Archives par mot-clé : drame

Mise en scène sibylline

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Sibyl est une femme qui a tout pour bien faire: ancienne romancière à succès reconvertie en psychanalyste, elle est mère de deux enfants et vit avec son mec dans un bel appartement. Mais son envie d’écrire s’approche comme une ombre inquiétante et menace sa vie bien rangée.

Lire la critique

La complainte du guerrier

Le Regard Libre N° 49 – Ivan Garcia

La nouvelle création de Frédéric Fisbach et Dieudonné Niangouna, Et Dieu ne pesait pas lourd…, a été présentée au Théâtre de Vidy entre le 19 et le 21 février 2019. Composé de vociférations énergiques, le drame met en scène le vaste réquisitoire d’un homme face à un monde corrompu.

Lire l’article

«Cœurs ennemis»: la justesse des sentiments

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz & Virginia Eufemi

Hambourg, 1945. La guerre est finie, les Alliés tentent d’instaurer l’ordre dans une Allemagne qui n’est plus que cendres et débris. Les gens ont faim et les révoltes se succèdent, tandis que les corps sont encore chauds sous les décombres. 

Continuer la lecture de «Cœurs ennemis»: la justesse des sentiments

«What they had»: l’alzheimer qui morcelle

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

La mère de Bridget, atteinte d’alzheimer, sort et se perd dans la ville un soir de blizzard. Inquiet, le père de Bridget appelle le frère de cette dernière, qui les rejoint ensuite. Sa mère sera vite retrouvée, mais la décision de la mettre ou non dans un hôpital plane au-dessus de la famille. Et réveillant les rancunes, entreprend de la déchirer.

Lire la critique

«Destroyer»: Pourquoi un accueil si Mitigé?

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

Dans le regard d’un bleu plus froid que celui des mers arctiques d’Erin Bell (Nicole Kidman), peu de choses se lisent. Une gueule de bois et de la détresse, à la rigueur. Lorsqu’elle sort de sa voiture et se traîne sur la scène d’un crime récent, cette inspectrice du LAPD fait pitié à voir. Penchée sur le cadavre d’un homme marqué d’un tatouage sur la nuque, son attention paraît bien loin du chemin en terre battue longeant un canal de Los Angeles. Un billet de banque taché d’encre et les contacts d’une vie passée pour seuls indices, elle se jette sur les routes en bitume et celles, plus sinueuses, d’un passé aux lourdes conséquences.

Continuer la lecture de «Destroyer»: Pourquoi un accueil si Mitigé?

«Sang Froid» ni loi

Les mercredis du cinéma – Melisa Oriol

Un père aimant, un meurtre, un cartel de drogue, de la neige, des armes, du sang, des morts, encore de la neige, des indiens, encore plus de morts… tout porterait à croire que Sang Froidd’Hans Petter Moland, est un film de vengeance et de gangsters réchauffé sans nulle originalité. Et pourtant ! Devant la beauté des images et face à un humour noir tout à fait assumé, impossible de rester de glace.

Continuer la lecture de «Sang Froid» ni loi

«The Wife»: amour courtois

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

Alors qu’il se voit décerner le prix Nobel de littérature, Joseph Castleman et son épouse Joan exultent. Mais sous les apparences convenues du couple règnent des non-dits, des mensonges et des secrets. De la rancœur aussi. Un ensemble de choses – leur histoire finalement – qui va venir colorer et alourdir ce qui devait pourtant être vécu comme un triomphe. 

Continuer la lecture de «The Wife»: amour courtois

«My Beautiful Boy», a beautiful movie

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

My beautiful boy est un film touchant, subtil et bien réalisé qu’il serait très dommage de manquer. Nos impressions.

Ecran noir. Bruit de vagues. Une voix. Celle d’un père confus cherchant des réponses à ses questions. My beautiful boy s’ouvre en plan rapproché sur le visage à la fois inquiet et résigné de David Sheff, interprété par un Steve Carell qui, aussi touchant dans la comédie que dans le drame, déploie ici un jeu tout en sobriété. Il regarde la caméra et, à travers elle, semble s’adresser à la fois au spectateur et à quelqu’un que nous identifions au travers d’une voix-off comme étant un spécialiste des drogues dures. D’un ton ferme, il nous place ainsi d’emblée dans l’action en lançant deux questions: «qu’est-ce que cette merde fait à mon fils et comment je peux l’aider?» Cette ouverture in medias res donne le ton du film et nous invite à entrer dans la confidence et l’intimité d’une relation père-fils aussi inébranlable que fragile.

Lire la suite de la critique

«Monsieur»: quand Cendrillon porte un sari et un rêve

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

Un plan large sur une jeune femme dans une pièce dont la faible luminosité contraste avec l’éclat présent au-dehors. Silencieusement, nous la suivons jusqu’à l’extérieur et découvrons un village de campagne, en Inde. Les couleurs sont terre et sable, l’orange, le bleu et l’argenté des saris sautent aux yeux et on entend les bruits de nature et des éclats de voix. La jeune femme, Rajna, dit au revoir à sa grand-mère et à sa sœur avant de s’installer à l’arrière d’une moto et de commencer son retour à Bombay. Son visage n’affiche ni joie ni tristesse mais plutôt une résignation.

Continuer la lecture de «Monsieur»: quand Cendrillon porte un sari et un rêve

«Pupille»: l’adoption ou la promesse de l’aube

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

Une jeune femme (Leïla Muse) se présente seule à l’accueil d’un hôpital d’une ville française. Elle est enceinte. De combien de semaines exactement? Elle l’ignore. Elle n’a pas voulu de suivi de grossesse. Ce qu’elle sait en revanche, c’est que son accouchement est imminent et que l’enfant qu’elle est sur le point de mettre au monde, elle n’en veut pas. Cet enfant, elle lui donne un nom: Théo. En l’état, le nourrisson ne peut être adopté. Durant deux mois, sa génitrice peut en effet revenir sur sa décision. Il faut donc lui trouver une famille provisoire avant que le Service d’adoption puisse lui trouver, enfin, de vrais parents.

Continuer la lecture de «Pupille»: l’adoption ou la promesse de l’aube