Archives par mot-clé : famille

«Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part»: une adaptation libre et réussie

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier et Lauriane Pipoz

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part sort sur les écrans ce mercredi. Il est tiré du premier succès littéraire d’Anna Gavalda. Sorti il y a vingt ans, le recueil de douze nouvelles narre des anecdotes drôles ou poignantes sur des Parisiens. Le film aussi: Arnaud Viard a su créer une œuvre nouvelle en gardant l’esprit de l’originale. A découvrir que vous ayez lu le livre éponyme, ou non. Mais prenez vos mouchoirs!

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«Marriage Story», l’histoire où l’amour brille par son absence

Le Netflix & chill du samedi – Lauriane Pipoz

Vous avez peut-être déjà entendu parler de Marriage Story: disponible sur la plateforme Netflix depuis début décembre après une courte sortie en salles, le dernier film de Noah Baumbach, le compagnon de Greta Gerwig, a été nommé aux Golden Globes 2020. Une aubaine pour une œuvre Netflix, plateforme qui était boudée lors des récompenses il y a une année. Une critique originale de ce film? Difficile à faire, tant tout a été dit – et bien. Mais relevons le défi! Une matière mérite spécialement un traitement inédit, selon moi: le talent du réalisateur pour nous raconter un amour qui n’existe plus.

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Comment te dire «Adieu»?

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Ce n’est pas le cancer qui tue, c’est la peur.» 

Comment dire adieu à une personne qui est sur le point de prendre la route pour une destination dont elle ne reviendra jamais? Comment dire adieu à sa grand-mère à qui on a diagnostiqué un cancer en phase terminale, et qui se croit malgré tout en parfaite santé? L’Adieu (The Farewell) raconte les adieux de toute une famille à sa matriache, entre les rires et les larmes.

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«Gloria mundi» dans la tendresse et dans la peine

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«La mort nous poursuit; la vie nous rattrape un certain temps.»

La vie jaillit, recouverte de vernix caseosa. «Gloria in excelsis Deo.» Gloria Mundi. L’enfant s’appelle Gloria. Première respiration, premier cri. Dans le silence sacré du miracle en cours. Le corps du bébé touche le monde de sa peau fripée. A son tour caressée par les mains de la mère. Accueil dans une existence où la gloire du monde se goûte dans la tendresse et dans la peine.

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«Le Traître»: la tragi-comédie de la mafia et de l’Italie

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Dans tragi-comédie, il y a tragédie et comédie. En réalité, si la mafia est génératrice de tragédies, elle ne semble rien comporter de bien comique. En cinéma, et dans le domaine de l’art en général, on sait pourtant arranger la réalité à la guise d’un scénario. On sait transformer une vie banale en un spectacle. Pour le cas du Traître, le réalisateur Marco Bellocchio n’arrange pas la réalité et ne s’attaque pas à une figure banale.

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De «Shining» à «Doctor Sleep»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«– T’es magicien, comme moi?
– Non, je ne suis pas vraiment magicien. J’ai toujours appelé ça le shining.»

Le shining revient. Danny Torrance croyait en être désormais à l’abri. Après les traumatismes de l’enfance, il a enfermé ses peurs pour mener une vie plus ou moins normale. Et normale, sa vie l’est. Même un peu trop. Celui qui, dès son enfance, a le don du shining, lui imposant des visions d’un passé qui le hante, d’un futur qui inquiète, se retrouve encore un peu bourré au petit matin avec une nana qu’il a chevauchée toute la nuit, cocaïne aidant. Alcool aidant. Ce même alcool qui a détruit son père. S’adonnant au même vice, il devient victime de la même possession. Il est dérangé. Par des visions terrifiantes.

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La douleur est le terreau de l’artiste dans l’«Orléans» d’Yann Moix

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

«Il faudrait désormais vivre clandestinement chez mes parents, orphelin quoiqu’en leur compagnie. Je leur déniai au demeurant, à compter de ce jour, la qualité de parents – ils ne représentaient à mes yeux que ce qu’ils pensaient d’ailleurs qu’ils étaient: de simples géniteurs. Seule la biologie me liait à eux, , et la biologie ce n’est pas grand-chose. Elle comporte toutefois une malédiction: cette ressemblance physique, cette gestuelle héritée qui, lorsque l’heure est tardive et qu’on se retrouve face au miroir d’un appartement vide, d’une chambre d’hôtel tel dimanche d’août, donne envie de se tirer une balle dans la tête. La mort me débarrasserait tôt ou tard de moi-même, c’est-à-dire d’eux.»

Le ton est donné. Ce ton qu’on connaît bien chez Yann Moix, à savoir celui de la radicalité, celui de l’intégrité. Orléans marque un tournant dans la carrière de l’écrivain: définitivement, il pose les fondements de son art. Il a grandi dans la souffrance, dans la violence infligée par des parents relégués au rang de géniteurs. Dalida disait que «la douleur est le terreau de l’artiste.» Elle avait raison.

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«Venise n’est pas en Italie», elle est dans la tendresse

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Encore une comédie dramatique française dans les mercredis du cinéma? En plus, traitée très positivement par un critique pas très critique et un brin monothématique? Oui, désolé. Parce que Venise n’est pas en Italie d’Ivan Calbérac est un film réussi sur tous les plans.

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Avec «A Thousand Girls Like Me», Sahra Mani se bat au quotidien pour les femmes de son pays

Le Regard Libre N° 50 – Loris S. Musumeci

Dossier spécial FIFF 2019

Voilà un documentaire qui marque. Voilà une réalisatrice qui marque tout autant. Son courage et sa volonté de changer les choses l’ont menée à raconter l’histoire de Khatera Golzad dans A Thousand Girls Like Me. Cette jeune fille de vingt-trois ans a été abusée par son père durant des années, qui est devenu fou à cause de la guerre. Mais parler de ce genre de tabou ne fait pas très bonne impression. Elle franchit néanmoins le pas en s’exprimant à la télévision. La famille exclut et menace Khatera, à l’exception de sa mère qui la soutient et l’aide à élever ses deux enfants; la justice est mal à l’aise dans la mesure où la voix d’une femme n’est que rarement écoutée. Pourtant, le père est bel et bien emprisonné. Ce qui n’achève toutefois pas les peines de Khatera, ses deux enfants et sa mère. Jusqu’au jour, du moins, où elle peut enfin commencer à se reconstruire, en France.

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«Damien veut changer le monde» et s’y essaie par le rire

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Les parents de Damien sont des manifestants de gauche très actifs. Ils s’engagent pour toute une série de causes telles que la maltraitance animale ou le statut des sans-papiers. Mais lorsque la mère de Damien meurt subitement, l’engagement social de la famille est dissout et chacun prend une route différente. A l’âge adulte, devenu «pion» dans une école, le personnage principal décide de reconnaître un enfant syrien pour qu’il reste scolarisé en France. Le fils de manifestants renoue ainsi avec ses racines. Mais il se retrouve vite dépassé par son envie d’aider son prochain après avoir entraîné d’autres «pères» dans son aventure. 

«Les enfants ne sont ni échangeables, ni remboursables»

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