Conspué dans son pays natal, encensé en francophonie, Bret Easton Ellis revient en ce début d’année avec un nouveau roman, son septième. Pas de surprise: on y croise toujours des jeunes désabusés, de la violence, de la drogue et de l’ennui bourgeois. Un renouveau, vraiment?
Dans «Faire paysan», le Vaudois Blaise Hofmann veut comprendre le fossé qui se creuse toujours davantage entre la population des villes et les agriculteurs.
Avec des constructions et des horizons radicalement différents, deux romans sortis en cette rentrée d’hiver s’emparent de la mémoire pour en faire une expédition hallucinatoire ou une rêverie éveillée. Départ pour le temps distendu.
Entre humour et tendresse, Peter Stamm réussit un roman singulier, intensément humain, poli par le souvenir amoureux et l’inquiétude de vivre au sein d’un monde aux transformations trop rapides.
Hope Jahren fait une véritable déclaration d’amour à la science et aux arbres dans ce récit autobiographique, qui a la «précision d’un poète et l’imagination d’un scientifique», selon le New York Times.
Fracture sociale et désillusion: la majorité silencieuse et l’élite parisienne ne se comprennent plus. Au centre de la mêlée, un politicien providentiel fait des promesses, échauffe et charme les foules. Une puissante critique du populisme, même de la démocratie.
Avec «Harlem Shuffle», le romancier américain Colson Whitehead livre le récit d’un commerçant noir d’Harlem en proie aux démons de son quartier. Haletant.
Lancée à la fin des années 2000, la collection «Dictionnaire amoureux» embrasse les sujets les plus divers. L’un des derniers est consacré à la Belle Epoque et les Années folles sous la plume de Benoît Duteurtre. Emerveillement garanti.
L'auteur genevois Michaël Perruchoud a choisi la guerre en Tchétchénie comme toile de fond de son nouveau roman. Dans ce récit, il s’interroge sur les compromis que chacun est prêt à faire pour survivre.