Archives par mot-clé : kelly lambiel

«En avant», les yeux tournés vers le passé

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Depuis Toy Story en 1995, chaque sortie Pixar est un véritable événement. Il suffit de citer quelques titres parmi les plus populaires comme l’hilarant Monstre & Cie, le touchant Coco ou le visuellement impressionnant Les Indestructibles 2 pour se dire que dans ces studios, il y a de véritables magiciens. Mais dans En avant, dernier né de la franchise à la lampe Luxo, à mi-chemin entre heroic fantasy et conte de fées, la magie opère-t-elle vraiment?

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«The Gentlemen»: une affaire de gangsters et de bonnes manières

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Ne vous laissez pas duper par leur langage policé, leurs costumes parfaitement coupés et leurs tasses de thé; ils ne sont pas là pour jouer. Sous leurs airs de lords anglais, dans une narration parfaitement menée, barons de la drogue et petites frappes s’allient, se trahissent, se cherchent et, souvent, se trouvent. Une écriture mordante, doublée d’une réalisation ingénieuse et d’un jeu efficace permettent à Guy Ritchie d’opérer, après quelques déceptions, un retour remarqué.

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«Scandale»: beaucoup d’agitation, peu de bruit

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Le timing est parfait, on ne peut le nier. Alors que Harvey Weinstein comparaît en justice et que le procès de destitution de Donald Trump a débuté, Scandale, qui relate des faits réels ayant défrayé la chronique américaine en 2016, paraît sur nos écrans. Depuis maintenant quelques années, Hollywood s’approprie fréquemment les frasques politiques ou financières des grands de ce monde. Et, en parallèle, le féminisme teinte de façon toujours plus forte le cinéma actuel. Jay Roach propose ici de réunir ces deux tendances pour enfin placer la phallocratie au cœur d’une œuvre cinématographique. Une première – il me semble – nécessaire et qui ouvrira la voie à d’autres – je l’espère – pourvue de certaines qualités mais aussi de défauts certains.

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«Cat(s)»astrophe!

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Des chansons entraînantes, des fourrures plus ou moins hirsutes et des chorégraphies virevoltantes. Nul doute, nous voici face à l’adaptation cinématographique de la très célèbre comédie musicale Cats. Pas vraiment fan du genre en question, mais consciente du succès rencontré par cette production londonienne ayant su conquérir Broadway puis le monde, me voilà intriguée par ce que cette mise en images a à offrir. Appelons un chat un chat, si je n’en suis pas sortie les poils hérissés, je ne peux cependant pas dire que j’aie été emportée.

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«Last (but not least?) Christmas»

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Bien que les magasins l’annoncent depuis le mois d’octobre déjà, chaque année quand vient décembre, je me laisse volontiers aller, je l’avoue, à l’un de mes plaisirs coupables favori: chaussettes en laine, chocolat chaud, biscuits à la cannelle et film de Noël. Cliché me direz-vous? Totalement. Mais j’assume. C’est pourquoi lorsque la bande-annonce de Last Christmas est sortie, je me suis dit: si quelqu’un à la rubrique doit avoir cette chanson dans la tête jusqu’au 24, c’est bien moi! L’air restera mais les images?

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Ah! «La belle époque»!

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Avec ce deuxième film présenté hors compétition au festival de Cannes, Nicolas Bedos nous prouve que malgré son peu d’expérience, il a déjà l’étoffe d’un grand cinéaste. Et ce, pas seulement parce qu’il fait preuve de talent en écrivant et en réalisant à la fois. Ou parce que, comme c’est le cas pour tous les audacieux, sa personne ou sa plume, c’est selon, suscitent la controverse. Ni même, enfin, parce qu’on voit déjà poindre le tourment de l’artiste qui s’évertue à épuiser certaines obsessions et thématiques récurrentes. S’il gagne nos faveurs, c’est avant tout parce que ses comédies aigres-douces sont à l’image de la vie, drôlement tristes et tristement belles.

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«Le milieu de l’horizon», au carrefour d’une vie

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Adapter un roman est aujourd’hui chose courante au cinéma. Mais porter à l’écran un livre récompensé par plusieurs prix littéraires en n’ayant soi-même qu’un long-métrage au compteur, c’est plutôt ambitieux. De l’auteur à l’acteur principal, en passant par l’équipe de production et la réalisatrice, Le milieu de l’horizon est un produit helvétique (presque) pur souche qui, emprunt de couleur locale, parvient à s’ouvrir sur des thématiques actuelles et, surtout, profondément universelles.

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«Un jour de pluie à New York», une agréable petite bruine d’été

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Initialement prévu pour 2018, alors qu’on le croyait enterré suite aux accusations d’agressions sexuelles qui pèsent sur son réalisateur Woody Allen, Un jour de pluie à New York arrive dans les salles obscures. Et, même si l’affaire relancée par le mouvement #MeToo date de 2013, pour le spectateur, la situation est délicate. Doit-on boycotter le cinéaste et son œuvre, à l’instar de certains protagonistes qui, selon la rumeur, auraient reversé l’intégralité du salaire perçu à une association venant en aide aux victimes de harcèlement sexuel? Ou, à l’inverse, tabler sur la présomption d’innocence dont jouit encore l’accusé puisque, jusqu’ici, aucune inculpation n’a pu véritablement être établie?

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«Roubaix, une lumière», ou la parfaite illustration de l’oxymore

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Lorsque l’on a pour habitude de présenter ses réalisations au festival de Cannes, il ne faut pas s’étonner qu’elles finissent par être rangées dans la catégorie «films d’auteur». Une étiquette qui colle plutôt bien à l’œuvre d’Arnaud Desplechin, même si elle se trouve être quelque peu réductrice. Avec des longs-métrages tels que Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle), Ester Kahn, Un conte de Noël ou La Sentinelle,le réalisateur a prouvé, à plusieurs reprises, être capable d’explorer différents styles et registres. Avec Roubaix, une lumière, bien que fidèle à certaines thématiques, c’est au genre du réalisme poétique qu’il s’essaie, non sans une certaine virtuosité.

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«A deux mètres de toi», et à mille lieues de ce à quoi je m’attendais

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Elle est jolie, intelligente, vierge, a de sympathiques copines, un meilleur ami gay, met un point d’honneur à tout bien faire et vient d’une famille déchirée mais aimante. Il est ténébreux, un peu artiste, cache une profonde sensibilité et des blessures inguérissables derrière ses discours sarcastiques et nihilistes. Dans l’univers des histoires romantiques pour adolescents, ces deux-là étaient forcément destinés à se rencontrer, voués à s’aimer. Un premier contact difficile, quelques allusions sexuelles, une complicité qui se crée au fil de nombreuses conversations malgré les différences…

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