Archives par mot-clé : famille

«Fiancées», un documentaire lent mais réussi

Les mercredis du cinéma – Ivan Garcia

En guise de premier long-métrage, Julia Bünter suit le parcours de trois couples de fiancés égyptiens sur le chemin du mariage. Un petit voyage qui donne à méditer. Mais dont il ne faut pas abuser sous peine d’ennui.

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«Roma»: les souvenirs de Cuaron, de Fellini et les miens

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

Roma d’Alfonso Cuaron est l’une des raisons pour laquelle notre rubrique «Le Netflix & chill du samedi» a vu le jour il y a bientôt trois mois. Comment passer à côté d’une telle œuvre du simple fait qu’elle ne paraît pas via le canal classique, à savoir celui des salles de cinéma? Même si le film n’est plus dans l’actualité la plus récente des sorties cinéma, il faut en parler. Il faut l’aborder. Depuis la fin 2018, il élève Netflix. Avec The Irishman de Martin Scorsese, il offre à la plateforme un espace de cinéma, une leçon de cinéma, un petit bijou, qui se faufile de tablette en smartphone, pour le grand public.

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«Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part»: une adaptation libre et réussie

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier et Lauriane Pipoz

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part sort sur les écrans ce mercredi. Il est tiré du premier succès littéraire d’Anna Gavalda. Sorti il y a vingt ans, le recueil de douze nouvelles narre des anecdotes drôles ou poignantes sur des Parisiens. Le film aussi: Arnaud Viard a su créer une œuvre nouvelle en gardant l’esprit de l’originale. A découvrir que vous ayez lu le livre éponyme, ou non. Mais prenez vos mouchoirs!

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«Marriage Story», l’histoire où l’amour brille par son absence

Le Netflix & chill du samedi – Lauriane Pipoz

Vous avez peut-être déjà entendu parler de Marriage Story: disponible sur la plateforme Netflix depuis début décembre après une courte sortie en salles, le dernier film de Noah Baumbach, le compagnon de Greta Gerwig, a été nommé aux Golden Globes 2020. Une aubaine pour une œuvre Netflix, plateforme qui était boudée lors des récompenses il y a une année. Une critique originale de ce film? Difficile à faire, tant tout a été dit – et bien. Mais relevons le défi! Une matière mérite spécialement un traitement inédit, selon moi: le talent du réalisateur pour nous raconter un amour qui n’existe plus.

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Comment te dire «Adieu»?

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Ce n’est pas le cancer qui tue, c’est la peur.» 

Comment dire adieu à une personne qui est sur le point de prendre la route pour une destination dont elle ne reviendra jamais? Comment dire adieu à sa grand-mère à qui on a diagnostiqué un cancer en phase terminale, et qui se croit malgré tout en parfaite santé? L’Adieu (The Farewell) raconte les adieux de toute une famille à sa matriache, entre les rires et les larmes.

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«Gloria mundi» dans la tendresse et dans la peine

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«La mort nous poursuit; la vie nous rattrape un certain temps.»

La vie jaillit, recouverte de vernix caseosa. «Gloria in excelsis Deo.» Gloria Mundi. L’enfant s’appelle Gloria. Première respiration, premier cri. Dans le silence sacré du miracle en cours. Le corps du bébé touche le monde de sa peau fripée. A son tour caressée par les mains de la mère. Accueil dans une existence où la gloire du monde se goûte dans la tendresse et dans la peine.

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«Le Traître»: la tragi-comédie de la mafia et de l’Italie

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Dans tragi-comédie, il y a tragédie et comédie. En réalité, si la mafia est génératrice de tragédies, elle ne semble rien comporter de bien comique. En cinéma, et dans le domaine de l’art en général, on sait pourtant arranger la réalité à la guise d’un scénario. On sait transformer une vie banale en un spectacle. Pour le cas du Traître, le réalisateur Marco Bellocchio n’arrange pas la réalité et ne s’attaque pas à une figure banale.

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De «Shining» à «Doctor Sleep»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«– T’es magicien, comme moi?
– Non, je ne suis pas vraiment magicien. J’ai toujours appelé ça le shining.»

Le shining revient. Danny Torrance croyait en être désormais à l’abri. Après les traumatismes de l’enfance, il a enfermé ses peurs pour mener une vie plus ou moins normale. Et normale, sa vie l’est. Même un peu trop. Celui qui, dès son enfance, a le don du shining, lui imposant des visions d’un passé qui le hante, d’un futur qui inquiète, se retrouve encore un peu bourré au petit matin avec une nana qu’il a chevauchée toute la nuit, cocaïne aidant. Alcool aidant. Ce même alcool qui a détruit son père. S’adonnant au même vice, il devient victime de la même possession. Il est dérangé. Par des visions terrifiantes.

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La douleur est le terreau de l’artiste dans l’«Orléans» de Yann Moix

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

«Il faudrait désormais vivre clandestinement chez mes parents, orphelin quoiqu’en leur compagnie. Je leur déniai au demeurant, à compter de ce jour, la qualité de parents – ils ne représentaient à mes yeux que ce qu’ils pensaient d’ailleurs qu’ils étaient: de simples géniteurs. Seule la biologie me liait à eux, , et la biologie ce n’est pas grand-chose. Elle comporte toutefois une malédiction: cette ressemblance physique, cette gestuelle héritée qui, lorsque l’heure est tardive et qu’on se retrouve face au miroir d’un appartement vide, d’une chambre d’hôtel tel dimanche d’août, donne envie de se tirer une balle dans la tête. La mort me débarrasserait tôt ou tard de moi-même, c’est-à-dire d’eux.»

Le ton est donné. Ce ton qu’on connaît bien chez Yann Moix, à savoir celui de la radicalité, celui de l’intégrité. Orléans marque un tournant dans la carrière de l’écrivain: définitivement, il pose les fondements de son art. Il a grandi dans la souffrance, dans la violence infligée par des parents relégués au rang de géniteurs. Dalida disait que «la douleur est le terreau de l’artiste.» Elle avait raison.

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«Venise n’est pas en Italie», elle est dans la tendresse

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Encore une comédie dramatique française dans les mercredis du cinéma? En plus, traitée très positivement par un critique pas très critique et un brin monothématique? Oui, désolé. Parce que Venise n’est pas en Italie d’Ivan Calbérac est un film réussi sur tous les plans.

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