Terminons en beauté 2023, terminons-la livresquement! A la place des traditionnels confettis et cotillons de la Saint-Sylvestre, c’est un feu d’artifice de cinq livres que vous a préparé la rédaction du Regard Libre, avec ses meilleures lectures de l’année.
En voici, un roman qui ne ressemble à aucun autre de la rentrée littéraire! «Tout ce qui manque» est le récit d’un homme aux prises avec les désillusions de la vie, l’apathie et le banal de l’existence. Le tout, avec un flegme plein d’esprit.
Trier les affaires d’un proche décédé fait souvent partie du deuil. Ludivine Ribeiro a poussé l’exercice plus loin. Elle a publié un livre. Une manière pour l’auteure genevoise de raconter une tranche de vie. La sienne et celle de sa famille. Un livre doux et thérapeutique.
Raconter la reconstruction d’un solitaire en mauvaise santé sur fond de questionnements relatifs à l’adoption et l’identité. Le tout en une centaine de pages stylées, un brin piquantes. C’était le pari de ce roman. Qui eût douté qu’il serait relevé avec brio par son auteure?
Dans un livre-enquête passionnant, la journaliste Mathilde Farine revient dans un but de vulgarisation sur les raisons de la débâcle de Credit Suisse au printemps.
Avec «La Foudre», Pierric Bailly sillonne une nouvelle fois les paysages de son Jura français, au détour des solitudes, des silences bougonnés et des passions amoureuses. Un très bon roman qui cisèle le désœuvrement des hommes face à l’inéluctable.
L'auteur lausannois Mathias Howald revient avec «Cousu pour toi», où il raconte son expérience des années 90, alors touchées par l’épidémie de sida, et les traces qu’elles ont laissées. Ce récit auto-fictif en deux temps donne voix à une époque parfois oubliée.
Dans son premier livre, la journaliste romande adresse une déclaration d'amour poétique et onirique à sa ville de cœur, Moscou, qu’elle a dû quitter au déclenchement de la guerre en Ukraine.
La rentrée littéraire, c’est un peu comme le paquet de popcorn au cinéma: tout paraît magnifique à première vue, mais une fois sa main plongée dans la masse, il n’y a que des grains durs. Alors pour l’éviter, exhumons un petit bijou édité en 1987 aux Etats-Unis.