Archives par mot-clé : kelly lambiel

«Le jeu de la dame» doit beaucoup à sa reine

Article inédit – Kelly Lambiel

Taciturne et exigeante, Beth Harmon l’est depuis son plus jeune âge. C’est le regard affirmé et perçant que l’orpheline lance un ferme «apprenez moi à jouer», ne laissant finalement au vieux Mr. Shaibel, d’abord peu enclin à jouer avec «une petite fille», que peu de chances de refuser. Et très rapidement, l’élève finit par surpasser le maître. Puis les maîtres. C’est qu’elle impressionne, elle déstabilise. Alors qu’elle n’y comprend encore pas grand-chose, après n’avoir observé qu’une ou deux fois, de loin, le vieux gardien jouer au sous-sol, elle sait déjà. Elle voit. Les cases ne portent pas encore de noms, les parades lui sont totalement inconnues et la dame n’est pour le moment qu’une «grande pièce qui peut aller partout», mais elle apprend vite. Bientôt, c’est elle qui ira partout.

Lire la suite de la critique (en libre accès)

«Tenet»: on n’était pas prêt!

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Comme l’indique son titre, palindrome issu du carré de Sator retrouvé dans les ruines de Pompéi, Tenet s’évertue à nous balader dans tous les sens. Sitôt qu’on pense avoir saisi quelques clefs de compréhension, voilà qu’elles nous échappent et c’est le retour à la case «départ». Temporalités superposées, espionnage, personnages énigmatiques, théories scientifiques, effet spéciaux inédits, c’est du grand Nolan, certes, mais aussi un véritable défi intellectuel. «Prise de tête», me corrigeront certains.

Lire la critique

«The Peanut Butter Falcon» ne compte pas pour des cacahuètes

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Un trio atypique, quelques miles à parcourir (sur l’eau, certes) et un rêve à réaliser. C’est là la définition presque parfaite d’un road movie comme on les aime. Ode à la liberté, The Peanut Butter Falcon ne marquera probablement pas l’histoire du cinéma mais possède ce qu’il faut pour se faire une petite place dans les cœurs.

Lire la critique

«Virgin Suicides», ou le spleen des Lisbon

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Sofia Coppola – Kelly Lambiel

Etre le «fils de» est une carte de visite à double tranchant. Les portes s’ouvrent, mais ou l’on se fait son propre nom, ou l’on se colle une étiquette. Etre la «fille de», à Hollywood, quand son père n’est autre que le grand Francis Ford Coppola, et vouloir adapter, pour son premier long-métrage, un roman qui parle du suicide de cinq adolescentes, est une mission kamikaze. Une entrée pourtant réussie, explosive de douceur et de mélancolie, qui offre à Sofia Coppola une place méritée dans le monde du cinéma.

Lire la rétrospective

«Scarface», bien plus qu’un film de gangster

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les gangsters au cinéma – Kelly Lambiel

Tony Montana, son aplomb, sa paranoïa, son insolence. Un personnage qu’on ne présente plus et un film dont le destin, imitant la trajectoire de son protagoniste principal, aurait pu être bien différent. A peine sorti, Scarface dérange, choque par sa violence, n’obtient pas que des éloges. Au fil des années, il finit pourtant par devenir incontournable et se faire une place aux côtés des plus grands titres du genre comme Le Parrain ou Les Affranchis.

Lire la rétrospective

Il faut revoir «Roméo + Juliette» car jamais adaptation ne fut plus transcendante que celle de Baz Lurhmann

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Leonardo DiCaprio – Kelly Lambiel

Pour la faire courte: c’est la plus belle histoire d’amour de tous les temps, contée par l’un des plus grands dramaturges toute époque et pays confondus, mise en images par un réalisateur qui signe ici un coup de génie et portée par la beauté et le talent inégalables de Leonardo DiCaprio. Attention, chef-d’œuvre.

Lire la rétrospective

«Du soleil plein la tête» nous apprend qu’aimer est un art… et titrer aussi!

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: L’amour au cinéma – Kelly Lambiel

Jamais intitulé n’aura aussi peu flatté ni décrit l’œuvre dont il est l’emblème. Heureusement, c’est sous son appellation anglaise qu’Eternal Sunshine of the Spotless Mind s’est fait connaître et apparaît aujourd’hui encore dans les nombreuses listes plus ou moins officielles et toutes relatives des «films à voir une fois dans sa vie». C’est sous ce titre également dont la traduction littérale est «éclat éternel de l’esprit immaculé» (là on est d’accord) qu’il a su se faire une place à part dans une catégorie pour le moins fournie et souvent gnangnan, celle des films d’amour.

Lire la rétrospective

Fascinante «Rebecca»

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Tout savoir sur Hitchcock aujourd’hui avec Le Regard Libre – Kelly Lambiel

Si Psychose, Les Oiseaux ou Vertigo comptent parmi les titres les plus souvent cités lorsque l’on évoque son exceptionnelle filmographie, avant de devenir le «maître du suspense», Alfred Hitchcock doit se faire une place aux USA. Son premier film américain porte les influences gothiques de son Angleterre natale tout en laissant transparaître son inéluctable penchant pour le noir. Une production hybride, accouchée dans la douleur, mais qui lui ouvrira les portes d’Hollywood puisque Rebecca obtiendra l’Oscar du meilleur film en 1941.

Lire la rétrospective

«En avant», les yeux tournés vers le passé

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Depuis Toy Story en 1995, chaque sortie Pixar est un véritable événement. Il suffit de citer quelques titres parmi les plus populaires comme l’hilarant Monstre & Cie, le touchant Coco ou le visuellement impressionnant Les Indestructibles 2 pour se dire que dans ces studios, il y a de véritables magiciens. Mais dans En avant, dernier né de la franchise à la lampe Luxo, à mi-chemin entre heroic fantasy et conte de fées, la magie opère-t-elle vraiment?

Lire la critique

«The Gentlemen»: une affaire de gangsters et de bonnes manières

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Ne vous laissez pas duper par leur langage policé, leurs costumes parfaitement coupés et leurs tasses de thé; ils ne sont pas là pour jouer. Sous leurs airs de lords anglais, dans une narration parfaitement menée, barons de la drogue et petites frappes s’allient, se trahissent, se cherchent et, souvent, se trouvent. Une écriture mordante, doublée d’une réalisation ingénieuse et d’un jeu efficace permettent à Guy Ritchie d’opérer, après quelques déceptions, un retour remarqué.

Lire la critique