Archives par mot-clé : kelly lambiel

«Réminiscence» laissera-t-il une trace?

Les mercredis du cinéma Kelly Lambiel

Une ville ravagée par les eaux et une curieuse machine à souvenirs. Un protagoniste torturé et une mystérieuse femme fatale. Science-fiction ou film noir? Pour son premier long-métrage, entre la nostalgie des vieux polars qu’elle affectionne particulièrement et l’ambiance futuriste qui l’a fait connaître à travers la série Westworld, Lisa Joy ne tranche pas. Même si l’image est particulièrement soignée et l’association des genres surprenante, l’intrigue de Réminiscence s’avère n’être finalement ni tout à fait quelconque, ni tout à fait originale.

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«Annette» (d)étonne

Les mercredis du cinéma Kelly Lambiel

Après neuf ans d’absence, Leos Carax ouvre le 74e Festival de Cannes avec un véritable feu d’artifice. Annette, son sixième long-métrage, porté par Marion Cotillard et Adam Driver, est en quelque sorte à son image: avant-gardiste et poétique pour certains, grotesque et ennuyeux pour d’autres. A mi-chemin entre la comédie musicale tragique, sombre, et l’opéra rock excentrique, lumineux, il possède en tout cas le mérite de ne pas laisser indifférent.

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«Promising Young Woman» tient ses promesses

Les plateformes ciné du samedi – Kelly Lambiel

Oscar du meilleur scénario original, nommé à quatre reprises aux Golden Globes et Prix du meilleur film britannique aux BAFTA, Promising Young Woman, réalisé par Emerald Fennell et produit, entre autres, par Margot Robbie, jouit déjà, avant sa sortie en salle, d’une jolie réputation. La bande-annonce est intrigante, colorée, sucrée; le propos sérieux, sombre, inquiétant. Une proposition alléchante, gourmande, mais la confiserie est-elle à la hauteur de l’emballage?

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«Sky Rojo» et nuages menaçants

Les plateformes ciné du samedi – Kelly Lambiel

De bon augure le soir, un ciel rouge est plutôt signe de mauvais présage le matin. A l’image du dicton, la nouvelle série Netflix, «Sky Rojo», séduit au premier abord, rend perplexe dans un second temps. Sexy au coucher, dérangeante au réveil; attrayante dans la nuit, déplaisante à la lumière du jour. Où se situe le malaise?

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«Je veux juste en finir», moi aussi

Les plateformes ciné du samedi – Kelly Lambiel

Thriller psychologique? Film d’horreur? Road movie cauchemardesque? Film d’auteur? Aucune idée. Perché? Profond? Ennuyeux? Poétique? Je ne sais pas. Moi aussi Je voulais juste en finir. Mais pourquoi? Parce que j’ai aimé ça? Je n’irais pas jusque-là. Parce que j’ai détesté ça? Non, je ne crois pas.

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«Le jeu de la dame» doit beaucoup à sa reine

Article inédit – Kelly Lambiel

Taciturne et exigeante, Beth Harmon l’est depuis son plus jeune âge. C’est le regard affirmé et perçant que l’orpheline lance un ferme «apprenez moi à jouer», ne laissant finalement au vieux Mr. Shaibel, d’abord peu enclin à jouer avec «une petite fille», que peu de chances de refuser. Et très rapidement, l’élève finit par surpasser le maître. Puis les maîtres. C’est qu’elle impressionne, elle déstabilise. Alors qu’elle n’y comprend encore pas grand-chose, après n’avoir observé qu’une ou deux fois, de loin, le vieux gardien jouer au sous-sol, elle sait déjà. Elle voit. Les cases ne portent pas encore de noms, les parades lui sont totalement inconnues et la dame n’est pour le moment qu’une «grande pièce qui peut aller partout», mais elle apprend vite. Bientôt, c’est elle qui ira partout.

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«Tenet»: on n’était pas prêt!

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Comme l’indique son titre, palindrome issu du carré de Sator retrouvé dans les ruines de Pompéi, Tenet s’évertue à nous balader dans tous les sens. Sitôt qu’on pense avoir saisi quelques clefs de compréhension, voilà qu’elles nous échappent et c’est le retour à la case «départ». Temporalités superposées, espionnage, personnages énigmatiques, théories scientifiques, effet spéciaux inédits, c’est du grand Nolan, certes, mais aussi un véritable défi intellectuel. «Prise de tête», me corrigeront certains.

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«The Peanut Butter Falcon» ne compte pas pour des cacahuètes

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Un trio atypique, quelques miles à parcourir (sur l’eau, certes) et un rêve à réaliser. C’est là la définition presque parfaite d’un road movie comme on les aime. Ode à la liberté, The Peanut Butter Falcon ne marquera probablement pas l’histoire du cinéma mais possède ce qu’il faut pour se faire une petite place dans les cœurs.

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«Virgin Suicides», ou le spleen des Lisbon

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Sofia Coppola – Kelly Lambiel

Etre le «fils de» est une carte de visite à double tranchant. Les portes s’ouvrent, mais ou l’on se fait son propre nom, ou l’on se colle une étiquette. Etre la «fille de», à Hollywood, quand son père n’est autre que le grand Francis Ford Coppola, et vouloir adapter, pour son premier long-métrage, un roman qui parle du suicide de cinq adolescentes, est une mission kamikaze. Une entrée pourtant réussie, explosive de douceur et de mélancolie, qui offre à Sofia Coppola une place méritée dans le monde du cinéma.

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