Archives par mot-clé : adolescente

Françoise Sagan avait le diable au cœur

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

En 1954, François Sagan a dix-huit ans. Cet été-là, en six semaines, elle écrit son premier roman. Chef-d’œuvre aussi tranchant que minutieusement rédigé, il emmène le lecteur au sein d’une famille sur le point d’être recomposée. S’il en dit beaucoup sur les mœurs des années cinquante, il n’a pas pris une ride. Tant et si bien que l’on se surprend à y chercher des éléments d’aujourd’hui. Récit de mon voyage sur la Côte d’Azur, septante ans plus tôt, dans l’esprit vil d’une jeune fille en avance sur son temps.

Lire la chronique

«Pop-Corn Girl» ou la fougue américaine

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

«Microroman» à la saveur corsée entre teen movies et ironie voltairienne, Pop-corn girl s’avère une lecture agréable et drôle sur les (més-)aventures d’une jeune Genevoise en échange dans une banlieue de Chicago. Une ode moqueuse qui fait appel à nos phantasmes d’adolescents revisités sous un prisme adulte légèrement cynique. Et qui casse à coup de marteaux nos illusions ainsi que celles de la protagoniste, ce qui se révèle fort sympathique.  

Lire la recension

« Trois visages », quand les mots simples d’un paysan iranien mènent au prix du scénario à Cannes

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Et si c’était un canular, Monsieur Panahi ? »

Une vidéo amateur est adressée à l’actrice Behnaz Jafari, dans son propre rôle. « Bonjour Madame Jafari, je suis Marziyeh », salue la jeune fille qui se filme en selfie. Elle annonce ensuite gravement qu’elle est sur le point de se suicider parce que sa famille l’empêche de devenir actrice. Celle qui, pour le coup, est actrice reçoit ces images l’interpellant et vit la panique. Elle se sent responsable, d’autant plus si Marziyeh s’est vraiment donné la mort. Elle part donc contrôler sur place ce qu’il en est vraiment avec le réalisateur Jafar Panahi, lui aussi dans son propre rôle.

Continuer la lecture de « Trois visages », quand les mots simples d’un paysan iranien mènent au prix du scénario à Cannes