Archives par mot-clé : islam

Comprendre la misère avec «Les Misérables»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

L’ambiance est chaude au cœur de Paris. C’est l’été, et le coup de sifflet final annonce la victoire de la France à la coupe du monde de football de 2018. Banlieusards et urbains fêtent ensemble sous le drapeau bleu, blanc, rouge. La joie du moment laisse tout de même pressentir une angoisse. Celle de tout le reste du film, qui se déroule à Montfermeil dans le 93. On sait déjà les pressions, on connaît déjà le climat qui va régner: celui de l’affrontement. Les cris, les chants et les danses apparaissent dans toute leur futilité, parce que championne du monde ou non, la France est en guerre.

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«Papicha»: le fond dérobé par la forme

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

Avec fougue et quelques maladresses, Mounia Meddour s’intéresse à la résistance invisible en Algérie. Dans les années quatre-vingt-dix, des étudiantes refusent de se soumettre à la montée islamiste bousculant leur quotidien en organisant un défilé de mode. Un film juvénile pour ses qualités comme ses défauts.

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Eric Zemmour a-t-il franchi la ligne rouge?

Lors de la «Convention de la droite» le samedi 28 septembre dernier organisée par des proches de Marion Maréchal, petite-fille de Jean-Marie Le Pen, le polémiste français Eric Zemmour a tenu un discours que plus d'un a jugé raciste et islamophobe. A-t-il franchi la ligne rouge? Doit-il être écarté des médias où il officie régulièrement? Et surtout, l'hypothèse d'une candidature de sa part pour les présidentielles est-elle crédible? Analyse point par point, sans morale à la petite semaine.

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Gilles Kepel: «Je suis très reconnaissant à ceux qui m’ont condamné à mort, parce qu’ils m’ont permis l’écriture de cet ouvrage»

Le Regard Libre N° 52 – Loris S. Musumeci

Il suscite la polémique. Gilles Kepel est un intellectuel de haut niveau, très reconnu, et pourtant ses propos ne passent pas toujours. Parce qu’il parle de l’islam, du Moyen-Orient, sans philtre idéologique. Il regarde la réalité droit dans les yeux, sans concession. Mais de toute façon, il n’a pas à se justifier, il n’a rien à prouver à personne.

Professeur à Sciences Po, où il dirige la chaire Moyen-Orient Méditerranée, ainsi qu’à l’Université de la Suisse italienne à Lugano, Gilles Kepel transmet son savoir. Et ce n’est pas rien. Quarante années de terrain pour un homme qui connaît comme sa poche chaque pays du Levant, et qui parle l’arabe couramment.

Le rencontrer a été une expérience unique. Il ne fut pas seulement question de recueillir des informations ou un témoignage. Mais bien de faire la connaissance d’un personnage absolument charmant, qui sait faire de l’esprit tout en parlant de sujets sérieux, de sujets graves. Gilles Kepel a été condamné à mort; ce qui ne l’empêche de vivre dans une liberté de pensée totale, et de venir jusqu’à Fribourg, sans crainte, pour transmettre. Transmettre. Noble mot, pour celui qui m’a assuré avoir signé son dernier ouvrage sur le monde arabe avec Sortir du chaos – Les crises en Méditerranée et au Moyen-Orient.

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Pascal Couchepin et Philippe Nantermod débattent du libéralisme

Le Regard Libre N° 51 – Jonas Follonier

Le livre La suite des idées sorti aux Editions Favre en mars dernier pourrait être reçu comme un simple dialogue politique entre deux personnalités libérales-radicales valaisannes, l’un ancien président de la Confédération, l’autre conseiller national. L’ouvrage est bien plus que cela: il livre des réflexions authentiques sur le libéralisme et tournées vers la pratique. Il donne une bonne idée des questions brûlantes dont cette famille de pensées ne peut pas faire l’économie à l’heure de la remise en question de l’individu, du mérite ou de la responsabilité. Pascal Couchepin nous ouvre les portes de son bureau en ville de Martigny, là où il a dialogué avec Philippe Nantermod sur un choix varié de sujets.

