Archives par mot-clé : islam

La lecture de Pascal Couchepin: «Le Coran des historiens»

CHRONIQUE, Pascal Couchepin | Les Editions du Cerf se sont lancées dans une aventure ambitieuse et périlleuse en publiant un coffret de trois volumes de plus de 900 pages chacun sur Le Coran des Historiens. L’ambition est de donner, dans le premier volume, un état des lieux de la recherche sur le Coran, son environnement historique, religieux et littéraire, sa rédaction, sa canonisation et sa réception par ce qui allait devenir les deux branches principales de l’Islam, les sunnites et les chiites. Les deux autres volumes sont consacrés à une exégèse, sourate par sourate, du texte du Coran.

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Soyons unis contre l’islamisme

Article inédit – Antoine Menusier

Dans son expression violente, l’islamisme a à nouveau frappé en France ce jeudi 29 octobre. Après l’attentat qui a coûté la vie à un professeur le 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine, c’est à la basilique de Nice qu’un terroriste a tué trois personnes au couteau. Pour combattre ce fléau, il est important de reconnaître et de situer l’islamisme, une idéologie revanchiste avant tout politique. Il convient de la dissocier des musulmans.

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«Un divan à Tunis», un cercle carré ?

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Selma (Golshifteh Farahani) est une Parisienne trentenaire d’origine tunisienne. Après avoir changé d’études, passant de la médecine à la psychanalyse, elle décide de retourner au Bled pour y ouvrir un cabinet. Là-bas, beaucoup de gens voudront parler. La schizophrénie de tout un peuple, tiraillé entre le français et l’arabe, entre le Français et l’Arabe, entre l’islam et le plaisir, servira de toile de fond à tout le film, comme une métaphore (un peu trop) filée. De ce film, vous ressortirez sans doute comme moi avec le souvenir de cette femme aussi émouvante que charmante, avec la mémoire d’un style cinématographique épatant, mais aussi avec quelques déceptions au niveau du fond.

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Seriez-vous prêts à croire au retour du «Messiah»?

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

L’attente ardente du retour de Jésus-Christ, le Messie, est chantée chaque dimanche dans les églises chrétiennes du monde entier. Les Juifs, n’ayant pas reconnu en Jésus de Nazareth la figure du Sauveur, attendent encore et toujours leur Messie. En islam, particulièrement dans sa branche chiite, on attend Al Mahdi. Une sorte de Messie lui aussi, qui sera douzième et dernier imam, dernier successeur du prophète Mahomet. Allah l’enverra sur Terre dans une période de troubles, vers la fin des temps derniers.

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Comprendre la misère avec «Les Misérables»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

L’ambiance est chaude au cœur de Paris. C’est l’été, et le coup de sifflet final annonce la victoire de la France à la coupe du monde de football de 2018. Banlieusards et urbains fêtent ensemble sous le drapeau bleu, blanc, rouge. La joie du moment laisse tout de même pressentir une angoisse. Celle de tout le reste du film, qui se déroule à Montfermeil dans le 93. On sait déjà les pressions, on connaît déjà le climat qui va régner: celui de l’affrontement. Les cris, les chants et les danses apparaissent dans toute leur futilité, parce que championne du monde ou non, la France est en guerre.

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«Papicha»: le fond dérobé par la forme

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

Avec fougue et quelques maladresses, Mounia Meddour s’intéresse à la résistance invisible en Algérie. Dans les années quatre-vingt-dix, des étudiantes refusent de se soumettre à la montée islamiste bousculant leur quotidien en organisant un défilé de mode. Un film juvénile pour ses qualités comme ses défauts.

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Eric Zemmour a-t-il franchi la ligne rouge?

Lors de la «Convention de la droite» le samedi 28 septembre dernier organisée par des proches de Marion Maréchal, petite-fille de Jean-Marie Le Pen, le polémiste français Eric Zemmour a tenu un discours que plus d'un a jugé raciste et islamophobe. A-t-il franchi la ligne rouge? Doit-il être écarté des médias où il officie régulièrement? Et surtout, l'hypothèse d'une candidature de sa part pour les présidentielles est-elle crédible? Analyse point par point, sans morale à la petite semaine.

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Gilles Kepel: «Je suis très reconnaissant à ceux qui m’ont condamné à mort, parce qu’ils m’ont permis l’écriture de cet ouvrage»

Le Regard Libre N° 52 – Loris S. Musumeci

Il suscite la polémique. Gilles Kepel est un intellectuel de haut niveau, très reconnu, et pourtant ses propos ne passent pas toujours. Parce qu’il parle de l’islam, du Moyen-Orient, sans philtre idéologique. Il regarde la réalité droit dans les yeux, sans concession. Mais de toute façon, il n’a pas à se justifier, il n’a rien à prouver à personne.

Professeur à Sciences Po, où il dirige la chaire Moyen-Orient Méditerranée, ainsi qu’à l’Université de la Suisse italienne à Lugano, Gilles Kepel transmet son savoir. Et ce n’est pas rien. Quarante années de terrain pour un homme qui connaît comme sa poche chaque pays du Levant, et qui parle l’arabe couramment.

Le rencontrer a été une expérience unique. Il ne fut pas seulement question de recueillir des informations ou un témoignage. Mais bien de faire la connaissance d’un personnage absolument charmant, qui sait faire de l’esprit tout en parlant de sujets sérieux, de sujets graves. Gilles Kepel a été condamné à mort; ce qui ne l’empêche de vivre dans une liberté de pensée totale, et de venir jusqu’à Fribourg, sans crainte, pour transmettre. Transmettre. Noble mot, pour celui qui m’a assuré avoir signé son dernier ouvrage sur le monde arabe avec Sortir du chaos – Les crises en Méditerranée et au Moyen-Orient.

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«Le Jeune Ahmed», prix de la mise en scène à Cannes

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Un vrai musulman ne serre pas la main d’une femme.» 

Ahmed a treize ans. Mais c’en est déjà fini des jeux de l’enfance. Plus de Playstation, plus de posters, plus de bêtises. Désormais, c’est la foi qui a pris toute la place. Ahmed veut être un vrai musulman. Il se radicalise, comme on dit. Seules comptent les paroles de son imam; seul son cousin est digne de vénération, parce qu’il est parti mourir en martyr au front avec l’Etat Islamique. Ahmed veut passer à son tour à l’action, en tentant d’assassiner sa prof d’arabe, Madame Inès, trop libérale à ses yeux. Il échoue, il entre en centre de détention. Mais l’idéologie continue de le suivre.

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«Et moi je vis toujours», le roman posthume de Jean d’Ormesson

Article inédit – Jonas Follonier

Longtemps, j’ai erré dans une forêt obscure. J’étais presque seul. Peu de voisins, pas d’amis. Pour ainsi dire pas de parents. J’ai à peine connu ma mère qui m’avait donné son lait. Je n’ai guère eu le temps de m’attacher à elle. Mon père n’était jamais là. Il se promenait, il courait les filles, il se battait, il chassait.

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