Archives par mot-clé : violence

«Sur ma peau»: l’histoire d’un martyr de la justice

Le Netflix & chill du samedi – Alissa Musumeci

Stefano Cucchi, trente-et-un ans, est arrêté le 15 octobre 2009. Consommation et trafic de drogue, à Rome, sa ville, la sua Roma.

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Des luttes mondiales?

Les lundis de l’actualité – Clément Guntern

Parfois, l’actualité internationale semble parler d’une même voix. Depuis quelques jours, les mouvements sociaux de masse se sont multipliés à travers le globe. Certains étaient en hibernation depuis quelques mois comme en Catalogne, d’autres sont actifs depuis plus longtemps comme à Hong Kong.

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«Carnaval noir» ou l’éternel retour du mal

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Le dernier roman en date de Metin Arditi, Carnaval noir, est sorti en août 2018 aux Editions Grasset. Racontant sous fond d’histoire à suspense l’éternel retour de la déraison humaine, il peut être lu à tout moment en guise d’avertissement. Et il se pourrait bien que notre époque ne soit pas à l’abri de quelque carnaval infernal.

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«John Wick – Parabellum»: plus con, tu meurs

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Si vis pacem, para bellum.»

J’aime les films d’actions. Certes, je ne jurerais pas que par ce genre, mais je l’apprécie. De la série des James Bond assurément répétitive, aux Jean-Claude Van Damme portés par un semblant d’histoire, et même jusqu’aux films de Steven Seagal pourtant connus pour ne pas voler très haut. Mais là, John Wick m’en demande trop. «Si tu veux la paix, prépare la guerre», dit la citation latine qui donne à ce troisième volet son titre; eh bien si tu veux t’emmerder pendant plus de deux heures, prépare John Wick.

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«Le Mars Club»: un Médicis étranger en prison

Tour d’horizon de quelques grands prix littéraires – épisode #3

Le Regard Libre N° 49 – Loris S. Musumeci

«C’est dans le silence de la cellule qu’on est taraudé par la seule et vraie question. La seule à laquelle il est impossible de répondre. Le pourquoi et le comment. Non pas le comment au sens pratique du terme, l’autre. Le comment as-tu pu faire une chose pareille. Le comment as-tu pu.»

Le Mars Club: voilà le genre de roman qui est fait pour plaire aux médias et à la critique. Sa protagoniste principale, Romy Hall, est une femme qui travaille comme strip-teaseuse au Mars Club. Elle est traquée par un ancien du Vietnam, Kurt Kennedy, qui ne fait plus la différence entre le club miteux où il a été client et la vie privée de la jeune femme, objet de tous ses phantasmes et du peu d’amour qu’il lui reste dans le cœur. Lasse et apeurée, elle finit par tuer ce bon vieux Kurt.

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«Sang Froid» ni loi

Les mercredis du cinéma – Melisa Oriol

Un père aimant, un meurtre, un cartel de drogue, de la neige, des armes, du sang, des morts, encore de la neige, des indiens, encore plus de morts… tout porterait à croire que Sang Froidd’Hans Petter Moland, est un film de vengeance et de gangsters réchauffé sans nulle originalité. Et pourtant ! Devant la beauté des images et face à un humour noir tout à fait assumé, impossible de rester de glace.

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«L’Empereur de Paris», ça gueule, ça tape, ça tue

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

L’histoire du célèbre Eugène-François Vidocq, bagnard évadé qui finit par collaborer avec la police nationale pour arrêter les pires criminels de Paris, est portée à l’écran sans grande rigueur. Le but de Jean-François Richet n’était sans doute pas celui de réaliser un documentaire, mais force est tout de même de constater que le film est beaucoup trop lacunaire en matière historique. 

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«Dogman»: une vie de chien dans toute sa splendeur cinématographique

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Casse-toi, espèce de lâche!»

A coups de «Bravo, amore», Marcello, dit Marcè, lave, masse, soigne, nourrit et promène les chiens qui lui sont confiés. Son modeste cabinet, le Dogman, marche plutôt bien, même si la banlieue du Latium où il se situe laisse plutôt penser qu’on devrait davantage songer à s’occuper des êtres humains que des chiens. Marcello a aussi une fille, qu’il adore. En somme, les deux amours de sa vie sont les chiens et sa fille. Et puis, il a encore quelques bons amis dans le quartier, avec lesquels il discute de tout et de rien, et partage de généreuses spaghettate sur la terrasse du seul restaurant du coin.

Dans ses fréquentations, rôde aussi un certain Simone. Une brute pur-sang. Un colosse de violence au nez bossu par l’habitude des coups. Il tape sur tout ce qui bouge quand ses nerfs sont à bout; et ses nerfs sont toujours à bout. Pourtant, il semble y avoir une certaine affection entre lui et Marcello. Ce qui les lie: la cocaïne. Les deux s’en procurent et se la partagent. De temps en temps, il sortent voir des filles. Et si le cœur leur en dit – surtout à Simone – ils s’organisent un petit cambriolage vite fait bien fait. Mais ce cercle vicieux ne peut plus durer, surtout quand Simone commence à devenir violent également avec celui qu’il appelle son ami, et qu’il le pousse à commettre l’irréparable.

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«A la recherche d’Ingmar Bergman»: un documentaire à moitié tourné

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Tourner un documentaire sur un cinéaste mythique quand on est soi-même une réalisatrice ; la tâche en étonnera certains et en réjouira d’autres. C’est exactement ce qu’a fait Margarethe von Trotta dans A la recherche d’Ingmar Bergman. Un document peu surprenant dont le principal intérêt apparaît dans la discussion autour de l’héritage cinématographique que le réalisateur suédois a laissé derrière lui et dans la manière d’entrer frontalement dans son univers.

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«American Nightmare 4 : Les Origines»

Les mercredis du cinéma – Marina De Toro

Depuis 2013, James De Monaco a surpris avec sa saga American Nightmare qui consiste en une purge annuelle devant réguler la criminalité et le taux de chômage des Etats-Unis. C’est durant une nuit par année que les citoyens américains ont le droit de commettre tous les crimes et exprimer toute leur négativité. Une fois les douze heures passées, les crimes survenus durant la purge ne seront pas poursuivis et la vie reprendra son cours normal. Dans ce quatrième film, le réalisateur Gerard McMurray nous présente l’origine de cette tradition meurtrière qui a eu lieu dans une ville sur une île isolée des Etats-Unis.

Le film de trop

Les « Nouveaux Pères Fondateurs » sont parvenus à la tête des Etats-Unis et décident de mettre en place un projet expérimental visant à baisser le taux de criminalité. Ce nouveau concept vient de la sociologue May Updale et ses idées ont très vite intéressées le nouveau gouvernement des Etats-Unis. Seul problème, Dr. Updale et le gouvernement n’ont pas le même point de vue sur cette expérience qui ne représente qu’un test psycho-social pour la sociologue alors que les politiciens y voient un intérêt économique pour le pays.

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