Archives par mot-clé : noël

«Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part»: une adaptation libre et réussie

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier et Lauriane Pipoz

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part sort sur les écrans ce mercredi. Il est tiré du premier succès littéraire d’Anna Gavalda. Sorti il y a vingt ans, le recueil de douze nouvelles narre des anecdotes drôles ou poignantes sur des Parisiens. Le film aussi: Arnaud Viard a su créer une œuvre nouvelle en gardant l’esprit de l’originale. A découvrir que vous ayez lu le livre éponyme, ou non. Mais prenez vos mouchoirs!

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«Jumanji: next level», le niveau de trop?

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

Seulement deux ans après une première suite, Jake Kasdan ouvre de nouveau les portes de l’univers dangereux et fantastique de Jumanji. Devenu un jeu vidéo, que reste-t-il de l’âme du premier film de Joe Johnston?

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«Last (but not least?) Christmas»

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Bien que les magasins l’annoncent depuis le mois d’octobre déjà, chaque année quand vient décembre, je me laisse volontiers aller, je l’avoue, à l’un de mes plaisirs coupables favori: chaussettes en laine, chocolat chaud, biscuits à la cannelle et film de Noël. Cliché me direz-vous? Totalement. Mais j’assume. C’est pourquoi lorsque la bande-annonce de Last Christmas est sortie, je me suis dit: si quelqu’un à la rubrique doit avoir cette chanson dans la tête jusqu’au 24, c’est bien moi! L’air restera mais les images?

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Conversation avec Miossec

Contribution inédite – David Glaser, journaliste radio à RTL et à la RTS

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Pour Noël, David Glaser, journaliste musical à la Radio Télévision Suisse, reporter à RTL, ancien d’Europe 1 et de France Inter, nous livre une longue discussion téléphonique avec Miossec, et un récit allant au plus profond de son art.

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«Casse-Noisette et les Quatre Royaumes»: un film-féérie en deux actes

Les mercredis du cinéma – Virginia Eufemi

C’est la veille de Noël, la jeune Clara (Mackenzie Foy) reçoit de son père (Matthew Macfadyen) un présent que la mère de Clara, désormais défunte, avait préparé pour elle: un coffret argenté en forme d’œuf. Seul bémol, il manque la clef pour l’ouvrir. Ça tombe bien, parce que la famille doit se rendre à la somptueuse fête de Drosselmeyer (interprété par un magnifique Morgan Freeman), le parrain de Clara, et c’est lui-même qui a confectionné cet œuf. La recherche de cette clef entraînera la jeune fille dans un royaume peuplé de souris, de soldats et de doux et gentils habitants qui l’aideront dans sa quête. Mais attention, les apparences sont souvent trompeuses.

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« Brillantissime » n’est pas brillantissime

Les mercredis du cinéma – Clément Guntern

Angela nage dans le bonheur, lorsque le soir de Noël arrive. Dès lors, tout se précipite pour elle. Sa fille, adolescente, abandonne le foyer alors que le réveillon approche, tandis que son mari lui annonce qu’il la quitte. Pour couronner le tout, sa propre mère semble indifférente au sort qu’elle subit. Angela se réfugiera une fois de plus chez son psychologue avec lequel elle entretient une relation privilégiée. A partir de ce moment, elle essaiera de se reconstruire en s’appuyant sur son amie d’enfance et sur de nouvelles rencontres.

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Un marché aux découvertes à l’Interlope de Neuchâtel

Les lundis de l’actualité – Hélène Lavoyer

En gravissant rapidement les marches métalliques menant à l’Interlope (Neuchâtel), la bise cingle le visage et s’emploie à infiltrer les recoins de nos habits. Le besoin de chaleur et de contact humain se fait ressentir petit à petit. Le silence, invité de la saison, sait comment habiter l’extérieur, aidé du froid ; mais à peine la porte se trouve-t-elle entrouverte que la joie, la chaleur tant désirée et l’odeur de thé nous pénètrent de toutes parts, sur les vibrations d’une musique entraînante choisie par l’Espace 032. Bienvenue au X-MAS KIOSK ! Continuer la lecture de Un marché aux découvertes à l’Interlope de Neuchâtel

Noël redonne confiance dans l’être humain

Le Regard Libre N° 23 – Sébastien Oreiller

L’année 2016 fut, semble-t-il, délétère. Attentats, guerres, dernières de nos célébrités mourant avant le 31 décembre. A quoi bon se réjouir ? Dans l’église de Bagnes, à travers une crèche, comme l’évêque dans son prêche de minuit, on fait bien de se rappeler la naissance de cet enfant, dans la pauvreté, la fuite et le froid. Peut-être cette image, triste, de la Nativité, est-elle là pour « remettre l’église au milieu du village », couper, abruptement, avec l’image douceâtre d’un Noël aux petits rennes et aux sucres d’orges, un Noël fantasmé par les films américains. Noël, c’est un solstice, c’est la renaissance du soleil, c’est la naissance d’un enfant, et comme toute naissance, celle-ci se fait dans la douleur.

