Archives par mot-clé : famille

«Le Traître»: la tragi-comédie de la mafia et de l’Italie

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Dans tragi-comédie, il y a tragédie et comédie. En réalité, si la mafia est génératrice de tragédies, elle ne semble rien comporter de bien comique. En cinéma, et dans le domaine de l’art en général, on sait pourtant arranger la réalité à la guise d’un scénario. On sait transformer une vie banale en un spectacle. Pour le cas du Traître, le réalisateur Marco Bellocchio n’arrange pas la réalité et ne s’attaque pas à une figure banale.

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De «Shining» à «Doctor Sleep»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«– T’es magicien, comme moi?
– Non, je ne suis pas vraiment magicien. J’ai toujours appelé ça le shining.»

Le shining revient. Danny Torrance croyait en être désormais à l’abri. Après les traumatismes de l’enfance, il a enfermé ses peurs pour mener une vie plus ou moins normale. Et normale, sa vie l’est. Même un peu trop. Celui qui, dès son enfance, a le don du shining, lui imposant des visions d’un passé qui le hante, d’un futur qui inquiète, se retrouve encore un peu bourré au petit matin avec une nana qu’il a chevauchée toute la nuit, cocaïne aidant. Alcool aidant. Ce même alcool qui a détruit son père. S’adonnant au même vice, il devient victime de la même possession. Il est dérangé. Par des visions terrifiantes.

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La douleur est le terreau de l’artiste dans l’«Orléans» d’Yann Moix

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

«Il faudrait désormais vivre clandestinement chez mes parents, orphelin quoiqu’en leur compagnie. Je leur déniai au demeurant, à compter de ce jour, la qualité de parents – ils ne représentaient à mes yeux que ce qu’ils pensaient d’ailleurs qu’ils étaient: de simples géniteurs. Seule la biologie me liait à eux, , et la biologie ce n’est pas grand-chose. Elle comporte toutefois une malédiction: cette ressemblance physique, cette gestuelle héritée qui, lorsque l’heure est tardive et qu’on se retrouve face au miroir d’un appartement vide, d’une chambre d’hôtel tel dimanche d’août, donne envie de se tirer une balle dans la tête. La mort me débarrasserait tôt ou tard de moi-même, c’est-à-dire d’eux.»

Le ton est donné. Ce ton qu’on connaît bien chez Yann Moix, à savoir celui de la radicalité, celui de l’intégrité. Orléans marque un tournant dans la carrière de l’écrivain: définitivement, il pose les fondements de son art. Il a grandi dans la souffrance, dans la violence infligée par des parents relégués au rang de géniteurs. Dalida disait que «la douleur est le terreau de l’artiste.» Elle avait raison.

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«Venise n’est pas en Italie», elle est dans la tendresse

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Encore une comédie dramatique française dans les mercredis du cinéma? En plus, traitée très positivement par un critique pas très critique et un brin monothématique? Oui, désolé. Parce que Venise n’est pas en Italie d’Ivan Calbérac est un film réussi sur tous les plans.

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«Damien veut changer le monde» et s’y essaie par le rire

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Les parents de Damien sont des manifestants de gauche très actifs. Ils s’engagent pour toute une série de causes telles que la maltraitance animale ou le statut des sans-papiers. Mais lorsque la mère de Damien meurt subitement, l’engagement social de la famille est dissout et chacun prend une route différente. A l’âge adulte, devenu «pion» dans une école, le personnage principal décide de reconnaître un enfant syrien pour qu’il reste scolarisé en France. Le fils de manifestants renoue ainsi avec ses racines. Mais il se retrouve vite dépassé par son envie d’aider son prochain après avoir entraîné d’autres «pères» dans son aventure. 

«Les enfants ne sont ni échangeables, ni remboursables»

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«Us», c’est nous

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Eh bien! – ainsi parle le Seigneur – je vais faire venir sur eux un malheur dont ils ne pourront se tirer. Ils m’appelleront à l’aide, mais je ne les écouterai pas.» Jérémie 11:11

Une petite fille regarde la télévision. Nous sommes en 1986. L’action Hands Across America bat son plein pour plus de solidarité aux Etats-Unis. Une publicité parmi tant d’autres à la télévision qui devrait laisser une enfant indifférente. Coupure. On retrouve la petite fille, avec son papa et sa maman sur la plage de Santa Cruz à la fête foraine. L’angoisse est palpable, alors que les rires et les jeux sont dominants. Un instant a suffi à ce que son père détourne le regard pour que la petite fille s’éloigne. Elle est perdue pendant un petit quart d’heure. Traumatisme. Ses parents la retrouvent et elle ne parle plus.

De nos jours. La situation semble s’être nettement arrangée pour l’enfant qui est devenue désormais une femme, Adelaïde. Elle est mère à son tour. En famille, ils reviennent à Santa Cruz pour les vacances d’été. Mais trop de coïncidences rappellent à la protagoniste le choc de son enfance. Peur prémonitoire car la suite n’a rien de joyeux. Panne de courant. «Y a une famille dans notre allée», remarque Jason, le fils. Et la famille en question n’est pas prête à s’en aller. Ils s’avancent vers la maison, et je vous passe la suite. 

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Rencontre avec Mikhaël Hers, réalisateur d’«Amanda»

Le Regard Libre N° 45 – Loris S. Musumeci

Mikhaël Hers en est à son troisième long-métrage. Déjà très apprécié, il est promis à une carrière toujours plus florissante dans le septième art. Aujourd’hui, le cinéaste nous présente Amanda, qui place son action dans un Paris victime d’un horrible attentat, actualité de ces dernières années oblige. David, vingt-quatre ans, y perd sa sœur, et se voit soudain en père improvisé de sa nièce, la petite Amanda. La situation est loin d’être facile, et pourtant les deux vont apprendre à vivre ensemble, comme père et fille. En somme, le film est simplement beau et bouleversant. Rencontre avec son réalisateur.

Loris S. Musumeci: Comment en êtes-vous venu à faire du cinéma?

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«Une affaire de famille», un grand film malgré l’ennui

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Une affaire de famille, c’est une histoire de famille, une histoire de vols, une histoire de tendresse, une histoire de secrets. Osamu est à la tête d’une famille défavorisée de cinq personnes qui vit dans une pièce aux allures de trou à rat. En honnête homme, non seulement il travaille au quotidien à des cambriolages mesurés, mais il forme aussi son fils à cette activité. 

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«Los Fantasmas Del Caribe» ou l’identité fragmentée

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Le passé fait que le présent est différent. Quelque part entre deux temps verbaux, deux époques, deux réalités, l’identité trouve malgré tout un fil fragile sur lequel progresser en équilibriste.

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«Jean-Christophe et Winnie»: enfance et quête de soi

Les mercredis du cinéma – Virginia Eufemi

«Jean-Christophe, quel jour on est?
Aujourd’hui, Winnie.
Oh! mon jour préféré!»

Un samedi après-midi pluvieux, la salle de cinéma est remplie d’enfants qui courent et jouent à cache-cache entre les rangées de sièges. Parents et grands-parents, armés de véritables seaux de pop-corn et autres friandises, ont amené leurs fratries, accompagnées de petits copains d’école, voir les (nouvelles) aventures des célèbres peluches Disney. Quelles peluches? Mais les amis de Winnie voyons! Le petit ours jaune au T-shirt rouge trop court et au cerveau trop petit. Mais ces enfants savent-ils encore de qui il s’agit? Connaissent-ils tous les habitants de la Forêt des Rêves bleus? On en douterait à voir leurs réactions…

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