«Nocturne», prophétie insolite

Les plateformes ciné du samedi – Eugène Praz

Le film d’horreur fantastique américain Nocturne (2020), œuvre écrite et réalisée par Zu Quirke et diffusée par Amazon Studios, narre l’histoire ténébreuse et tragique de deux sœurs jumelles pianistes qui étudient au sein de la même académie d’arts. L’une, brillante, admise à Juilliard pour l’année suivante, se voit pourtant dépassée par sa sœur réputée à tort moins talentueuse. La mort récente d’une élève violoniste va changer le destin de la fragile étoile montante du piano, qui a dépassé sa sœur, y compris dans le mal.

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Sur les rails avec Chiara Meichtry-Gonet

ARTICLE LONG FORMAT, Ivan Garcia | Journaliste et écrivaine, équipée d’une spécialisation en logique mathématique, sous-directrice de l’Association Valaisanne des Entrepreneurs (AVE), Chiara Meichtry-Gonet est à la croisée de plusieurs chemins… ou rails, pourrait-on écrire. A l’automne 2020, elle a publié son deuxième roman Mathilde-sous-Gare chez Bernard Campiche. L’occasion pour moi de la rencontrer et d’échanger, lors d’une virée en train et ailleurs, sur son profil singulier et son univers imagé et perturbant.

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Le monde selon Quentin Mouron: Les naturistes

CHRONIQUE, Quentin Mouron | La nature est à la mode. Soins naturels, nourriture biologique, broussailles de poils au torse et au cul, darwinisme social, transphobie orageuse, l’obsession naturiste prend des formes diverses et touche des groupes sociaux hétérogènes, parfois hostiles entre eux. Qu’y a-t-il de commun entre le cadre urbain possédé par la nourriture biologique et l’homophobe bas de plafond qui considère qu’il y a «quelque chose de louche à voir deux mecs se galocher»? Qu’y a-t-il de commun entre celui qui revendique de laisser crever les vieux du coronavirus et celui qui ne «s’épilera jamais nulle part parce que cela n’est pas naturel»? Demandez-leur, ils vous le diront: il n’y a aucun point commun.

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Naître et être «Fille», selon Camille Laurens

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Dans son dernier roman, Camille Laurens aborde l’écart entre naître femme et naître homme. Au travers d’anecdotes marquantes montrant l’écart entre les générations, sa narratrice raconte ce qui la différencie ou la rapproche du sexe masculin. Le style fluide et épuré de l’écrivaine ne fait que renforcer son propos vibrant d’actualité.

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Pour en finir avec l’hystérie anti-Trump

BILLET D’HUMEUR, Antoine Bernhard | Dès 2016, toute la presse – ou presque – a fait de Trump son nouveau bouc-émissaire. On déclarait à l’envi qu’il avait «volé» l’élection américaine, qu’il était illégitime et que les Etats-Unis entraient par sa faute dans la période la plus sombre de leur histoire. Quatre ans plus tard, la situation n’a guère changé: l’anti-trumpisme forcené est la seule opinion politiquement correcte. Toute remise en question du discours majoritaire est méprisée, aussitôt associée à l’extrême droite ou au complotisme. Il est temps de renoncer à cette facilité d’esprit.

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«Dear Future Children», rendez-vous au prochain (dé)règlement

Entretien inédit – Indra Crittin

Dossier sur le Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) 2021: un numéro à pré-commander ici

Armés d’une caméra et de masques à gaz, le duo allemand formé par Franz Böhm et Friedemann Leis a suivi trois jeunes activistes d’aujourd’hui dans leurs tentatives de faire une différence pour demain. Leur projet intitulé Dear Future Children réunit ainsi trois cultures, trois causes, des protestations chiliennes contre la corruption aux luttes pour la démocratie et pour l’environnement, respectivement à Hong Kong et en Ouganda. D’ailleurs, l’une des trois protagonistes, Hilda Flavia Nakabuye, a prononcé un discours puissant au Sommet mondial 2019 des maires du C40, qui s’est tenu à Copenhague en 2019. En somme, un documentaire à destination de gens comme vous et moi, et de ceux qui n’ont pas encore mis les pieds dans ce monde, comme le suggère le titre du film. En première internationale au Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH), Dear Future Children a fait un carton plein en remportant un deuxième Prix du Public, pour sa deuxième sélection en festival. Entretien par écrans interposés avec Franz Böhm, le plus jeune cinéaste de la section compétitive «Documentaire de création» du FIFDH.

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Vers une alliance des démocraties

ARTICLE LONG FORMAT, Clément Guntern | En ce début de siècle, une nouvelle donne s’installe progressivement: l’autoritarisme à travers le monde a gagné en puissance et les Etats qui s’en revendiquent s’affirment de plus en plus brutalement. La Russie et la Chine haussent le ton et vocifèrent, menacent de représailles tous ceux qui se permettent d’émettre des critiques sur la situation des principes démocratiques et des droits de l’homme sur leur territoire. Alors que l’escalade avec la Russie demeure mesurée, la Chine, elle, s’agite, vitupère et sanctionne. Pour l’instant, ce sont surtout sur leurs propres territoires que ces Etats commettent toujours plus de crimes, mais, pour des puissances dont l’ambition est mondiale, il est à craindre que ce ne soit un modèle de gouvernance exportable. Les principes démocratiques sont désormais directement menacés. Dès lors, les Etats démocratiques se doivent d’opposer aux forces autoritaires une réponse ferme, mais laissant ouverte la porte à la collaboration.

Hors cadre: L’œuvre comme lieu de mémoire

ARTICLE LONG FORMAT, Vinciane Vuilleumier | La mémoire est élastique: on peut la configurer à volonté – et volonté il faut. Cela exige un certain ascétisme, bien sûr, car dans le nombre les reliefs se perdent: choisir, c’est renoncer, disait André Gide. Et c’est bien ça, la clef: réduire la quantité des contenus qui traversent notre conscience, prêter notre attention avec discernement, pour que certains contenus, alors, s’élèvent au rang de nœuds – ceux d’un réseau mémoriel qu’on cisèle comme une œuvre d’art.

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«Bernadette a disparu», cap sur l’Antarctique

Les mercredis du cinéma – Eugène Praz

La comédie dramatique américaine Bernadette a disparu (Where’d You Go, Bernadette en version originale), sortie en 2019 et réalisée par le Texan de talent Richard Linklater, est une adaptation réussie d’un roman épistolaire de Maria Semple, publié en 2012 et au large succès populaire. Un montage soigné, un savant dosage d’humour, de situations rocambolesques et d’émotions authentiques sont mis au service de cette histoire d’une ancienne architecte que sa vie relativement oisive depuis son déménagement de Los Angeles à Seattle avec son mari, qui travaille pour Microsoft et promeut d’audacieuses inventions, et leur fille surdouée de quinze ans, ne parvient pourtant pas à satisfaire pleinement. Surtout, il s’agit en définitive d’une ode à l’amour mère-fille.

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Qui n’a jamais voulu coudre un soleil, lorsque la vie est trop froide et sombre?

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Avec une prose poétique incisive et puissante, Jean d’Amérique nous livre une fable cruelle où le désir d’une petite fille se heurte à un monde sanguin et sans pitié.

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