«Westworld» et l’immortalité

Le Regard Libre N° 42 – Jonas Follonier

La deuxième saison de la série américaine Westworld a été diffusée du 22 avril au 24 juin dernier en langue originale ; à un mois d’intervalle environ, RTS Un en a proposé la version sous-titrée en français. Comme la première saison, dont nous avions parlé dans un éditorial daté de janvier 2017, cette nouvelle série d’épisodes a non seulement l’avantage de relever d’une qualité formelle et scénaristique plus que réussie, mais aussi de questionner le téléspectateur sur des problématiques philosophiques brûlantes d’actualité – et passionnantes.

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Outre la conscience (ou non) des robots, les rapports entre l’intelligence artificielle et l’intelligence humaine, le genre d’émotions que peuvent avoir les machines ou encore la question de la définition de la vie, thèmes qui étaient déjà omniprésents dans la première saison, Westworld se saisit à présent du problème de l’immortalité. Celui-ci est amené finement dans l’intrigue – ou plutôt les intrigues – de la série, qui devient de plus en plus complexe.

Pour rappel, cette série produite par HBO – la chaîne américaine Home Box Office, qui produit également Game of Thrones et True Detectives entre autres succès mondiaux – et adaptée du film de science-fiction Mondwest (1973), met en scène dans un futur proche un parc d’attractions reproduisant l’univers de l’Ouest américain et peuplé d’androïdes, physiquement indiscernables des êtres humains. Les visiteurs peuvent venir y faire ce qu’ils veulent sans conséquences, mais tout se complique quand une mise à jour va déclencher la revanche des androïdes.

Le scénario peut sembler banal et réchauffé ; il n’en est rien. Ce résumé ne constitue que le contexte d’actions et de réflexions qui font écho à notre présent, notamment au transhumanisme, mouvement visant   a créer un « homme augmenté » et l’ambiance esthétique des épisodes est des plus soignées. Dans la saison 2, nous apprenons que le parc n’a pas pour seule vocation le loisir. C’est dans ce contexte que la vieille soif humaine d’éternité occupe une place non négligeable dans les thèmes actuels abordés par la série.

Nous aurons tu les détails de cette intrigue pour ne pas dévoiler le scénario aux lecteurs qui, je l’espère, se seront laissés tentés par cette série. Pour une fois qu’une telle activité n’est pas une perte de temps.

Ecrire à l’auteur : jonas.follonier@leregardlibre.com

Dessin : © Amélie Wauthier pour Le Regard Libre

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