Archives par mot-clé : religion chrétienne

Lionel Avanthay: «L’activité la plus noble est la culture de la terre»

La terre nous enseigne la patience et l'humilité

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

«Lazzaro Felice»: une fable documentaire foudroyante

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

«Lazzaro! Lazzaro!
Lazzaro!
Lazzaro!»

Lazzaro est un jeune garçon d’une vingtaine d’années, à la carrure robuste, aux boucles sombres et aux yeux vert d’eau. Travailleur, il récolte le tabac pour la riche Marquise de Luna (Nicoletta Braschi) avec cinquante-trois autres paysans et paysannes, tous condamnés au labeur le plus rude et à une misère matérielle plus sèche encore que la terre de ce paysage de l’Italie profonde, rocailleux, presque désertique en été. Trois ou quatre générations survivent donc dans ce hameau qu’est l’Inviolata, propriété de la Marquise. Continuer la lecture de «Lazzaro Felice»: une fable documentaire foudroyante

«Et le Verbe s’est fait chair»

Le Regard Libre N° 7 – Loris S. Musumeci

Noël, Noël, Noël… en ce beau mois de décembre, c’est sans doute le nom que l’on prononce ou entend le plus. Mais que signifie-t-il réellement? En quoi et où peut-on véritablement le trouver? Si ces questions ont bien lieu d’être, c’est parce qu’il serait illusoire et faux d’enfermer le «Noël» soit dans la fête commerciale sponsorisée par le père Noël et ses lutins, soit dans une simple célébration religieuse chrétienne. Le Noël est bien plus que cela, il s’incarne complètement dans la réalité.

Lire la suite de l’article (en libre accès)

Mère Teresa – Iconographie moderne d’une sainte

Le Regard Libre N° 6 – Pierre Loretan

La figure de Mère Teresa suscite aujourd’hui une quasi-unanimité : celle du sacrifice absolu au service de l’autre, du dévouement totalement désintéressé. Mais au-delà de l’action humanitaire des plus admirables, la construction du personnage « mythique » dans l’imaginaire collectif occidental suscite le questionnement suivant : comment un personnage humain se dépasse-t-il pour devenir symbole et représentant d’un système de valeurs ? C’est ainsi que nous allons traiter ici de cette figure de mythologie programmée, sans pour cela s’intéresser au personnage en lui-même, et surtout sans le juger.

Mère Teresa, au début humble missionnaire s’occupant des pauvres, a vu son image être petit à petit récupérée par les médias occidentaux. Elle émerge en effet dans les années 70, dans un contexte humanitaire difficile, avec les crises de la sécheresse au Sahel. Et ce même si son action concrète avait déjà commencé vingt-cinq ans plus tôt.

Continuer la lecture de Mère Teresa – Iconographie moderne d’une sainte

Voyage au Tibet

Le Regard Libre N° 5 – Cassandre Villar

Quelques mois après le retour d’un voyage bouleversant, une rétrospection s’impose. Cet été, les étudiants et accompagnants de l’Association Tête Au Cœur ont pris leur envol vers des terres lointaines et pourtant si proches. En effet, les paysages comme le mode de vie rustique du Tibet rappelaient le Valais de nos grands-parents. Plus qu’une impression de retour sur nos origines, il s’agissait également de redécouvrir la spiritualité à la base de notre culture. Nous avons eu l’occasion de suivre les pas du Valaisan Bhx Maurice Tornay et ainsi de découvrir, au cas où nous l’aurions oublié, que la religion chrétienne n’est pas seulement un système dogmatique et moralisateur ou, pire encore, naïvement angélique, comme le montre malheureusement parfois certains prêtres ou religieux en Occident, mais d’avantage un ensemble de valeurs humaines et un questionnement de la conscience.

Croyant, athée ou agnostique, chaque étudiant a su trouver dans ce voyage un lieu d’ouverture au monde, à une réalité différente de la nôtre et à un questionnement personnel. L’assemblage de l’effort physique engagé durant l’ascension des sommets et de la prise de conscience face à la réalité des Tibétains persécutés par le communisme chinois fut l’occasion pour chacun d’entre nous de grandir en maturité. Continuer la lecture de Voyage au Tibet

Qui de nous a pleuré?

Le Regard Libre N° 1 – Loris S. Musumeci

Lampedusa, 3 octobre 2013, le naufrage d’un bateau d’émigrants fait plus de 300 morts sur un total de 500 passagers. Ce fut la plus grande catastrophe en mer Méditerranée de notre siècle. Une véritable tragédie! Plusieurs naufrages avaient déjà eu lieu auparavant, et le drame continue; régulièrement, des bateaux d’âmes désespérées sombrent au large de la petite île sicilienne. Si bien que nous comptons, depuis les quatre dernières années, presque 2000 morts rien qu’en ces belles mais tristes côtes de Lampedusa.

Ce voyage de l’espérance s’est malheureusement transformé en voyage de la mort pour beaucoup (trop) d’hommes, de femmes et d’enfants, qui n’avaient pour seul désir qu’une vie plus sûre, loin des guerres, des famines et des pleurs.

Cependant, au bout de ce tunnel si sombre et qui semble sans fin, apparaît une légère lumière. C’est la lumière de l’espérance, que le Pape François nous a livrée lors de sa célébration pour les défunts de Lampedusa, le 8 juillet dernier, en visite sur les lieux mêmes du drame. «Qui de nous a pleuré?» Ces mots à la fois étonnants et pleins de sens ont été prononcés par le Pape dans sa – maintenant célèbre – homélie de Lampedusa. «Qui de nous a pleuré pour ce fait et pour les faits comme celui-ci? Qui a pleuré pour la mort de ces frères et sœurs? Qui a pleuré pour ces personnes qui étaient sur le bateau? Pour les jeunes mamans qui portaient leurs enfants? Pour ces hommes qui désiraient quelque chose pour soutenir leurs propres familles? Nous sommes une société qui a oublié l’expérience des pleurs, du «souffrir avec»: «la mondialisation de l’indifférence nous a ôté la capacité de pleurer.» Ces paroles poignantes de François nous incitent à combattre, avec comme seule arme l’amour du prochain, la «mondialisation de l’indifférence»…

Le Pape «du bout du monde» nous invite alors tous, croyants ou non (peu importe!), à être les «gardiens de nos frères». En effet, «La vocation de “garder”, qui concerne tous les hommes, c’est le fait de garder les gens, d’avoir soin de tous, de chaque personne, avec amour, – spécialement des enfants, des personnes âgées, de celles qui sont plus fragiles et qui souvent sont dans la périphérie de notre cœur (…) C’est aussi le fait de vivre avec sincérité les amitiés, qui sont une garde réciproque dans la confiance, dans le respect et dans le bien. Au fond, tout est confié à la garde de l’homme, et c’est une responsabilité qui nous concerne tous.»

Ecrire à l’auteur: loris.musumeci@leregardlibre.com