Un psychologue valaisan controversé soutenait dernièrement que ce n’était pas la douleur qui conférait de la dignité, mais la manière dont on la surmontait. Peut-être est-ce là le vrai message de Noël. Cette naissance dans le froid d’une mangeoire ne préfigure-t-elle pas la montée du calvaire, la crucifixion, cette deuxième naissance pour l’humanité tout entière ? Est-ce donc tout à fait sain de souhaiter à ses proches une bonne année, comme on entendrait une année aseptisée, sans douleurs, en bref dans la même léthargie continuelle que l’on passe les fêtes de fin d’année ? Il serait plus avisé de souhaiter une année enrichissante, c’est-à-dire une année de persévérance et de réussite à travers les épreuves. Continuer la lecture de Noël redonne confiance dans l’être humain

Noël optimiste (Rencontre avec Suzette Sandoz)

Le Regard Libre N° spécial « Langue française » – Sébastien Oreiller

Tout d’abord un grand merci à Mme Suzette Sandoz, ancienne conseillère nationale vaudoise, qui a gentiment accepté de répondre aux questions du Regard Libre pour son édition de Noël ! Durant cette entrevue, les questions ont tourné autour de trois thèmes : Noël comme fête religieuse, comme fête familiale et comme fête consumériste.

Sébastien Oreiller : Madame, que répondre à ceux qui trouvent que le rôle de Noël est déplacé, étant donné que beaucoup de gens ne croient pas en Dieu ? Peut-on partager des valeurs chrétiennes sans être croyant ?

Suzette Sandoz : Tout à fait. Noël est une fête de lumière et de générosité, y compris pour une personne qui n’en partage pas la raison d’être. C’est la célébration d’une naissance, reprise de la fête païenne de la lumière, la renaissance de la vie. Il s’agit donc d’une valeur tout à fait conciliable, même pour celui qui ne croit pas. Mais Noël, c’est aussi la fête de cette valeur éminemment chrétienne qu’est le don. Pour la population, cela se traduit par le fait d’offrir des cadeaux, indépendamment du consumérisme sur lequel nous reviendrons plus tard.

Selon vous, quelle est la place de Noël dans un Etat laïque ?

Noël est une fête ; si quelqu’un la refuse et préfère aller travailler, très bien ! Il n’y a aucun problème quant à cette célébration dans un Etat laïque : notre culture est marquée par le christianisme depuis deux mille ans. Les fêtes qui ont été instaurées sont devenues des jours fériés, ce qui a contribué, comme tout ce qui est chrétien par ailleurs, à une amélioration du sort des travailleurs. Quant à la polémique récente sur les cantiques de Noël en Italie, celle sur le crucifix ou les crèches, par exemple, j’appelle cela le syndrome de Palmyre, en référence aux destructions de Daesh. Il s’agit de renier toute culture, et nous faisons la même chose. Aujourd’hui, nous tendons à ne reconnaître l’importance de la culture qu’à partir du moment où elle est morte. Continuer la lecture de Noël optimiste (Rencontre avec Suzette Sandoz)

Noël 2015 vu par un théologien protestant (Rencontre avec Félix Moser)

Le Regard Libre N° spécial « Noël 2015 » – Jonas Follonier

Docteur en théologie de l’Université de Neuchâtel, Félix Moser a d’abord été pasteur et aumônier des prisons en France pendant quatre ans, puis pasteur dans le canton de Neuchâtel durant onze ans. Après avoir passé huit ans à la Faculté autonome de théologie de Genève, il est revenu à l’Université de Neuchâtel en tant que professeur. Voici notre entretien réalisé à la Faculté des lettres et sciences humaines de l’UniNE.

Jonas Follonier : Nous allons commencer par la question la plus importante : quelle est l’histoire de Noël et quelle est sa signification, pour le théologien que vous êtes ?

Félix Moser : Au départ, historiquement, les premiers chrétiens se sont rassemblés autour de ce qui était le noyau de la foi chrétienne, à savoir l’amour et la résurrection du Christ ainsi que le cycle festif de Pâques. La fête de Noël est vraiment tard venue puisqu’elle est intervenue au IVe siècle où elle s’est généralisée. Continuer la lecture de Noël 2015 vu par un théologien protestant (Rencontre avec Félix Moser)