Archives par mot-clé : racisme

«Un Américain en enfer», un conte diablement original

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Décidément morts trop tôt, deux Américains, un Noir et un Blanc, atterrissent en enfer et passent leur temps à travailler et à étudier. Mais ils n’ont qu’une envie: s’échapper de ce trou perdu pour revenir en Amérique et contribuer à faire du pays un lieu meilleur, allant même jusqu’à berner le Diable, grand partisan de la «modernisation de l’enfer» et adepte de picole et d’orgies. Un récit original qui, grâce à sa légèreté et son style comique, nous enseigne quelques leçons sur le racisme.

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Au Liban avec Sophie Woeldgen: Petits arrangements affectifs

CHRONIQUE, Sophie Woeldgen | C’est une histoire banale au Liban. Celle d’une fille qui passe d’une dépendance à une autre. De celle de son propriétaire à celle d’un mari. Mais Sandra, un petit sourire timide au coin des lèvres, le regard fuyant, se dit heureuse. Originaire de Madagascar, elle a rencontré un Libanais, un musulman, qui veut l’épouser. En contrepartie, elle doit se couvrir et ne peut plus sortir comme elle le souhaite. Des conditions que ses compatriotes trouvent normales: il l’aide financièrement et lui permet d’envoyer de l’argent à sa famille restée au pays.

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«La haine et la vengeance ne seront jamais pour moi»

Le Regard Libre N° 73 – Tribune de Max Lobe

Le romancier suisse d’origine camerounaise, multilingue et auteur notamment de 39 rue de Berne (2013), Loin de Douala (2018) et La Promesse de Sa Phall’Excellence (2021), publie une tribune en réaction aux dernières manifestations d’anti-racisme… raciste (voir édito de Jonas Follonier).

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«La Mission»: un western propret

Les plateformes ciné du samedi – Alice Bruxelle

La Mission, sorti le 10 février dernier sur la plateforme Netflix, est le premier essai de Paul Greengrass au genre du western. Le résultat est très mitigé. Alors qu’il se pare d’airs faussement humanistes, le long-métrage se caractérise plus par un manichéisme aux relents simplistes. Tom Hanks peine à le sauver.

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«L’Etranger» de Camus: et si le procès de Meursault n’était pas le bon…

Les bouquins du mardi – La rétrospective – Anais Sierro

Pour la jeune femme que je suis, quelque peu perdue et extérieure à ce monde, la lecture de L’Etranger de Camus a sonné comme ma plus grande révélation littéraire. Un bouleversement de vie! A l’heure où La Peste a été relue par des milliers de lecteurs et remise au goût du jour «Covid-19», il m’était important de mettre en lumière cet autre chef-d’œuvre camusien. Parfois couvert d’un grossier dédain. Or, nous qui sommes tant nombreux à l’avoir étudié lors de nos années d’études, oublions nos manuels scolaires le temps d’une critique, le temps d’une audace. Laissons, en partie, de côté le procès de Meursault, criminel de ne guère éprouver d’émotions. Et appelons à la barre l’accusé pour incitation au meurtre et à l’apathie : le soleil.

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La justice sociale, une justice?

En mai dernier, lors d’un discours en vidéoconférence qui prenait pour thème le financement du développement des pays pauvres, notre actuelle Présidente Simonetta Sommaruga a défendu son projet de société globale: moins inégale, plus durable et mieux capable de relever les défis que traînent à leur suite les changements sociétaux, au rang desquels la pandémie actuelle et le changement climatique. Mais si cette intervention banale m’a frappé, c’est qu’elle désirait aussi que le monde de demain fût… plus juste! Par-là, la conseillère fédérale socialiste n’entendait pas vraiment parler de justice, mais de justice sociale. Qu’est-ce donc que cette notion que l’on croise si souvent? Peut-elle entretenir un rapport avec la justice traditionnelle?

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Afrique: l’histoire qu’on lui refuse

Le Regard Libre N° 65 – Clément Guntern

Dossier «Afrique en mutation»

A l’occasion des premiers contacts des explorateurs et marchands occidentaux avec les populations africaines est née l’idée, encore trop répandue aujourd’hui, que l’Afrique n’avait pas d’histoire. A la faveur des mouvements antiracistes et postcoloniaux actuels, les périodes de la traite transatlantique des esclaves et de la colonisation prennent progressivement de l’importance; au risque d’y résumer l’histoire du continent.

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Alain Soral, d’«extrême droite» et puis c’est tout?

Article inédit – Antoine Menusier

Le polémiste français condamné pour antisémitisme, désormais poursuivi pour racisme, est-il vraiment l’exemple type du penseur d’ultra-droite? N’y a-t-il pas aussi un peu de gauche dans son brouet? Des enjeux pour la définition des extrêmes, à l’heure d’un progressisme aux accents parfois totalitaires. 

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De Niro et Machiavel dans: «Il était une fois le Bronx»

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les gangsters au cinéma – Antoine Bernhard

Après presque trente ans d’expérience comme acteur, De Niro endosse en 1993, pour la première fois de sa carrière, le rôle de réalisateur. Dans Il était une fois le Bronx, il pousse la prouesse jusqu’au bout, et assume l’un des trois rôles principaux de son propre film. La performance est remarquable, le film l’est tout autant. Penchons-nous sur l’un des deux seuls films réalisés par un géant d’Hollywood.

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«La Planète des singes», une histoire racontée par sa musique et ses bruits angoissants

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: La coronarétrospective du cinéma d’anticipation Loris S. Musumeci

La Planète des singes est devenu une véritable planète. Autour de laquelle gravitent différentes productions cinématographiques en plusieurs séries, des bandes dessinées, des études, des commentaires, en somme toute une littérature, une culture. Mais tout est parti du roman à succès de Pierre Boulle, sorti en 1963. Dès lors, Hollywood s’est emparé de l’histoire en l’adaptant tout d’abord librement, mais sobrement. Pour l’exploiter ensuite toujours plus, en lui donnant des suites et des origines. Et ce, grâce au triomphe dans les salles du premier film de la saga. La Planète des singes (1968) réalisé par Franklin Schaffner.

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