelant en quelques aspects le dernier Tarantino. Le noir, c’est aussi l’obscurité d’une chambre où se passe un viol.

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Du grand art avec « Cornélius, le meunier hurlant »

Neuchâtel International Fantastic Film Festival – Jonas Follonier

Le mythe du loup-garou revisité en un conte hilarant, puisant dans diverses traditions : projeté dans la catégorie des « Films of the Third Kind » du NIFFF, Cornélius, le meunier hurlant est le premier long-métrage de Yann Le Quellec. Une œuvre complète et virtuose.

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« Solo : A Star Wars Story »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Qi’Ra, je reviendrai, je reviendrai ! »

La planète Corellia est sale, industrielle, sombre et grave. Elle n’inspire aucune confiance ni bien-être. La vie y est triste et difficile. Han est encore bien jeune. Il vit sur cette planète, au service d’une mafia sordide qui s’exécute bêtement aux ordres du monstre Lady Proxima. Qi’Ra, sa compagne, partage cette condition misérable. Mais les deux jeunes ne sont pas au bout de leurs espoirs. Han parvient à tuer par une ruse spectaculaire Lady Proxima et fuit ses sbires avec Qi’Ra. Une fois arrivés au port d’embarquement, les deux réussissent à obtenir un billet pour quitter la planète grâce à une fiole de la très précieuse substance de coaxium.

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«Hostiles», le plus grand western de notre siècle

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Joseph Blocker, capitaine de cavalerie, reçoit la mission d’escorter un chef de guerre Cheyenne, un assassin ayant toutefois purgé sa peine, dans son Montana natal, quelque part dans la Vallée des Ours. Difficile pour ces antiques ennemis de faire route commune et d’affronter les obstacles qui vont s’imposer à eux. Western classique de part en part et cependant chargé d’une forte identité singulière, Hostiles est un véritable événement du septième art.

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« Five Fingers for Marseilles »

Festival International de Films de Fribourg – Loris S. Musumeci

« Il faut s’armer ; il faut qu’ils nous craignent. »

Marseilles, un village d’Afrique du Sud, où « cinq enfants luttaient pour la liberté ». Des policiers blancs semaient la terreur. L’un des cinq, Tau, apprit à tuer ; par besoin de vengeance, par soif de justice. Il finit en prison. Vingt plus tard, il en sort et revient au village. La situation ne s’y est guère améliorée. Les citoyens vivent dans la souffrance permanente de savoir leur petite Marseilles étouffée de corruption.

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