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«Le Jeune Ahmed», prix de la mise en scène à Cannes

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Un vrai musulman ne serre pas la main d’une femme.» 

Ahmed a treize ans. Mais c’en est déjà fini des jeux de l’enfance. Plus de Playstation, plus de posters, plus de bêtises. Désormais, c’est la foi qui a pris toute la place. Ahmed veut être un vrai musulman. Il se radicalise, comme on dit. Seules comptent les paroles de son imam; seul son cousin est digne de vénération, parce qu’il est parti mourir en martyr au front avec l’Etat Islamique. Ahmed veut passer à son tour à l’action, en tentant d’assassiner sa prof d’arabe, Madame Inès, trop libérale à ses yeux. Il échoue, il entre en centre de détention. Mais l’idéologie continue de le suivre.

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« Et moi je vis toujours », le roman posthume de Jean d’Ormesson

Article inédit – Jonas Follonier

Longtemps, j’ai erré dans une forêt obscure. J’étais presque seul. Peu de voisins, pas d’amis. Pour ainsi dire pas de parents. J’ai à peine connu ma mère qui m’avait donné son lait. Je n’ai guère eu le temps de m’attacher à elle. Mon père n’était jamais là. Il se promenait, il courait les filles, il se battait, il chassait.

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Un nouvel antisémitisme au double visage

Le Regard Libre N° 38 – Jonas Follonier

«Dans le populaire 19e arrondissement de Paris, les juifs en font l’amer constat: leur vie quotidienne a bien changé.» Voilà comment débute le nouveau reportage de l’hebdomadaire français Le Point, publié le 6 avril dernier, très instructif sur ce phénomène plus que préoccupant. L’antisémitisme, perpétuelle plaie qui n’en finira pas de souiller l’histoire de l’humanité, est bien vivant, et son nouveau visage est double: islamique et d’extrême gauche.

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Tariq Ramadan : le silence des complices

Le Regard Libre N° 34 – Jonas Follonier

Après la plainte de deux Françaises à l’encontre de Tariq Ramadan pour viol et agressions sexuelles, et suite à une série de révélations émanant d’anciennes élèves de l’islamologue alors professeur à Genève, les bons observateurs auront ressenti un silence pesant. Accablant. Inacceptable. Celui des islamo-gauchistes.

Si le concept d’islamo-gauchisme peut se discuter, les faits, eux, sont là : a-t-on vu les journalistes de Mediapart, d’habitude si enclins à appuyer les scandales qui descendent les puissants, mettre en lumière l’affaire Ramadan ? A-t-on entendu son président, le trotskiste Edwy Plenel, prendre la parole sur les plateaux ? A-t-on vu le philosophe Edgar Morin ou le sociologue Jean Ziegler se joindre à la cause des victimes ? Non. Continuer la lecture de Tariq Ramadan : le silence des complices

«Le Brio»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Ce qui compte, c’est d’avoir raison; la vérité on s’en fout.»

La banlieue parisienne, traversée par le métro. Neïla Salah (Camélia Jordana) se rend en Place du Panthéon, à l’Université Assas, pour un premier jour d’études en droit. Son retard de cinq minutes lui coûte cependant l’attention du professeur Pierre Mazard (Daniel Auteuil). Face à une assemblée ébahie, le docte orateur humilie la jeune étudiante sous des jeux de mots et des remarques pointant directement du doigt le faciès sémite de Neïla. Comme si cela ne lui suffisait pas pour s’attirer des problème, il enchaîne avec une critique moqueuse de l’islam. La haine est signée. Pierre Mazard est convoqué par le doyen de la faculté. Seule solution de rachat: préparer la proie de la rentrée au prestigieux concours d’éloquence.

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